J'ai déjà eu l'occasion le mois dernier d'évoquer
le problème des prix des repas aujourd'hui en France.
En même temps que je faisais remarquer à mes amis restaurateurs cette hausse qui donnait à l'addition des aspects surprenants et souvent vertigineux, je constatais également que tous les organismes spécialisés dans l'étude de la consommation
mettaient en avant la désaffection du client pour son restaurant
En effet, l'INSEE (organisme officiel) ou le GIRA (organisme privé reconnu dans la profession), mettent en avant cette désaffection.
La baisse annoncée par le gouvernement de la TVA
va entraîner un différentiel de 14%. Que va-t-il se passer ?
Cette baisse va-t-elle permettre aux restaurateurs de rattraper l'effet catastrophique des 35 heures et redonner à son affaire un coup de fouet ?
En baissant le prix du repas et en communiquant sur cette baisse, il y a dans cette opération tous les ingrédients pour conquérir de nouveaux clients et fidéliser la clientèle acquise.
A côté de cette stratégie, il y a l'autre stratégie, à savoir ne pas faire profiter aux clients de cette baisse mais l'engranger dans sa gestion quotidienne.
Les motifs pour ne pas réaliser cette opération peuvent être nombreux voire même sociaux.
En effet, on a entendu certains professionnels expliquer que cette baisse pourrait servir à financer la formation de leurs collaborateurs.
Certes, le projet est louable,
mais dans la culture collective des clients du restaurant, demeure la trace d'une certaine vignette auto qui a été initiée pour financer la retraite des personnes âgées
et on connaît la suite en ce qui concerne les retraites
C'est pour cela que nous suggérons à chaque professionnel de bien réfléchir sur sa stratégie de développement.
Certes, la stratégie du tiroir-caisse à savoir l'argument que l'on engrange immédiatement peut être un instant attractif.
Mais tous les professionnels qui veulent durer et pérenniser leur exploitation pourront se demander si c'est vraiment la bonne.
Depuis le début de l'année, notre pays, privé de croissance, constate que le doute s'installe chez les consommateurs.
Le restaurant indépendant est un acteur important de l'économie.
Je souhaite vivement que ces lignes amènent mes amis restaurateurs à ne pas se tromper de stratégie et à bien saisir l'opportunité qui leur est donné de redémarrer leur exploitation.
Durant des années,
ils ont demandé la parité avec les traiteurs qui font de la restauration voir certaines enseignes de grandes marques à connotation américaine qui leur font de la concurrence non toujours loyale.
Aujourd'hui, la restauration est indépendante et tout y est
pour se battre à égalité avec ces chaînes de restauration rapide.
C'est pour cela que cette chance ne doit pas être gaspillée.
Au mois prochain, Benjamin
Qui est Benjamin ?
Sous le pseudonyme Benjamin un Chef d'entreprise tient cette rubrique.
Celui-ci, pour ses obligations professionnelles, prend en moyenne
une dizaine de repas par semaine au restaurant.
La rédaction.