Accueil
Le Magazine prochedevous-enligne.com

Archives




François Janoueix

20, quai du priourat
BP 135
33502 LIBOURNE

Tel : 05 57 55 55 44
Fax : 05 57 51 83 70
www.janoueixfrancois.com

Le Domaine François Janoueix,
mené de main de maître par deux frères.

C`est en 1898 qu'a été créée la maison François Janoueix, à Margaux. A l'origine, François Janoueix était un marchand de vin qui vendait son vin en faisant du porte à porte.
Ce n'est qu'en 1930 qu'il achète ses premières vignes. Puis cette entreprise s'est transmise de père en fils sur trois générations. Aujourd'hui, l'entreprise dirigée par François et Frédéric Janouiex représente plusieurs vignobles à Saint Emilion et Pomerol et est installée à Libourne. François joue le rôle de maître de chai, quant à Frédéric, il est directeur général de l'exploitation.

Une arrivée naturelle dans le monde de la vigne
Comme le dit Frédéric, on est tombé dedans quand on était petit, donc on y est allé naturellement. Mais tout a commencé lorsqu'ils avaient 4 ou 5 ans et qu'ils faisaient les petites façons à la vigne. Puis dès 16 ans, ils se sont positionnés comme ouvriers et sont montés progressivement afin de connaître et comprendre le métier. Même s'ils aiment à dire que leur plus dur travail a consisté à tenir la main de leur père, ces 2 frères-là ont bel et bien mérité leur place à la tête de l'entreprise familiale, qui emploie alors une trentaine de personnes et fournit quelques 3000 clients.
Un vignoble complet
Leur vignoble est reparti en huit appellations différentes : Pomerol, Saint Emilion et Saint Emilion Grand cru, Montagne Saint Emilion, Lalande de Pomerol, Fronsac, Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Cinq châteaux constituent le domaine. Il s'agit des châteaux Trincaud (en bordeaux supérieur rouge), Forlouis (en Montagne Saint Emilion), Bertineau (en Lalande Pomerol), L'Evêché (en Pomerol) et Lafleur Saint Jean (également en Pomerol). Grâce à leur travail et leurs efforts pour adapter les vins au sol et sous-sol, le domaine a reçu en 2000 deux médailles lors du salon de l'agriculture de Paris. Mais le domaine ne s'endort pas sur ses acquis, bien au contraire. En effet, il y a trois ans, les deux frères ont décidé de relancer un château tel qu'il fut en 1850 avant d'être totalement arraché. Il s'agit du château Condat dont la première récolte a eu lieu en septembre 2003.
Une clientèle qui se développe
La principale clientèle du domaine se situe auprès des particuliers même si les deux frères ne seraient pas contre le fait de développer leurs ventes auprès des restaurateurs. L'exportation joue également un rôle important puisque 40 % de la production est exportée un peu partout dans le monde. Pour cela, ils ont divisé leur production en quatre catégories : les vins d'appellation générique basique du bordelais, les petits châteaux méconnus mais offrant un excellent rapport qualité/prix, les grands crus et enfin les vins fins et rares et de millésimes anciens vieillis dans leurs chais centenaires.
Des atouts mais aussi des contraintes
Lorsqu'on les interroge sur les atouts de leur domaine, voici ce qu'ils nous répondent : “le domaine sait être flexible pour s'adapter aux clients et à leur demande variable mais est rigide en ce qui concerne la qualité”.
De plus, le contact direct avec le client (qu'ils ont tous les deux naturellement développé) et leur disponibilité font également partie des points forts incontestables du domaine.
Mais ce travail présente également pour Frédéric et François des difficultés. Le travail en lui-même est une difficulté car il est très dur, c'est pour cela que de nombreuses exploitations sont vendues par manque de repreneur au sein de la famille. Malgré tout, ils ne changeraient de métier pour rien au monde. “Les difficultés, il faut toujours essayer de les surmonter pour les surpasser. Il faut s'en servir comme d'un tremplin et en faire des opportunités”, ajoutent-ils avec l'optimisme qui les caractérise.
Le conseil du sommelier François Janouiex
Pour se lancer dans le domaine vinicole, il faut être perspicace pour comprendre le client, mais surtout très courageux et ne pas compter son temps car c'est un métier très prenant.

Audrey Simond