Après une carrière d'industriel, Jacques Bernard décide d'acquérir un hôtel-restaurant, le Skippy Dancotel à Saint Pierre des Corps. Une reconversion, en quelque sorte, motivée par le goût des relations, mais également par l'expérience acquise en tant que client :
Jacques Bernard a l'ambition d'offrir à sa clientèle ce que lui-même n'a pas toujours trouvé lors de ses nombreux déplacements.
Une reconversion choisie
Par sa situation même, la Touraine cumule les avantages depuis un certain nombre de siècles : à 250 km de Paris, elle fut toujours une terre de repos et de villégiature, que nos défunts monarques avaient déjà choisie pour s'abriter du tumulte parfois frondeur ou ligueur de la capitale. Aujourd'hui, le T.G.V. a rendu les choses encore plus simples et nombre de parisiens ont choisi cette région pour y passer leurs fins de semaine. Mais, la Touraine est aussi une région de haute tradition culinaire et viticole, littéralement pantagruélique, puisque c'est ici que l'humanisme rabelaisien a ouvert la modernité littéraire et philosophique. Les illustres descendants des orgies pantagruéliques sont restés fidèles à leur père spirituel, car ce qui compte avant tout, c'est de passer un bon moment autour d'un Sandre de Loire au beurre blanc ou d'un Coq au vin accompagné d'un Vouvray, d'un Chinon ou d'un Bourgueil. C'est donc au cur géographique et immémorial de la France, où sont enracinées nos plus anciennes traditions, que le Skippy Dancotel a choisi d'élire domicile.
L'établissement fut construit en 1975 et, mis à part une rénovation en 1994, il a toujours conservé sa structure d'origine qui comprend plusieurs ramifications : un hôtel, certes, mais également un bar, un restaurant, une salle de réception et, depuis 2000, une brasserie. C'est cette année-là, en effet, que Jacques Bernard reprend l'établissement et décide aussitôt de créer cette nouvelle activité : en fait, précise-t-il, il n'y avait pas de véritable intermédiaire entre le simple bar et le restaurant. J'ai donc choisi de créer une brasserie afin de pouvoir étendre l'activité aux cadres et aux professions libérales, c'est-à-dire aux professions intermédiaires, avec des prix compétitifs. Jacques Bernard connaît bien son affaire, non parce qu'il a une longue expérience du métier d'hôtelier, mais parce que, précisément, il a longtemps été de l'autre côté de la barrière : en réalité, avoue-t-il, je suis un ancien cadre industriel.
Je souhaitais acquérir un hôtel-restaurant dans la dernière partie de ma vie active pour avoir un contact plus convivial avec la clientèle ainsi que pour apporter les qualités d'accueil et de service que moi-même, ayant passé une grande partie de ma vie professionnelle en déplacements, je n'ai pas toujours trouvées dans les établissements où je m'arrêtais. Au fond, c'est mon expérience de client qui m'a conduit à voir les qualités et les défauts de l'hôtellerie.
Maintenir la qualité de l'accueil et du service
Jacques Bernard a su en effet mettre en place les services et structures adaptés aux différents types de clientèles : notre taux d'occupation, de 66% en moyenne, se répartit en fonction des 2 types de clientèle que nous accueillons. En semaine, ce sont essentiellement des professionnels en déplacements à qui nous proposons des soirées étapes de 54 à 56 e. Car, ces clients recherchent avant tout un traitement agréable dans le calme, avec une table correcte. Le week-end et en saison, nous travaillons principalement avec un tourisme de groupe et individuel. Pour le premier, nous sommes en contact permanent avec 2 agences. Quant au tourisme individuel, nous avons pu y accéder grâce aux Logis de France, auxquels nous sommes affiliés depuis 2002 : pour ces clients, cela représente une garantie à la fois de la qualité du service et d'un bon rapport qualité/prix. A cela il faut ajouter notre mention dans le Guide Michelin, qui représente un atout fondamental pour la clientèle étrangère. Ce double apport était pour nous une nécessité, car nous sommes à proximité de Tours, dans une région très touristique que le T.G.V. a rendu encore plus accessible. Mais, poursuit Jacques Bernard, quels que soient les clients, nous avons toujours les mêmes exigences : maintenir au plus haut la qualité de l'accueil et du service.
Notre satisfaction est celle des clients
Du côté de la restauration, on retrouve à peu près la même typologie : la restauration représente 30% du chiffre d'affaires global, explique Jacques Bernard, dont un tiers pour la brasserie et deux tiers pour le restaurant. En semaine, ce sont essentiellement les clients en soirées étapes ou les gens qui travaillent à proximité ; tandis que le week-end, il s'agit d'une clientèle touristique à laquelle nous proposons des formules de groupes. Enfin, il y a les banquets : nous faisons tout nous-mêmes et nous travaillons principalement avec des associations de la région. Ainsi, la brasserie propose des formules de 8 à 10 e, qui comprennent un buffet d'entrées, un plat du jour (avec, par exemple, un Faux Filet sauce Marchand de Vin, un Dos de cabillaud au beurre de gingembre, une Aiguillette de Kangourou poêlé au poivre vert ou un Pavé de sandre au coulis d'oseille), un buffet de desserts. Le Train Bleu, c'est-à-dire le restaurant du Skippy Dancotel, propose des menus de 16 à 40 e : en entrée, une Terrine du Chef en Gelée, une Terrine de foie gras maison à l'Armagnac, un Croustillant de St Jacques aux Herbes Folles, un Délice de caille Périgourdine ou un Feuilleté de pétoncles au velouté de basilic et de gingembre ; les plats : un Duo de saumon poché au coulis d'oseille, un Sandre poché au beurre de truffes, un Emincé de Rougets grillés à la Chinonaise, un Suprême de Sole à l'infusion de truffes, un Coq au vin de Chinon façon du Chef, un Magret de canard rôti à l'infusion de morilles, un Civet de Kangourou à la Bouchardaise, un Emincé de Pigeonneau rôti aux morilles ; fromages et desserts.
Mais, l'essentiel du bon fonctionnement d'un établissement demeure néanmoins la bonne coordination du personnel : pour qu'une affaire marche bien, précise Jacques Bernard, il est nécessaire qu'on soit tous en phase et qu'on ait un but commun. L'expérience m'a appris à m'organiser, c'est-à-dire à trouver de bons assistants, car l'essentiel de l'organisation passe par la délégation. Certes, conclut-il, ce métier est, à bien des égards, un véritable sacerdoce. Mais, notre satisfaction est celle des clients.
Les suggestions de Jacques Bernard
La Brasserie permet d'élargir ma clientèle vers les cadres et les professions libérales.
L'affilation aux Logis de France m'ammène une clientèle de Tourisme.
Le guide Michelin m'apporte une clientèle étrangère.
Le conseil de l'hôtelier Jacques BERNARD
Le bon fonctionnement d'un hôtel nécessite la bonne coordination du personnel,
l'essentiel de l'organisation passe par la délégation.
Activités : hôtel, bar, brasserie, restaurant, réceptions.
Hôtel : 31 chambres de 46 à 51 ; petit déjeuner à 6,5
Brasserie : menus de 8 à 10 .
Restaurant : menus (individuel et groupes) de 16 à 40 .