
Suivez le Guide
Impact sur la fréquentation, renommée internationale,
reconnaissance professionnelle :
les guides, un vecteur de communication à ne pas négliger.
En France, le secteur de l'hôtellerie restauration représente
à lui seul près de 110 000 entreprises. Pays de tradition
culinaire, les français aiment sortir, et le choix proposé
est vaste. Le bouche-à-oreille, important pour faire connaître
son établissement, ne suffit pas toujours. Avoir son adresse dans
un guide, c'est un impact sur sa fréquentation, une lettre de recommandation,
une reconnaissance professionnelle.
Au-delà de la fierté de voir apparaître
le nom de son établissement dans un guide, il y a la perspective
d'attirer une nouvelle clientèle. Du guide touristique local à
celui dont la réputation en fait une véritable institution,
leurs sélections, les conseils apportés et le ton de l'ouvrage
s'adressent à des publics différents. Notre pays étant
la première destination touristique au monde, leur impact sur les
populations étrangères est important.
Un large choix de guides
Il suffit de se rendre dans une librairie pour constater le large choix
proposé par les éditeurs. Touristiques, gastronomiques, régionaux,
les guides visent toutes les catégories. En tant que professionnel,
ils représentent un bon moyen de se faire connaître. Certains
ont une renommée nationale et internationale, d'autres ont un impact
régional important.
Le Michelin est sans conteste une référence nationale et internationale
(voir encadré en page 33). Le Bottin Gourmand traite plus de 20 000
informations par an, et l'équipe de testeurs, au nombre de trente,
est partiellement renouvelée chaque année. Ce guide a pour
mission de livrer une information fidèle et efficace pour ceux qui
se déplacent. Il évite les pièges de la personnalisation,
du copinage ou des jugements arbitraires. La méthode a donc été
validée par une enquête auprès de la profession et d'une
étude auprès des lecteurs. En 1998, l'ensemble des Editions
du Bottin Gourmand a représenté un total de 138 000 exemplaires
vendus.
Le GaultMillau existe depuis plus de trente ans. Les établissements
sélectionnés sont testés chaque année. A chaque
fois, c'est la qualité gastronomique, l'accueil et l'ambiance qui
sont jugés. Le GaultMillau présente une sélection couvrant
tout les budgets. Le guide 2001 présente près de 4000 adresses
au niveau national. En plus du magazine du même nom faisant l'éloge
de la gastronomie française, le guide se décline avec une
version dédiée à Paris, et une pour le Sud-Est de la
France. D'autres titres sont en préparation.
Le Guide du Routard, apparu en 1973, est un guide un peu à part dans
le ton utilisé : il s'attache à refléter un mode de
vie particulier, synonyme de liberté, de jeunesse, d'insolence et
de curiosité. Avec plus d'un million d'exemplaires vendus par an,
internationalement reconnu, il est très utilisé par une population
plus jeune, qui ne manque pas de sens critique. Présentant les régions
ou pays abordés, il invite à la découverte, partant
du principe que la gastronomie est un plaisir qui se partage.
Le Petit Futé, le guide bleu..., le choix est donc très vaste.
D'autres guides, plus récents, se concentrent plus particulièrement
sur une zone géographique, régionale ou départementale.
Ainsi, le Guide Hubert, né à Toulouse en 1979, teste, commente
et note les restaurants des 7 régions de la France du sud. Créé
par Jean-Pierre Hubert, ce guide a su séduire un nombre grandissant
de lecteurs, pour atteindre un volume de ventes annuelles de 40 000 exemplaires.
Ce guide revendique un art de vivre « à la française »,
et exerce son influence sur les 42 départements situés sous
une ligne imaginaire La Rochelle-Genève.
Les associations, les labels régionaux
Face à l'offre de guides édités et existants, vous
trouverez aussi des guides régionaux, issus des comités régionaux
du tourisme et des loisirs, ou d'associations regroupant des professionels
ayant créé leur propre label.
Ainsi, dans le Languedoc-Roussillon,
région pilote pour le label « Restaurateurs de France »,
le Comité régional du tourisme vient de faire paraître
son Guide régional des Restaurateurs de France, présentant
les 104 établissements affiliés sur les 235 que compte l'association
en France. Toujours au niveau régional, la CCI de Montpellier vient
de réaliser un guide trilingue de 99 pages, financé par les
cinq associations départementales des Logis de France.
Au niveau des départements, la démarche reste la même.
Ainsi, sous l'égide du Comité Départemental du Tourisme
de la Moselle, le guide des restaurants mosellans vient de paraître.
Diffusé par le Comité, il fait la promotion des restaurateurs
ayant adhéré à la charte de qualité « Moselle
Gourmande ». Les 44 chefs qui y figurent jouent la carte des produits
régionaux, et s'engagent sur des animations : cours de cuisines,
menus thématiques. De plus, les lecteurs peuvent trouver dans le
guide des recettes typiquement mosellanes.
Les offices de tourisme sont une première piste à ne pas négliger.
Dans les régions touristiques, presque chaque commune dispose de
son office, lieu privilégié pour se faire connaître.
Il existe souvent des brochures présentant l'histoire de la commune,
les monuments ou particularités à visiter, et les lieux pour
se restaurer et dormir.
Quel que soit le guide et sa portée, être référencé
dans un guide représente un plus pour son établissement. Et
rien n'empêche, au niveau local, de créer un guide en association
avec d'autres établissements. Sa diffusion peut se faire dans les
établissements adhérents, puis dans les offices de tourisme.
Impact du référencement dans un guide
L'influence d'un guide peut être internationale, nationale, régionale
ou locale. L'impact sur l'établissement est avant tout une augmentation
de la fréquentation. En s'intéressant à sa clientèle,
l'on peut déterminer dans un premier temps ce qui l'a conduit à
franchir votre porte. l'enseigne, les panneaux signalétiques sont
les premiers éléments qui guident les clients. Ensuite, le
bouche-à-oreille joue lui aussi un rôle non négligeable.
Enfin, la présence de l'établissement dans un guide vous permet
d'attirer une nouvelle clientèle, souvent en dehors de son département
ou de sa région. En se mettant à la place de celui qui souhaite
trouver un établissement, on comprend mieux l'influence des guides.
Qu'il s'agisse d'une halte en cours de déplacement ou de la visite
d'un lieu touristique, le premier confort qu'apporte un guide est de faire
gagner du temps, en simplifiant le choix, en apportant une garantie. Outre
la localisation géographique, le guide indique les dates d'ouverture
et fermeture, une fourchette des prix pratiqués, l'environnement
des établissements, et le contenu de l'assiette : pour l'utilisateur,
cela représente le moyen le plus rapide de faire son choix. Ensuite,
la renommée du guide attire certains lecteurs. Outre l'aspect descriptif
et les prix pratiqués par les établissements référencés,
c'est aussi un art de vivre qui est partagé. Il existe une différence,
à prix similaires, entre un établissement présent dans
le Guide du Routard et dans le Guide Hubert. Le premier mettra plus l'accent
sur la convivialité et un bon rapport qualité/prix, tandis
que le second s'attachera plus aux qualités culinaires et l'environnement.
Dans tous les cas, c'est le professionnalisme qui reste le critère
le plus important, et la passion portée au métier.
Selon
les guides et les établissements, l'augmentation de la fréquentation
peut varier de 20% de clientèle en plus et aller au-delà de
60%... L'apposition d'une plaque liée à un guide, avec la
mention « recommandé par... » joue incontestablement
sur la fréquentation, bien que cet impact soit difficilement mesurable.
Un autre aspect lié au référencement est la notoriété
que cela apporte au Chef et à son équipe. Ainsi, le fait d'obtenir
une étoile, ou plus, dans le Michelin, ou de paraître dans
le Gault et Millau constitue une reconnaissance pour les professionnels
concernés. Le métier étant difficile, et la passion
le moteur qui permet d'avancer, le fait d'être reconnu apporte une
satisfaction pour celle ou celui qui est responsable des choix qui ont conduit
l'établissement à être cité.
Comment entrer dans un guide ?
Le nombre d'établissement étant important, le travail de recherche
pour le référencement l'est tout autant. Etre dans un guide,
c'est se faire connaître des autres guides. Une adresse sélectionnée
dans le GaultMillau peut se retrouver dans le Michelin ou le Bottin Gourmand.
Ainsi, dans le Guide Hubert 2001, existe un « super classement ».
Ce classement s'établit en fonction des étoiles, notes et
assiettes attribués dans le Michelin, le GaultMillau et le Guide
Hubert. A chaque symbole obtenu correspond un nombre de points, et la fourchette
de ce classement est comprise entre 5 et 11,5 points. S'il s'agit là
d'un classement d'excellence, ce raisonnement est tout aussi valable pour
les guides locaux et régionaux.
Une première étape est de se faire connaître auprès
de l'office de tourisme local ou départemental. En effet, pour trouver
l'établissement qui sera visité, les guides se renseignent
dans la presse locale ou régionale et auprès des offices de
tourisme. Une autre étape consiste à écrire à
un ou plusieurs guides en leur indiquant que l'on souhaite y être
référencé. Sur son site Internet, le Guide Rouge Michelin
indique le numéro de fax pour envoyer sa demande. Il faut savoir
mettre son établissement en valeur, et rester objectif : inutile
de vanter un environnement charmant si ce n'est pas le cas. En fait, il
s'agit d'informer sur son existence. Il faut alors fournir un maximum d'informations,
comme les périodes de fermeture, un descriptif des services, le prix
moyen d'une halte dans l'établissement. Un dossier complet, qui donne
envie de venir voir, a plus de chance de retenir l'attention. Il est recommandé
d'envoyer aussi quelques photos, de l'intérieur de l'établissement
et de l'aspect extérieur : il faut mettre toutes les chances de son
côté en se valorisant. Un plan d'accès représente
toujours un plus, Ensuite, inutile d'essayer de repérer un éventuel
enquêteur : il peut s'agir de n'importe lequel de ses clients. De
plus, les clients eux-même, de par les remarques qu'ils font parvenir
aux guides, contribuent à faire connaître l'établissement.
On ne doit pas chercher à entrer dans un guide pour se montrer, mais
montrer que l'on vise une qualité, un accueil, un savoir-faire particulier,
et surtout que l'on est régulier. La vraie qualité est celle
qui dure longtemps, et c'est un paramètre important retenu par les
guides.
Dernier point, si vous êtes dans un guide, et que vous
vous engagez à offrir l'apéritif sur présentation de
celui-ci par exemple, faites-le : un guide s'engage à vos côtés,
et c'est avec un esprit de partenariat qu'il faut envisager les relations.
Internet, une piste à ne pas négliger
Si l'évocation d'un guide amène à l'esprit l'image
d'un livre, il faut savoir que la majorité des guides ont un site
internet. Cela permet de toucher une clientèle plus vaste, et de
par leur notoriété internationale, d'attirer une clientèle
étrangère.
Une autre application concerne les sites Internet liés aux loisirs,
aux sorties, ou à une commune. Les villes, les départements
ou les régions présentent souvent, sur leur site, une liste
d'hôtels et de restaurants. Cependant, il ne faut pas oublier que
les guides sont avant tout une référence, et qu'au delà
d'être présent dans une liste, ils apportent une garantie morale
à l'utilisateur.
Une référence depuis plus d'un siècle
« Cet ouvrage paraît avec le siècle ; il durera autant
que lui ». C'était en 1900, dans la préface du premier
Guide Rouge Michelin, que l'on pouvait lire cette ligne. A cette époque,
le guide était distribué gratuitement aux chauffeurs par les
frères Michelin. A une époque où le voyage en automobile
constituait une véritable aventure, le guide contenait « tous
les renseignements utiles à un chauffeur (...) pour approvisionner
son automobile, pour la réparer, pour lui permettre de se loger et
de se nourrir (...). » Un siècle plus tard, la démarche
de l'ouvrage reste la même : informer et satisfaire l'automobiliste
avec son aide. En 1920, le guide adopte une nouvelle position : vendu 7
francs en librairie, il n'accepte plus d'encarts publicitaires. Une équipe
d'inspecteurs qualifiés est créée. Ils se déplacent
incognito et règlent leurs notes, mettant le guide à l'abri
de toute influence.
De 1926 à 1931, le Guide Rouge établit une nouvelle classification
à trois catégories, les fameuses étoiles. La cuisine
de « très bonne qualité » est notée
une étoile, deux pour la cuisine « d'excellente qualité »
et, distinction suprême, trois étoiles pour la cuisine « fine
et justement renommée. » Le guide sait évoluer avec
son temps. En 1965, Paul Bocuse obtient trois étoiles : c'est la
reconnaissance d'une gastronomie inventive et audacieuse. Le plein emploi,
la consommation de masse, l'essor du tourisme conduisent le Guide Rouge
à présenter des « repas soignés à
prix modérés », afin de tenir compte de la demande
des lecteurs. De 1952 à 1995, onze pays d'Europe sont couverts avec
la même volonté que l'édition nationale. 1990 voit apparaître
les cartes de voisinage, permettant une utilisation plus rationnelle de
l'ouvrage. Le « Bip Gourmand », en 1997, défend
deux principes chers au Guide Rouge : le savoir-faire culinaire et la modicité
de l'addition. Les « Piécettes » signalent des
menus à moins de 85 francs.
Avec un volume de vente moyen de 550 000 exemplaires pour l'édition
nationale (800 000 pour l'édition centenaire 2000), le Guide Rouge
est incontournable, presque une institution. Avec 10 000 adresses, la sélection
se veut la plus large possible. Quant au phénomène des « étoiles »,
si l'équipe du guide en a conscience, elle ne se positionne pas en
tant que consultante de l'hôtellerie restauration. L'objectif est
de donner la meilleure information, la plus fiable et objective possible,
toujours dans l'intérêt des lecteurs. C'est par un travail
proche du journalisme, réalisé en toute indépendance
par des professionnels soucieux de l'éthique, que le guide a acquis
sa crédibilité, et a ainsi traversé le siècle.

Hôtel d’Europe
Hôtel d'Europe et son restaurant La Vieille Fontaine
A Avignon, non loin de la citée des Papes, l'Hôtel d'Europe est
dans le Guide Michelin depuis la création de ce dernier, en 1900. Son
restaurant, La Vieille Fontaine, est une des plus belles salles de la ville
: une étoile au Guide Rouge Michelin, 15/20 au GaultMillau, 3 assiettes
dans le Guide Hubert... Pour le chef, Bruno d'Angélis, ces distinctions
sont les fruits d'un travail d'équipe avant tout. « Ma philosophie,
c'est que tout doit être parfait. Lorsque l'on est recommandé
par des guides aussi prestigieux, on ne peut pas tromper le client. »
La cuisine n'est pas le seul critère retenu par les inspecteurs : l'accueil,
la mise de table, le service et la décoration sont tout aussi importants.
Autant dire que l'ensemble du personnel est concerné. « Avec
une équipe de 11 personnes, je peux dire que c'est un vrai challenge
d'être ici. Avoir une étoile, recevoir des clients par recommandation,
constitue une remise en question perpétuelle. Seule une grande régularité
dans le travail et une adhésion de l'ensemble du personnel permet d'atteindre
ce résultat. » Si l'Hôtel d'Europe est de longue date
dans le Michelin, le restaurant avait besoin de se forger son identité,
d'attirer une clientèle en propre. « Il faut franchir le
porche et faire quelques pas dans la cour pour se rendre au restaurant. Avoir
son identité en tant que bonne table contribue aussi au rayonnement
de l'hôtel. » Le choix des produits revêt aussi une
importance capitale. « Je suis surtout à la recherche de
produits d'exception. Je trouve une grande diversité et une grande
qualité dans les produits régionaux, et c'est cette qualité
que je recherche avant tout. » Son Promocash lui permet de travailler
en flux tendus, principalement pour l'épicerie et les fruits et légumes.
« Etre dans un guide, c'est savoir que vos clients peuvent être
en réalité des inspecteurs. Ils sont très discrets, et
je ne pense pas que cela constitue une pression, du moment que l'on est sincère
dans son travail. Parfois, ils se font connaître après avoir
réglé l'addition, et me demandent si des nouveautés sont
prévues dans les prestations que nous offrons. Le fait de fabriquer
le pain sur place est un exemple. »
Le restaurant a déjà été étoilé,
puis a perdu son étoile, avant de la reconquérir. Pour Bruno
d'Angélis , « rien n'est acquis, mais c'est ce qui donne
le plus de satisfaction dans ce métier. Et si la reconnaissance par
des professionnels procure une grande satisfaction, recevoir les compliments
d'un client reste mon plus grand plaisir. »
Ces clients, qui viennent sur recommandation, sont en droit d'attendre le
meilleur, et c'est l'obsession de Bruno. « L'impact médiatique
est important, et il est impensable de ne pas être à la hauteur
ne serait-ce qu'une seule fois. Cela demande donc plus de rigueur, d'autant
plus que notre clientèle est souvent étrangère, et que
nous représentons la culture française à leurs yeux. »
Il sait aussi que c'est la deuxième étoile dans le Michelin
qui permet d'attirer plus de la moitié de la clientèle : « avoir
2 étoiles signifie que la table mérite le détour, et
c'est une distinction qui attire de nouveaux clients. Cela veut dire encore
plus de rigueur... »

Restaurant Le Prêvot
Restaurant Le Prêvot
« Etre dans un guide, c'est porteur ». Selon Jean-Jacques
Prêvot
Jean-Jacques Prêvot est un homme passionné, et passionnant. Si
Cavaillon est connu pour le melon, Jean Jacques Prêvot est reconnu comme
le spécialiste de la cucurbitacée. Son restaurant est cité
dans le Guide Michelin, gratifié de 3 fourchettes, symbole d'un établissement
très confortable. Le commentaire traduit cette passion : « La
décoration célèbre le melon dans tous ses états
: tableaux, bibelots, lustres, vaisselle... Bien sûr, un menu entier
est dédié à la cucurbitacée ! ». Noté
14 au GaultMillau, on peut y lire « Jean-Jacques Prêvot est
un personnage pittoresque, boulimique de légumes.(...) On apprécie
(...) la gentillesse du service et les toiles du chef vantant les mérites
du melon sur les murs. » D'ailleurs, depuis juillet 2000, son restaurant
a reçu le titre officiel de Musée du Melon. Pour Jean Jacques
Prêvot, « être dans un guide, c'est porteur. Ceci dit,
certains établissements n'en ont pas besoin. C'est le cas de certains
de mes confrères qui font salle comble de part leur offre adaptée
à une clientèle d'habitués. » Dans le dernier
Guide Hubert, classé avec 3 assiettes, on peut apprendre que l'amour
des beaux légumes et l'inspiration le guident. » On comprend
donc que les guides présentent des établissements sortant un
peu de l'ordinaire, tant par le contenu de l'assiette que par la personnalité
du chef. « Certains guides, précise Jean Jacques Prêvot,
n'ont pas toujours la critique constructive, ils ne se rendent pas compte
de la valeur ajoutée qu'une spécialité apporte à
la clientèle. » A ses yeux, certains inspecteurs n'ont peut-être
pas assez d'expérience pour juger correctement les différentes
qualités offertes par les établissements. « Certains
critiques manquent de professionnalisme, tout simplement parce qu'ils sont
trop jeunes. Il faut de l'expérience pour donner une grande qualité
à ses prestations, et il en faut aussi pour se permettre de juger ».
Heureusement, il s'agit là d'exceptions, et les inspecteurs sont pour
la plupart des professionnels ou des amateurs éclairés. « Il
est vrai que la reconnaissance de votre talent par des connaisseurs est flatteuse.
De plus, l'impact des guides est important pour la clientèle de passage,
qu'il s'agisse de touristes français ou de voyageurs d'autres pays. »
L'essentiel, pour Jean-Jacques Prêvot, est de pouvoir partager sa passion.
Et lorsque l'on sait que le chef est aussi écrivain, poète et
peintre, un repas dans son restaurant devient une visite qui flatte tous les
sens.
Restaurant Le Prêvot
353, avenue de Verdun
84300 Cavaillon
tel : 04 90 71 32 43
fax : 04 90 71 97 05