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Visuel de l'introA l'hôtel Ritz, Eddie Benghanem a réinventé entre autres la Pêche Melba, créée par Escoffier pour la cantatrice australienne, Nelli Melba, qui était à l'origine une simple association de pêches fraîches pochées dans un sirop vanillé avec une cuillerée de glace à la vanille et une purée de framboises fraîches, le tout élégamment présenté sur un cygne sculpté dans la glace. Chef-pâtissier du prestigieux palace de la place Vendôme, ce jeune chef concocte des pâtisseries et les adapte au style de chaque restaurant de l'hôtel. Reste que pour le menu Prestige de l'Espadon, il conclura les agapes par une Cristalline au parfum de vanille, écume de champagne rosé à la fraise des bois et des Marrons dorés à l'or fin, crémeux au chocolat et praliné croquant à la noisette du Piémont. A l'hôtel Scribe, Pierre Prévost décline textures, formes et températures pour créer de nouvelles sensations en bouche, à l'image de son Cube de chocolat rafraîchi à la menthe qui allie un côté glacé avec un parfait au chocolat, du croustillant et de la menthe, le tout dans un cube recouvert sur
5 facettes, d'une mousse de lait menthe glaciale qui éclate en bouche... Le tout accompagné d'un cube en gelée de menthe avec une savoureuse griotte confite. Mais cette fin d'année est aussi pour lui une façon de mettre en vedette le caviar de la confiserie qu'est le marron avec une crème glacée au marron, ganache tendre à l'eau de noix.
Eddie Benghanem, Pierre Prévost : deux professionnels qui s'appuient sur des produits d'excellente qualité en les sublimant pour le plus grand plaisir des clients dont les souvenirs et les émotions sont pour toujours associés aux douceurs.
François De la Valle




Ritz Paris

15, Place Vendôme
75001 Paris

Tél : 01 43 16 30 30
Fax : 01 43 16 31 78
Eddie Benghanem

Depuis janvier 2001, Eddie Benghanem a pris la direction de la pâtisserie au Ritz Paris. A la tête d'une brigade de onze passionnés, ce jeune chef de 30 ans concocte une pâtisserie adaptée à l'ensemble de l'hôtel : le restaurant gastronomique l'Espadon, le Bar Vendôme, le Ritz Club, le Room Service, le Bar de la Piscine ainsi que les banquets.

Depuis janvier 2001, Eddie Benghanem a pris la direction de la pâtisserie au Ritz Paris. A la tête d'une brigade de onze passionnés, ce jeune chef de 30 ans concocte une pâtisserie adaptée à l'ensemble de l'hôtel : le restaurant gastronomique l'Espadon, le Bar Vendôme, le Ritz Club, le Room Service, le Bar de la Piscine ainsi que les banquets.

A 30 ans seulement, il a déjà une grande expérience. Né dans la région parisienne de parents restaurateurs à Choisy-le- Roi, il a commencé par la cuisine, histoire d'avoir une bonne vue d'ensemble. Puis, très vite, il comprend que la pâtisserie est un art qu'il faut maîtriser. Chez Claude Lemesle, boulanger-pâtissier de la rue St-Charles, il passe au tour et au four : “Quel que soit le métier, il faut avoir de bonnes fondations, des bases solides. Ensuite, c'est selon sa personnalité que l'on se développe” Après ses heures de travail, il touche aussi au sucre artistique, se réalisant ainsi à faire des produits de A à Z aux côtés de ce maître d'apprentissage : “J'ai eu la chance de rencontrer quelqu'un d'ouvert qui avait envie
d'enseigner. C'est stimulant de rencontrer des gens qui croient en vous et vous poussent à donner le meilleur de vous-même”. Après son service militaire, il entre comme commis pour les Entremets de France à Paris de monsieur Bonté, “une structure très visionnaire avec des techniques de montage, une organisation étonnante, et la motivation d'un professionnel capable de transmettre sa passion”. Mais, à raison de trois heures de trajet par jour, Eddie Benghanem finira par intégrer le salon de thé Weiss, à Créteil, où il est nommé responsable des petits gâteaux, entremets et petits fours. Viendra ensuite son premier passage au Ritz, en qualité de 2e commis : “Le Ritz est une maison remarquable, un paquebot, un hôtel extraordinaire qui a une âme. Toute la production est faite sur place, aucun produit fini ou semi-fini ne vient de l'extérieur. De plus, le Ritz a toujours eu pour vocation de laisser les gens s'exprimer,
s'entraîner, se former. On peut y préparer des concours, après ses heures de travail, sans aucun problème de matériel ou de marchandises”.
La motivation d'un professionnel capable de transmettre sa passion.
Soucieux de se forger un bagage professionnel complet, il passera ensuite par les cuisines du Crillon, comme sous-chef pâtissier aux côtés de Christophe Felder, “un chef extraordinaire, très exigeant, une structure qui est bien en place et un très, très bel hôtel. C'est dur au départ mais très enrichissant au niveau humain”. L'année suivante, en 1997, il remporte le prestigieux grand prix Charles- Proust. On le retrouve ensuite au George V, en qualité de sous-chef pâtissier de Laurent Jeannin, dans l'effervescence de la (ré) ouverture du George V Four Seasons. C'est là qu'on lui proposera de revenir au Ritz : “C'est encore mieux aujourd'hui où tout est envoyé en dessert minute à l'assiette, hormis le chariot de desserts. Il y a une extraordinaire liberté d'expression. Il en est ainsi du métier de pâtissier, c'est un métier riche d'expériences et d'émotions”.

Aujourd'hui, le chef a su transmettre à son équipe sa passion pour la pâtisserie et ses méthodes de travail : “Plus ça va, plus les clients ont besoin de s'identifier à ce qu'ils mangent. A nous de leur proposer des produits d'excellente qualité en les sublimant, pas en les dénaturant. Il faut avoir différentes saveurs franches qui viennent en bouche. Chaque parfum met l'autre en relief, et il n'en faut pas plus de trois ; le tout est question d'équilibre. Il faut faire ce métier par choix et par vocation, et persévérer car il y a toujours un résultat au bout de chaque effort. Ici, je l'exerce dans des conditions exceptionnelles. J'ai la confiance de mes pairs, je peux créer et me sentir libre au sein de cette structure qui permet aux talents de s'exprimer”.
“Il faut faire ce métier par choix et par vocation, et persévérer car il y a toujours un résultat au bout de chaque effort”
Il suffit pour cela d'ouvrir la carte des desserts de l'Espadon, le restaurant gastronomique : Contraste café et chocolat sabayon croquant au grué de cacao ; Croustillant à la figue rôtie et son jus légèrement framboisé ; Sablé croquant aux deux chocolats, glaçage au lait caramélisé ; Crème moelleuse aux marrons, meringue blonde à la noisette et confit acidulé au parfum de cassis ; Soufflé au chocolat grand cru, crème glacée du moment. Autant de moments exquis, auxquels il faut ajouter les deux grands classiques du Ritz. Il y a d'abord le Millefeuille “tradition Ritz”, parfaitement croustillant et crémeux à la fois, servi avec une boule de glace caramel. Plus de 3 500 sont servis chaque année, avec toujours le même secret : “Il est assemblé à la minute, juste avant d'être servi”. Et, puis, la légendaire Pêche Melba, créée par Escoffier pour la cantatrice australienne Nellie Melba ; classique qu'il a réinterprété “façon Melba” en une pêche blanche, pochée dans un jus de fraises puis dénoyautée et fourrée d'un parfait aux amandes, plongée dans une gelée de groseilles, le tout coiffé d'une glace à la vanille et d'un florentin aux amandes. “Pour beaucoup d'entre nous, les souvenirs et les émotions sont pour toujours associés aux douceurs”, souligne le chef-pâtissier qui dirige une brigade de onze jeunes passionnés et dynamiques, répartis en deux équipes, le palace assure un service 24h sur 24, avec deux sous-chefs : Xavier Havard et Olivier Desquest.

Le plus passionné d'entre les passionnés propose ainsi deux desserts dans le menu Prestige du réveillon ponctué de beaux produits (caviar Béluga, médaillons de homard bleu, soufflé d'oursins aux saint-Jacques, suprême de bar, truffe noire entière, etc.). Il s'agit d'une Cristalline au parfum de vanille, écume de champagne rosé à la fraise des bois, et, des Marrons dorés à l'or fin, crémeux au chocolat et praliné croquant à la noisette du Piémont…

François De la Valle