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Visuel de l'introFloriane Duroure, Estelle Pouillon et Guillaume Troucat, éleves a Verrieres-en-Forez, au lycée du Haut-Forez, partagent la meme passion pour la restauration. Pourtant, a l'heure d'envisager leur avenir professionnel, ils disent leur envie de s'engager chacun sur des voies tres différentes. Du restaurant de terroir pour l'une au gastronomique aux multiples saveurs pour l'autre, en passant par des reves d'horizons lointains pour la troisieme, c'est aussi cette formidable diversité qui fait la richesse du métier...
Jean-Yves Dupain




Floriane Duroure

A 17 ans, elle sait exactement de quoi sera fait son avenir et son projet personnel a depuis longtemps dépassé le stade de l'esquisse.

Un avenir professionnel déjaàtracé
A 17 ans, même si elle ne fait que débuter sa formation, Floriane Duroure a déjà les idées bien arrêtées. Elle sait exactement de quoi sera fait son avenir et son projet personnel a depuis longtemps dépassé le stade de l'esquisse plus ou moins floue : “Avec un cousin, qui suit lui aussi une formation en lycée hôtelier, nous avons hérité d'une maison au Puy-en-Velay et nous souhaitons la transformer en restaurant”. Le cadre est posé, clairement. Si clairement même qu'elle sait déjà l'orientation thématique qu'elle donnera à son futur établissement : la carte sera marquée au sceau du terroir auvergnat…
Elève en seconde au lycée professionnel de Verrières-en-Forez (Loire), Floriane n'a pas attendu d'entamer des études spécialisées pour découvrir les métiers de bouche : “D'abord mes parents avaient un commerce de boucherie-traiteur et aujourd'hui, mon

père est toujours cuisinier même si ma mère a changé de profession. Et puis, j'ai fait des extras”. Et ce qu'elle aime par dessus tout, c'est pouvoir donner aux autres un réel plaisir : “C'est possible de créer, de découvrir de nouvelles choses tous les jours tout en donnant du plaisir. Une recette, ça peut évoluer, s'améliorer au quotidien. Et au lycée, j'apprends vraiment à cuisiner d'autant qu'ici, l'optique privilégiée est le haut de gamme”.

En intégrant la filière hôtelière, Floriane reconnaît qu'elle a découvert un autre monde et changé quelques uns de ses a priori : “C'est vrai qu'auparavant, c'était la pâtisserie que je préférais. Aujourd'hui, après avoir travaillé avec les professeurs, ma préférence va plutôt au plat chaud, au plat principal”. Mais elle ne se contente pas d'apprécier le rapport à la matière première et la possibilité de création. Elle aime aussi l'ambiance qui prédomine en cuisine, même quand il est l'heure du coup du feu : si bien même qu'elle avoue aller travailler avec plaisir le samedi soir et sans une once d'envie pour ses amies qui privilégient, c'est de leur âge, les sorties en boîtes de nuit…

De cet amour pour la cuisine, Floriane n'est pourtant pas éblouie au point de méconnaître les difficultés qui l'attendent, les contraintes du métier, si elle va jusqu'au bout de son rêve : “Surtout pour une femme ! ça peut poser des problèmes pour la vie de famille, en particulier si l'on veut avoir des enfants. Alors, après le

Bac, pourquoi ne pas continuer jusqu'au B.T.S., avec l'idée de devenir professeur à plus long terme. Ce qui est sûr, c'est que je ne me vois pas toute ma vie dans une cuisine”…

Jean-Yves Dupain