Maison Auguste Peureux
Philippe Lefebvre, PDG
Philippe Lefebvre, PDG

Auguste, André puis Claude Peureux : une entreprise familiale jusqu'en 1992.


Au pied des Vosges, dans une magnifique vallée aux terrains triasiques, Fougerolles est une commune de prédilection pour la cerise à Kirsch. Actuellement, il est possible de dénombrer environ 40 000 cerisiers constitués en verger sur la commune. Par ailleurs, Fougerolles bénéficie d'une eau pratiquement pure, exempte de sels minéraux, qualité exceptionnelle pour le réglage et la qualité des eaux de vie.

Une distillerie de Kirsch depuis 1883

C'est en 1864 qu'Auguste Peureux fonde sa distillerie à Fougerolles à la limite de la Franche-Comté et de la Lorraine, sous l'enseigne de la cigogne. En 1891, il s'adjoint la maison Vial (existant depuis 1864), dont la situation, près de la gare avec facilité de raccordement, lui permet de parfaire au mieux l'organisation des services de sa distillerie de Kirsch.
Il ne cherche pas à lancer une marque, mais bien à développer sa vente exclusive au commerce de gros. Ce à quoi il réussit grandement, car il fournit les maisons de Paris les plus importantes pour les Kirschs.
Il cultive, avec un soin tout particulier, trois à quatre hectares d'herbages d'absinthe qui lui donnent des plantes d'une qualité hors ligne, grandes et petites absinthes hysope, mélisse, auxquelles il ajoute des anis et des fenouils de premier ordre, et après un séchage absolu et une distillation rigoureusement rectifiée, il peut livrer des absinthes hygiéniques qui remportent tous les suffrages des connaisseurs, surtout de ceux qui ne veulent consommer que des liqueurs saines, absolument exemptes de toxiques.
M. A. Peureux souhaite en effet s'en tenir à une fabrication consciencieuse. C'est avec cet objectif qu'il implante dans la région la culture de la betterave, et qu'il se livre à la rectification et à la distillation de l'alcool de betteraves. De ce fait, il se voit obligé de doubler son personnel en hiver, ce qui l'incite à créer à Lyon, une active succursale de sa maison de Fougerolles.

De nombreuses victoires aux expositions

Depuis 1886, M. A. Peureux remporte maintes victoires aux expositions : médailles de bronze, d'argent, de vermeil et d'or, diplômes d'honneur (Dijon, Epinal, Nevers, Cherbourg, Limoges, Rennes, Rochefort).
C'est comme agriculteur qu'il reçoit la médaille de vermeil en 1893, et c'est comme distillateur qu'il est nommé membre du Jury des récompenses de la classe 61 à l'Exposition Universelle de Paris 1900. Il est également Chevalier du Mérite agricole.
M. A. Peureux par ailleurs remplit avec distinction des fonctions électives telles que Conseiller municipal (1887), premier Adjoint (1896), Maire (1898), Conseiller d'arrondissement (1894), Conseiller général et membre de la Chambre de commerce de Gray (1898).
D'autres fonctions honorifiques lui sont dévolues comme récompense de son dévouement civique : Président des Comices agricoles des cantons de Saint-Loup et de Vauvilliers ; Président de la société de secours mutuels des Sapeurs Pompiers de Fougerolles qu'il a créée, ainsi d'ailleurs que la Compagnie de Sapeurs elle-mÍme, dont il est le capitaine commandant. Ses services lui ont valu, en 1896, une médaille d'honneur en argent.

Auguste, André puis Claude Peureux, une entreprise familiale jusqu'en 1992

André, le fils d'Auguste succède à la Société. Puis, Claude Peureux reprend la destinée de l'entreprise en 1948. Il lance alors en 1955 les griottes au chocolat, puis la griotte au kirsch et la griottaigre (griotte macérée dans du vinaigre de vin léger). Trois activités sont aujourd'hui développées : les eaux de vie de fruits, les composants alimentaires alcoolisés et les liqueurs, avec un fort succès. Le produit vedette de ces dernières années est une trouvaille maison, la griottine, griotte sauvage macérée dans un sirop léger au Kirsch.
En 1991, l'entreprise est rachetée par le groupe Didot Bottin.
En 1992, Pierre Baud est nommé Président Directeur Général des Grandes Distilleries Peureux. En 2001, Philippe Lefebvre prend sa succession.

Mousse Passion :
  • 700 g de pulpe passion
  • 300 g de pulpe abricot
  • 40 g de gélatine
  • 1 kg de meringue italienne
  • 1 kg de crème fouettée
Bien mélanger la pulpe passion avec la purée d'abricot ; ajouter la gélatine liquide préalablement ramollie dans l'eau froide, puis successivement la meringue italienne et la crème fouettée.

Montage :
Dans un cercle de 4,5 cm de haut, mettre une bande de biscuit imprimé rouge, puis disposer au fond un disque de dacquoise pistache, un peu de mousse passion et parsemer de Griottines à raison de 15 g par personne, enfin, un autre fond de dacquoise puis à nouveau mosse passion.

Décor et finition :
Glacer l'entremets avec un glaçage passion puis décorer de fruits frais, passion, groseille, feuille de menthe et Griottines.
Claire Morandeau
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