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Hôtel-Restaurant

Le Pot d'Etain
R. N. 29. 02760 Holnon

Tél hôtel : 03 23 09 34 34
Tél rest. : 03 23 09 34 35
Fax : 03 23 09 34 39
Hôtel***-Restaurant Le Pot d'Etain

L'entrée en scène à Holnon.
Il n'y avait rien entre Holnon et Saint-Quentin lorsque Aline Moulin créa le Pot d'Etain, en 1968. Depuis, des zones industrielles et commerciales ont vu le jour, avec leur lot de restaurants et d'hôtels. Mais cette concurrence n'a pas touché le Pot d'Etain, car il est resté ce qu'il était : un hôtel-restaurant différent. Une indépendance, cependant, qui n'est jamais définitivement acquise et qui passe par un maintien de la rigueur.

Des extensions nécessaires
1968 est une date marquante pour un grand nombre de français, mais également pour Aline Moulin, qui devient la nouvelle propriétaire du Pot d'Etain : “Auparavant, explique-t-elle, j'étais déjà dans la restauration, à quelques kilomètres d'ici. Je tenais un établissement qui accueillait principalement des routiers et des représentants, mais j'ai voulu le céder, car mon ambition était de créer un établissement de niveau supérieur. C'est ainsi que je suis arrivée au Pot d'Etain”. Bien évidemment, cette création ne s'est pas réalisée en un seul jour : “A l'origine, précise-t-elle, c'était un dancing qui servait au maximum 30 couverts. Les cinq premières années ont donc été consacrées à d'importants travaux : on a ouvert plusieurs salles, au rez-de-chaussée et au premier étage, de sorte qu'à présent nous pouvons servir jusqu'à 350 couverts. A l'époque, cette extension correspondait à une véritable demande, car il n'y avait absolument rien entre Saint-Quentin et Holnon, et notamment pas de salle pouvant accueillir des groupes”.
La partie hôtel n'a vu le jour que quelques temps plus tard : “Sa création, poursuit Aline Moulin, a dû attendre 1993, lorsque j'ai acquis le terrain attenant. Ce sont les demandes pressantes qui ont provoqué la création de 30 chambres, car bien souvent les clients du restaurant me faisaient part de leur regret de ne pouvoir loger sur place. Si bien que nous avons tout de suite eu un taux d'occupation élevé, d'autant plus que, dès le début, les Logis de France nous ont accordé 3 cheminées, ce qui est un critère de qualité notamment pour la clientèle étrangère”.

Le taux d'occupation est en effet de 72% pour un séjour moyen de 2 nuitées. “Nous avons des périodes creuses en août et à Noël, explique la directrice, mais dans l'ensemble nous avons une clientèle régulière, principalement constituée d'hommes d'affaires. Dès le début, nous avons accueilli des groupes en séminaires. Pour avoir géré le Pot d'Etain pendant près de 40 ans, je sais à présent pourquoi ils viennent : c'est d'abord en raison du rapport qualité/prix, car nous proposons des soirées étapes à 64 € ; c'est ensuite parce que nous sommes ouverts tous les jours à horaires réguliers ; c'est enfin, et surtout, pour la gentillesse et la convivialité qu'ils trouvent ici et qui les changent des chaînes où tout est uniforme. Ces trois raisons sont complémentaires, mais la dernière est en réalité la première dans l'ordre des valeurs. Depuis toujours nous faisons de gros efforts pour nous différencier et préserver la qualité des produits et des services, ce qui signifie que nous devons en permanence nous remettre en question, car rien n'est jamais acquis définitivement”.
Une remise en question permanente
Les efforts sont particulièrement visibles au restaurant : “Ce que la clientèle apprécie, c'est la stabilité de l'équipe : les clients connaissent le personnel, et le personnel connaît les clients, ce qui crée de véritables relations chaleureuses. Par ailleurs, si nos spécialités sont plutôt le poisson et les plateaux de fruits de mer, explique Aline Moulin, nous proposons également des produits régionaux, du gibier en saison, et changeons nos menus chaque semaine”. Le Pot d'Etain propose ainsi des menus à 20, 31 et 40 € (avec un demi litre de vin compris pour les deux premiers) et une carte très fournie : en entrée, une Salade de chicons aux senteurs de l'hiver ou un Suprême de volaille truffé au foie gras et sa salade aux éclats de cèpes ; du côté de la mer, on a le choix entre un Pot au feu du pêcheur aux petits oignons et un Filet de sabre doré et sa sauce champagne ; côté terre, on trouve une Escalopine de ris de veau braisée aux morilles et sa pomme de terre farcie ou une Fricassée de magret de canard aux oranges douces et ses pâtes fraîches. Pour terminer, on hésitera certainement entre une Crème brûlée aux essences de vanille bourbon et un Petit soufflé glacé à l'ananas et son coulis de noix de coco.
Une réputation de rigueur
L'importante carrière d'Aline Moulin lui permet aujourd'hui de constater des évolutions qui ne sont pas toujours synonymes de progrès : “Le stress de la clientèle, avoue-t-elle, est indéniablement en augmentation constante et sa patience est inversement proportionnelle. On peut comprendre que les gens soient pressés au petit déjeuner, que nous devions servir en une minute, ainsi qu'au déjeuner ; on le comprend déjà moins au dîner pendant lequel les clients veulent manger rapidement pour aller se coucher le plus vite possible ; mais cela devient incompréhensible lorsqu'il s'agit de soirées festives. Ainsi, pour la Saint-Sylvestre, les gens ont commencé d'arriver une heure avant le début de la soirée, car ils étaient pressés ! Autrement dit, les gens sont moins détendus qu'avant et, d'ailleurs, ils travaillent de plus en plus dans leur chambre pour n'avoir plus rien à faire chez eux. C'est la raison pour laquelle nous avons installé le système Hot spot qui permet de se connecter à Internet sans branchement. Mais, poursuit-elle, on constate également une évolution du côté du personnel : il y a de moins en moins de candidats aux études hôtelières et on sent en outre que ceux qui se destinent à ces métiers sont moins passionnés qu'avant. Ainsi, nous avons du mal à recruter, d'autant plus que nous avons une réputation de rigueur”.
Cette rigueur concerne non seulement la maîtrise des compétences nécessaires à l'exercice de métiers exigeants, mais encore les relations aux clients : “Le sourire appelle le sourire, conclut Aline Moulin, ce qui signifie que nous sommes également là pour permettre à la clientèle d'oublier, autant que faire se peut, ses soucis. Une salle de restaurant est aussi une salle de spectacles dont nous sommes les acteurs, car entrer en salle c'est entrer sur scène”.


Site : www.lepotdetain.fr
E-Mail : info@lepotdetain.fr
Capacité : 30 chambres de 52 à 83 €.
Petit-déjeuner : 8 €.
Prestations : restaurant, séminaires, soirées étapes.

Philippe Viot