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Attention danger : si le client ne vient pas, motif : le prix
Benjamin

“Attention danger : si le client ne vient pas, motif : le prix.”
Il faut parler des choses sérieuses.
Amis restaurateurs,
Maintenant que nous nous connaissons, que vous avez supporté avec sérénité et réflexion les précédentes rubriques dans lesquelles j'écorchais certaines pratiques, si on parlait des choses sérieuses, à savoir le prix.
Les statistiques diffusées par l'INSEE, jointes aux études menées par des organismes spécialisés dans le CHR, comme le GIRA, donnent toutes la même tendance : le consommateur boude la restauration “classique” (gastronomique, familiale, de spécialité…) pour se rabattre sur la restauration rapide ou les sandwicheries, panineries etc.
Pour constater la baisse endémique de la fréquentation de leur établissement
Beaucoup de restaurateurs n'ont pas eu besoin, au cours du 1er semestre de prendre connaissance de ces études pour constater la baisse endémique de la fréquentation de leur établissement et par voie de conséquence, de leur chiffre d'affaires.
Les économistes et autres spécialistes de ce type d'études attribuent ce phénomène à différentes causes.
Il y a bien sûr toutes les causes exogènes, climatiques, internationales mais aussi franco-françaises : temps pourri des premiers mois de l'année, risques de guerre puis guerre en Irak et enfin les viaducs de mai suivis des grèves…
Et si tout simplement le prix du repas était en cause ?
Mais tout cela ne suffit pas à expliquer la bouderie du consommateur français vis-à-vis de son restaurant.
Il faut essayer de trouver d'autres raisons qui ont amené cette désaffection au cours du premier semestre et une première période estivale plutôt morose.
Et si tout simplement le prix du repas était en cause ?
Dans un environnement économique difficile, avec des risques qui planent sur l'emploi, sur les retraites, et sur le pouvoir d'achat en général, le consommateur est gagné de la même frénésie de restriction qu'a depuis plusieurs mois l'hôte de Bercy.
Aujourd'hui, le consommateur fait très attention à certains postes de dépenses de sa vie quotidienne.
S'il va au restaurant pour un motif professionnel, il sait que son
entreprise lui demande de faire des économies.
Et lorsqu'il s'agit de ses loisirs, une tendance s'esquisse :
sacrifier le restaurant au profit d'une autre activité.
On doit constater que le passage à l'euro a modifié la perception du pouvoir d'achat et, à tort ou à raison, le consommateur a refait ses comptes pour constater des hausses qui s'expliquent difficilement et qu'il accepte encore plus difficilement.
Aujourd'hui, le prix du repas et de ses compléments est un élément de décision dans le choix du restaurant.
Ces quelques considérations sociologiques et économiques ne font guère votre affaire, amis restaurateurs et pourtant, il faut regarder la vérité en face : aujourd'hui, le prix du repas et de ses compléments (boissons, café) est un élément de décision dans le choix du restaurant.
De plus en plus décisif pour la clientèle
Je ne peux que recommander à mes amis restaurateurs de tenir compte de ce paramètre qui est de plus en plus décisif pour la clientèle et par conséquent, pour la pérennité de leurs affaires.

Au mois prochain, Benjamin

Qui est Benjamin ?

Sous le pseudonyme “Benjamin” un Chef d'entreprise tient cette rubrique.
Celui-ci, pour ses obligations professionnelles, prend en moyenne
une dizaine de repas par semaine au restaurant.
La rédaction.

Benjamin