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Visuel de l'introUne équipe engagée par amour du métier et des jeunes

L'Institut des Métiers de Grenoble propose 52 formations dans divers secteurs d'activité que suivent quelque 2000 apprentis. Autant dire que la structure, répartie sur plusieurs sites est une caverne d'Ali Baba où les amoureux des filières des métiers de bouche n'auront que l'embarras du choix. Ici, on peut s'essayer à la boulangerie, la pâtisserie, la boucherie-charcuterie, travailler le chocolat, le sucre, ou devenir traiteur. Et l'engouement continue :
en septembre débuteront les nouvelles formations : BP salle et cuisine ainsi qu'une Mention complémentaire en sommellerie.
Elena Bou



Jeremy CHAVASSE-FRETTE

16 ans CAP cuisine 1e année.

"Le seul métier qui m'intéresse"
A 16 ans, Jeremy est déjà très professionnel... et déterminé. Dès la classe de 3e, il a d'ailleurs souhaité se spécialiser dans la cuisine et a fait un pré-apprentissage : deux jours par semaine, il travaillait chez un employeur. Aujourd'hui, il a délaissé la filière générale pour suivre sa passion, également partagée par son frère aîné. “Il y a cinq ans, Maxime est entré dans la filière cuisine. Le soir, je regardais ses cours, j'étais vraiment passionné. Depuis, il a laissé sa trace chez son actuel employeur et cela m'a vraiment motivé pour atteindre un bon niveau”. Alors Jeremy n'a pas hésité : aujourd'hui il vit seul à la Sapière en Chartreuse où il est logé par son employeur, un restaurant traditionnel qu'il a lui-même trouvé. “J'étais très motivé et je cherchais un employeur à l'année. J'ai déjà travaillé dans un restaurant gastronomique, mais je voulais apprendre les bases patiemment” nous dit ce jeune homme plein d'ambition. “Après ma Mention complémentaire, si j'ai toujours l'appui financier de mes parents, j'espère continuer jusqu'au BEP, voire jusqu'au bac”. Mais c'est bien la cuisine qui l'intéresse et non la gestion. Comme il le dit lui-même, “il faut avoir du mordant, s'accrocher. Je refais les travaux pratiques à la maison. L'expérience est importante pour moi ; après mon CAP, j'ai fait des saisons pendant un an pour prendre de la distance et acquérir de l'expérience. Ce n'est pas facile d'étudier, l'examen ça se paye. Mais l'expérience paye aussi…”

Elena Bou