Accueil
Le Magazine prochedevous-enligne.com

Archives




La presse : un outil de communication

Faire parler de son établissement est le but d'une communication efficace. Plusieurs moyens peuvent être utilisés : mailing, affichage, publicité, Internet …. Ce mois-ci, nous avons sélectionné les “relations presse”. C'est une démarche moins usitée et pourtant…

Les relations presse
Les relations avec la presse demandent une démarche suivie et quelque fois longue. Il faut dans un premier temps identifier les journalistes susceptibles d'être intéressés, entrer en contact avec eux, leur envoyer un courrier voire un dossier de presse, accompagné le plus souvent d'une ou deux photos.
Et bien entendu les relancer. C'est une action sans garantie de résultat car elle dépendra de l'intérêt que le journaliste trouvera à votre établissement. Car, rien ne peut - liberté de la presse oblige - imposer à un journaliste de rédiger un article sur vous, ni même à en dire du bien. Néanmoins cet outil de communication présente l'avantage non négligeable d'être gratuit et d'avoir un impact fort sur le public concerné.
Philippe Xerri : 22 ans et beaucoup de volonté
pour accroitre la notoriété de son établissement
Persévérance et longueur de temps…

Philippe Xerri s'est tout récemment installé à Hyères en montant une entreprise de pizzeria traiteur. Il a 22 ans et beaucoup d'énergie. Son parcours a été semé d'embûches, mais il en sort grandi et fier de sa réussite. Il a, à son niveau, tout mis en œuvre pour parvenir à la création de son établissement et à sa notoriété : “personne ne m'a aidé. Je n'ai eu aucune subvention. Je n'étais ni chômeur, ni Rmiste, puisque j'ai démissionné de mon poste de cuisinier pour monter ma propre affaire”.
Lors du lancement de son établissement, au mois de novembre 2002, Philippe a contacté la presse écrite et audiovisuelle. Il n'a pas hésité un seul instant et sa persévérance a payé. Il a finalement obtenu quelques interviews qui ont fait parler de lui.

Un parcours semé d'embûches avant de pouvoir ouvrir “la petite faim”

Philippe est un jeune garçon motivé. Il entreprend un CAP et BEP cuisine qu'il obtient au lycée hôtelier Saint Louis à Toulon. Il effectue, en suite logique, plusieurs emplois dans la restauration dans de grands établissements de la région sud, tels que “Bérard” à la Cadière d'Azur ou encore “chez Bruno” à Sorgues et à “la Colombe” à Hyères. Après ce tour d'horizon, il se sent prêt à monter sa propre affaire et acquiert un petit fonds de commerce dans le quartier de la gare à Hyères. Il lance ainsi une affaire de pizzas à emporter, puis développe son offre et effectue la préparation de plats à emporter pour les lunchs, les mariages ou les baptêmes et cuisine quelques spécialités maison telles que les raviolis ou les tourtes. Il dispose à présent d'une salle qui peut accueillir une quinzaine de couverts.

France 3, Var Matin, TF1...

A 22 ans, plein ambition, Philippe n'a pas hésité à contacter la presse locale, régionale et nationale pour se faire connaître. “Tous ces supports qui parlent de mon entreprise me font de la publicité. Ils me permettent d'acquérir une certaine notoriété dans ma ville”. C'est ainsi qu'à l'ouverture de son établissement, il s'adresse directement aux différents organes de presse. Il contacte en premier lieu Var Matin, par téléphone, et se présente. Un journaliste se déplace et il obtient ainsi son premier article dans la presse “Cela m'a attiré du monde. Dans mon quartier, les personnes âgées lisent le journal tous les matins, elles ont lu mon article. Du fait de ma jeunesse, elles hésitaient à venir, maintenant elles sont rassurées”. Lancé dans son action, Philippe contacte France 3. Il participe alors à un colloque au sein de son lycée dont le thème est l'aide à la création d'entreprise envers les jeunes, dont quelques minutes sont retransmises aux informations régionales de 19 heures “j'ai eu de bons retours. Cela m'a bien aidé”.
Il poursuit sa démarche et contacte par écrit Joël Robuchon, Maïté, France 5 pour la carte postale gourmande, au total, une vingtaine de courriers dont il attend la réponse …
“je vise haut, car j'ai envie d'y arriver. Mon but c'est d'être aidé. Et quand on arrive à atteindre son rêve, c'est magnifique…” Et comme il conclut lui même “la petite faim sera peut être une grande table de demain”.

Emmanuelle Lacan