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Visuel de l'introLe concours des jeunes talents du riz : une épreuve enrichissante pour trois jeunes d'horizons différents mais de passion commune pour la cuisine des chefs

Claire Morandeau




Priscilla LECHEVIN

Un concours : une belle aventure.
Priscilla a 22 ans, elle est étudiante en bac pro au lycée hôtelier des glycines à Orchies.

Encouragée par ses professeurs au lycée Philippe Leroy et par son maître de stage, Priscilla Lechevin s'est lancée dans l'aventure du concours avec quelques appréhensions. Elle a finalement fait le bon choix : “ce concours m'a beaucoup apportée, c'est une épreuve enrichissante. Je suis très satisfaite de ma deuxième place. J'avais peur que mes plats ne plaisent pas, d'autant que le président du jury était Jacques Pourcel. Je tenterai à nouveau un concours et je pense qu'à l'avenir, j'aurai plus d'assurance”. Sa mousseline de riz avec carpaccio de cabillaud puis son gâteau de riz à la lavande sur sa tarte au chocolat ont remporté les suffrages et Priscilla s'est hissée à la deuxième place : “je me suis beaucoup entraînée.
J'ai proposé mes idées à mon maître de stage et à mon professeur au lycée, puis, nous nous sommes mis au point sur des techniques pour que je réussisse à reproduire mes recettes. J'ai eu la chance de pouvoir être conseillée par le chef de l'hôtel de la paix à Bapaume, alors que nous étions en période de fête et qu'il n'avait pas beaucoup de temps, il n'a jamais hésité à m'aider.
Je remercie également mes parents car ils ont dépensé de l'argent pour moi pour que je puisse m'entraîner à la maison”.
BEP, MC, bac Pro, BTS… diversifier et compléter ses compétences
Priscilla a 22 ans, elle est étudiante en bac pro au lycée hôtelier des glycines à Orchies (59). Après la troisième, elle s'oriente vers un BEP en pâtisserie. C'est un choix qu'elle partage avec ses parents “j'adore faire des gâteaux, les imaginer, les inventer. J'ai aussi un bon coup de crayon, ce qui est un atout en pâtisserie puisque l'on dessine sur feuille avant de reproduire ses desserts”. Dans son élan, Priscilla décide de continuer et de diversifier ses connaissances “j'ai continué en mention complémentaire traiteur parce que je pensais qu'en BEP cuisine, ce serait trop compliqué pour moi. En fait, c'est en approchant la cuisine par cette mention complémentaire que j'ai compris que j'appréciais aussi la cuisine”. Et c'est ainsi, que Priscilla poursuit ses études par un BEP cuisine, et maintenant un Bac Pro “je n'avais pas envie d'arrêter après mon BEP. Il me semble qu'il faut avoir beaucoup de diplômes pour se perfectionner et surtout atteindre “le haut”. Je veux devenir un jour chef de cuisine ou monter ma propre entreprise, alors pour cela j'ai besoin d'élargir mes compétences”. Après son bac pro, sans doute se lancera-t'elle dans un BTS avant… de travailler ! “Je voudrais suivre les grands chefs, appartenir à de grandes brigades où la cuisine est bonne, où les gestes sont précis”.
Imaginer, goûter, découvrir : les plaisirs du métier
Priscilla n'est pas venue au métier par hasard, c'est une passion dont elle a voulu en faire le métier. Elle aime créer de nouveaux plats, apprendre toujours davantage, découvrir comment chaque région ou chaque établissement cuisine ses produits, goûter. Ces expériences professionnelles l'ont confortée dans son choix. Elle a côtoyé des chefs qui lui ont transmis leur savoir et leur amour du métier. A Douais tout d'abord, en stage traiteur, son maître de stage lui a appris les bases du métier, la cuisine, le dressage notamment. Ensuite, au TWC à Bruxelles, puis à l'Hôtel de la paix à Bapaume, elle a connu d'autres façons de cuisiner, une approche différente de la cuisine : “la cuisine c'est délicat, les cuissons par exemple ne sont pas des exercices faciles, les aliments ont des temps de cuisson très différents et au-delà ils n'auront pas la même saveur”. Malgré son engouement pour le métier, Priscilla en perçoit bien les inconvénients et les limites : “on fait beaucoup d'heures, il faut être très disponible. Mais, cela fait partie du métier”.

Claire Morandeau