La fiabilité et la performance de l'outil de travail sont des données essentielles de la pérennité de l'entreprise. Le renouvellement des gros équipements souvent coûteux doit être programmé et étudié avec soin.
Tout projet d'entreprise en création ou en développement doit prendre en compte le financement et en résoudre la problématique. Parmi les difficultés rencontrées par les entreprises le blocage se situe souvent au niveau de la trésorerie : optimisme prévisionnel et impayés importants découlent sur des difficultés à proposer des solutions acceptables à leur banquier.
Même s'il dispose de la trésorerie nécessaire ou un excédant de capital non affecté, le commerçant prendra, de préférence, une formule de crédit. En effet, en réservant la trésorerie aux seuls frais d'exploitation et aux charges imprévues, il sauvegardera son indépendance financière vis-à-vis de son banquier qui l'assiste au quotidien dans ses besoins d'exploitation : financement des nouveaux projets, chute conjoncturelle du chiffre d'affaires, impayés, découverts, etc. Quand il s'agit d'investir dans un nouvel équipement, souvent nécessaire au maintien normal ou au développement de l'activité, on pourra souvent obtenir de bonnes conditions auprès d'un financier spécialisé agrée par le vendeur.
Afin de choisir le bon fournisseur ou financier, il est souhaitable de s'adresser à un courtier en investissements spécialisé et totalement indépendant, qui étudiera avec vous, en fonction de vos documents comptables, les possibilités de financement. En vous proposant le meilleur choix, il est le partenaire incontournable d'une opération de financement optimisée.
Les formules de financement les plus courantes sont :
- le crédit d'entreprise
- le crédit bail
- la location financière
Quelques particularités comptables de ces différentes formules de financement des investissements sont détaillées dans notre encadré. Ces incidences comptables mais surtout les avantages fiscaux, souvent présentés comme un argument de vente, doivent être appréciés avec le comptable de l'entreprise, chaque cas étant particulier.
Le crédit bancaire
Avant d'accorder un crédit bancaire, la banque se préoccupe de l'équilibre du bilan (capital et comptes courants supérieurs ou égal aux dettes bancaires à plus de deux ans), de la rentabilité existante de l'entreprise et de sa capacité à pouvoir rembourser les amortissements du crédit. Le montant emprunté est en général équivalent à 80% du prix.
S'il s'agit d'un montant de 10 000 à 50 000 , le taux d'intérêt sera indexé sur le taux de base bancaire qui est actuellement de 6,60%, plus une marge de 2 à 3%. Cependant, si le client a de bonnes relations avec sa banque, il pourra prétendre à un taux fixe de l'ordre de 5,5 % à 5 ans.
Les intérêts payés sont déductibles du résultat imposable et la valeur du bien est amortie annuellement par rapport à sa valeur économique.
Le crédit bail
Le bien financé en crédit bail appartient au crédit bailleur qui achète le bien à un fournisseur et le met à disposition du client dépositaire, le crédit preneur. Le crédit bailleur s'engage à louer le bien pour une durée déterminée et à le vendre à l'issue de la location pour le prix déterminé au crédit preneur si celui-ci le désire (de l'ordre de 1% à 3% du montant financé).
Le crédit preneur s'engage à acquitter ses loyers pendant une période déterminée et à assurer la pérennité du bien. L'entretien est cependant le plus souvent assuré par le fournisseur moyennant une redevance. Il peut céder le crédit bail à un autre locataire avec l'accord du bailleur.
Ce type de financement est plutôt réservé à des outils industriels de production dont la technologie est faible et peu évolutive et dont la valeur économique au terme du bail est encore significative.
La location financière
C'est la location d'un bien décidé en commun entre le locataire et le loueur. Plus précisément c'est une location avec une possibilité d'achat qui n'engage contractuellement ni le loueur ni le locataire.
C'est pourquoi cette formule convient particulièrement à des équipements de technologie avancée comme la bureautique et l'informatique, car la maintenance sera souvent comprise dans le contrat. Par ailleurs, des souplesses seront prévues pour faire évoluer le matériel loué en cours ou à l'issue de ce contrat. La relation avec le fournisseur reste plus constante et permet d'anticiper les besoins.
Avant de s'engager
La terminologie utilisée n'est pas toujours la même et n'a pas la même signification pour tous : crédit bancaire, crédit d'entreprise, crédit bail, location, location-vente, leasing
Il faudra non seulement apprécier le coût global du crédit mais se faire préciser les possibilités de sortie en cours de contrat et les possibilités offertes à l'issue de celui-ci. Pensez également à demander qui supporte les frais d'assurance et de maintenance du matériel et, de manière générale, quelles sont les obligations des deux parties.
QUELQUES PARTICULARITES COMPTABLES DES DIFFERENTES FORMULES
CREDIT ENTREPRISESLe bien acheté appartient à l'entreprise.
Au bilan, le crédit apparaît dans les dettes de l'entreprise.
Au compte de résultat, les frais financiers sont comptabilisés dans les charges.
Il y a avance de la TVA.
Imposition pleine à la taxe professionnelle.
CREDIT BAILPropriété différée du bien à la fin du contrat qui est ferme et irrévocable.
Au bilan, le crédit apparaît uniquement en annexe.
Au compte de résultat, le montant des loyers est comptabilisé dans les charges.
TVA récupérée sur chaque loyer mensuel.
Imposition pleine à la taxe professionnelle.
LOCATION FINANCIEREPossibilité de cession du bien à l'issue de la location.
Il n'y a pas d'écriture au bilan.
Au compte de résultat, le montant des loyers est comptabilisé dans les charges.
TVA récupérée sur chaque loyer mensuel.
La taxe professionnelle est calculée sur le loyer annuel ou la valeur de cession.