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Hôtel-Restaurant

Saint-Christaud
8, Allée de la Chapelle
33120 Arcachon

Tél/Fax : 05 56 83 38 53
L'hôtel-restaurant Saint-Christaud

Le bonheur de la simplicité à Arcachon

Au cœur d'Arcachon, ville touristique de la côte atlantique s'il en est, et à quelques mètres de la plage, se dresse l'hôtel-restaurant Saint-Christaud, sous la protection de la chapelle de la Croix des Marins. En 2001, Sylvie et Eric Meyre décident de reprendre l'établissement et de conserver sa spécificité : une authentique pension de famille, où il fait bon vivre et manger dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

Changement et inquiétude
Arcachon est certainement l'une des villes touristiques les plus fréquentées, en été comme en hiver. Il faut dire que la modernisation des transports en commun facilite les allées et venues, et promet davantage encore pour les prochaines années. Mais la ville d'Arcachon a une valeur en elle-même : ses habitants sont accueillants et serviables, n'hésitant pas à prendre de leur temps pour répondre à une sollicitation ; ses huîtres, bien connues, sont parmi les meilleures qu'on puisse déguster ; ses côtes, moins chargées que celles du sud de la France, offrent de véritables moments de détente et de loisirs ; ses paysages naturels sont splendides et surprenants, comme cette Dune du Pila qui, du haut de ses 117 mètres, laisse découvrir toute l'étendue et toute la beauté du bassin d'Arcachon. C'est donc ici, à quelques pas de la jetée, entre la basilique Notre-Dame et la Croix des Marins, que se trouve l'hôtel Saint-Christaud où Sylvie et Eric Meyre, Bordelais d'origine, ont choisi d'élire domicile.

Ce choix est en réalité le résultat d'une longue et mûre réflexion : “En réalité, avoue Sylvie Meyre, je suis secrétaire comptable, mais c'est un métier que je n'ai jamais véritablement exercé, car j'ai commencé par faire des ménages et terminé par celui de nurse. Les choses n'auraient peut-être pas changé si mon époux, mécanicien auto de formation et chauffeur de bus durant 15 ans, n'avait éprouvé une lassitude et un stress tels qu'il en a eu marre et m'a proposé d'acheter l'hôtel Saint-Christaud, alors que nous nous y étions rendus pour fêter un anniversaire. Je n'y ai vu aucun inconvénient, poursuit-elle, bien au contraire, mais j'y ai posé une condition : ne pas m'occuper de la cuisine”. Ce changement, qui s'est réalisé en 2001, n'a bien évidemment pas été sans quelques inquiétudes : “Notre souci principal, précise Sylvie Meyre, n'était pas la fatigue qu'un tel travail représentait, mais portait plutôt sur l'aspect financier. Souci d'autant plus prégnant qu'il nous a fallu, et encore aujourd'hui, entreprendre des travaux importants de rénovation. Heureusement que mon époux est bricoleur, car cela nous permet de remettre en état 2 chambres tous les hivers”.
Le bien-être des clients
La particularité de l'hôtel Saint-Christaud est de faire partie de ces établissements que l'on nomme familiaux : “Nous ne sommes pas encore classés en tourisme, explique Sylvie Meyre, mais nous le serons sans doute l'année prochaine. Cependant, je ne tiens absolument pas à avoir d'étoiles, car cela implique une réglementation beaucoup trop contraignante qui accroîtrait la quantité de travail déjà importante. En outre, l'établissement perdrait l'essentiel de sa simplicité et, du même coup, une bonne partie de sa clientèle”. Les clients de l'hôtel Saint-Christaud sont en effet très attachés à sa chaleur et à sa convivialité : “Nous avons conservé l'essentiel de la clientèle qui fréquentait déjà l'établissement avant notre arrivée, précise Sylvie Meyre, même si nous avons dû faire une petite sélection pour l'image de l'hôtel. L'été, nous sommes assez souvent complets, avec certains clients qui séjournent de un à deux mois et demi, et que nous nous efforçons de préserver. L'hiver en revanche, il y a plus de passages, avec des ouvriers et des commerciaux qui travaillent dans la région”.
Dans l'ensemble, Sylvie Meyre est satisfaite de ses clients et ne recherche pas autre chose : “La simplicité et la convivialité qui règnent ici, avoue-t-elle, conviennent à tout le monde, et c'est ce que nous recherchons tous. D'ailleurs, il y a tellement d'autres établissements hôteliers, plus stylés, que la clientèle touristique a largement le choix ; et, pour ma part, je ne tiens pas à entrer en concurrence avec eux, car nous ne relevons pas de la même catégorie. Ici, par exemple, il n'y a pas de veilleur de nuit, car mon époux et moi logeons sur place. Cela peut déconcerter certains clients, mais comporte aussi des avantages : si un problème survient dans une chambre en pleine nuit, nous sommes sur place et nous le résolvons tout de suite, tandis qu'un veilleur de nuit n'est pas nécessairement en mesure de répondre à tous les types de problèmes. En outre, certains clients ont des exigences ou des demandes particulières et, dans la mesure du possible, nous faisons tout ce qui est dans nos moyens pour y répondre : des oreillers, des serviettes ou des chaises supplémentaires, mais également un réveil ou un fer à repasser que je prête. Car, l'essentiel est le bien-être des clients et de faire au mieux pour eux”.
L'esprit de la pension de famille
La partie restauration de l'hôtel Saint-Christaud obéit aux mêmes principes : “Notre spécificité, précise Sylvie Meyre, est que nous n'avons pas de carte, car là encore, je me refuse à entrer dans la catégorie du restaurant, ce serait trop lourd à gérer, notamment en ce qui concerne les stocks. Au bout du compte, je préfère perdre un client plutôt que d'être perdante moi-même. Ainsi, lorsque des clients se présentent à l'improviste, on leur propose ce qu'il y a au menu du jour ou, éventuellement, quelques autres plats si nous avons de quoi faire en réserve. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela ne fait absolument pas fuir la clientèle : la saison dernière, par exemple, seulement 4 clients sont repartis quand ils ont constaté que nous n'avions pas de carte. Cependant, si nous sommes prévenus suffisamment à l'avance, nous demandons aux clients ce qu'ils veulent manger et mon époux le leur prépare. Car, poursuit-elle, le principe est de conserver le même esprit qu'à l'hôtel : celui d'une pension de famille. Cet esprit se manifeste notamment par le fait que les clients ne râlent pas lorsque nous avons un peu de retard sur l'horaire prévu ; ou, inversement, par la proximité que nous avons avec notre clientèle : l'année dernière, par exemple, une personne était diabétique et nous faisions attention à lui conseiller ou déconseiller certains plats”.
Mais, en quelques années, Sylvie Meyre a pu se rendre compte des difficultés du métier d'hôtelier : “C'est moralement très dur, avoue-t-elle, en raison des travaux qu'il faut entreprendre en permanence et assumer financièrement, le plus usant dans cette profession est d'attendre les clients, ce qui suppose beaucoup de présence pour un résultat qui n'est pas toujours à la hauteur de nos espérances. Paradoxalement, l'été est plus reposant que l'hiver car comme nous sommes complets nous ne pouvons entreprendre aucun travail ; tandis que l'hiver nous sommes tout le temps en train de travailler. Mais, conclut-elle, je continue d'avoir bon espoir, car nous ne devrions pas tarder à relever la tête et la rénovation de la façade devrait attirer davantage de clientèle”.


Capacité : 12 chambres de 47 à 67 €
Petit-déjeuner : 5 €
Restaurant : menu à 13 €

Philippe Viot