Les échos
ACTUALITÉS
La foire de Paris
Plus qu'un espace commercial, un lieu de découvertes
La Foire de Paris a ouvert ses portes au Parc des Expositions de la Porte de Versailles pour la 98ème édition. Lieu de rencontres, de découvertes, d'achats
, elle s'oriente cette année sur l'éducation du public.
Ici, les professionnels à la recherche d'innovations ou particuliers en quête de nouveautés et de produits rares parcourent les allées parmi les imposants halls d'expositions. De la maison au jardin, de la décoration à la gastronomie, de l'artisanat à l'ameublement, chacun peut trouver en cet endroit de quoi satisfaire sa curiosité, ses besoins, ses envies de découvertes.
Mais la Foire de Paris 2002 n'est pas qu'un simple lieu d'achat, quelles que fussent les motivations du visiteur, il peut trouver là les conseils de nombreux professionnels en termes de décoration, de gastronomie, de vins
prêt à orienter ses choix parmi les 3200 exposants.
Une foire qui a décidé de répondre aux attentes de la population en articulant la manifestation autour de l'éducation, la transparence, la citoyenneté. Education au goût par exemple avec la mise en place d'activités ludiques visant à définir « quel gastronome nous sommes » ; initiation et ouverture sur le monde avec une importance croissante accordée aux DOM-TOM ainsi qu'à de nombreux pays issus de chaque continent ; découverte des jeux de couleur dans l'agencement d'un intérieur ; mais aussi forum « citoyen » où l'on a pu discuter cette année de l'adolescence sous bien des aspects, depuis les goûts culinaires jusqu'aux dangers des stupéfiants.
Comme on le voit, la Foire de Paris s'est résolument tournée vers les besoins et les attentes du public, reprenant à son compte bien des interrogations. Le tout dans un cadre ludique adapté à tous les âges.
Espace d'achat mais surtout de découvertes et de plaisirs, le nombre de ses visiteurs et le temps passé à arpenter les lieux d'exposition (près de cinq heures en moyenne), font de la Foire de Paris, la principale manifestation commerciale de l'année. Manifestation qui à en croire les personnes rencontrées (exposants comme visiteurs) remplie sa mission avec succès.

La gastronomie à l'honneur à la foire de Paris
Du hall 7 du Parc des Expositions émanent d'alléchantes senteurs qui attirent le chaland. Et pour cause : pas moins de 350 exposants y préparent plats rares ou exotiques, raffinés ou quotidiens, mais tous issus d'un terroir, d'une tradition, d'un savoir-faire. Sous le parrainage de Marie-Claire Restoux (championne olympique de judo), la plupart des régions de France, mais aussi le Liban, la Turquie, la Corée ou encore l'Inde, invitent à la découverte d'une gastronomie de qualité élaborée à l'aide de produits choisis.
Pour accueillir le visiteur, le salon Vins & Gastronomie s'est structuré en quatre espaces : boissons (vins, bières, cidre, eau
), gastronomie, restauration, et matériels. Quatre espaces susceptibles de répondre à toutes les attentes.
Le souci d'éducation au goût qui domine cet espace, s'incarne dans le choix des intervenants dont les forums de discussion ponctuent la journée. Tous professionnels reconnus tel Jacques Puisais pour les vins, ont permis à un nombreux public de s'initier à la bonne cuisine, de partir à la découverte de spécialités plus ou moins connues, allant du foie gras au figattelli corse, des pâtisseries orientales au pâté de sansonnet.
De nombreuses animations sont proposées : « quel gastronome êtes-vous » ? qui à partir d'un questionnaire définissait le profil gastronomique et permettait d'obtenir des conseils adaptés ; comment faire son foie gras ; les nouvelles façons d'élaborer le vin ; les accords vins-fromages
de nombreux forums présidés par des professionnels établissant ainsi un lien entre les stands de dégustation, les restaurants et l'apprentissage de la gastronomie.
L'espace Vins & Gastronomie, est ainsi un univers de senteurs et de sensations rarement réunies en un même lieu, exposant la richesse culinaire de France mais aussi de nombreux autres pays.

Des producteurs en quête de contacts et de proximité
Si l'opinion publique est la recherche de la traçabilité, la transparence en matière alimentaire, les producteurs rencontrés sur les stands de la Foire de Paris font montre d'un égal souci de retour à la proximité, au contact avec le client.
Ainsi cet artisan du Périgord qui vient depuis 15 ans à la Foire et qui, au fil du temps a su fidéliser une clientèle qui revient chaque année mesurer la qualité de ses foies gras, confits et autres cous farcis. Ou bien encore cet épicier dont le stand multicolore aux senteurs alléchantes attire l'il, le nez et les papilles ; il profite de cette occasion pour faire découvrir au plus grand nombre « le bon usage des épices ».
Allez à la rencontre de ces gâteaux orientaux - où le miel est associé à l'amande - qui viennent chercher à la Foire dégustateurs et investisseurs potentiels.
Et puis il y a ceux qui venus de loin, de la Réunion par exemple, ont fait le déplacement afin de faire connaître ces Rhums arrangés, rhum charrette, à la passion, la mangue ou encore à l'orange.
Les vins d'Australie, venus chercher en France une reconnaissance méritée pour la plupart d'entre eux, côtoient les grands crus français.
Tous ont un point commun : chercher le contact, le partage. Il ne s'agit pas uniquement de vendre, mais aussi de communiquer une passion, un savoir-faire, une tradition. Voir dans les yeux du visiteur un peu de ces couleurs qui font la particularité d'une région, d'un terroir, d'un pays. Et la Foire de Paris offre aux petits producteurs comme aux grands, la possibilité de rencontrer un public et de s'informer pour mieux cerner leurs besoins.
Des producteurs accueillants et prêts à répondre à toutes les questions, soucieux de préserver une qualité devenue l'objet de toutes les attentions.

Le café chantant : un label
Ni piano-bar, ni café-concert, ni cabaret, le café chantant est un nouveau concept. Lieu d'exposition ouvert aux peintres débutants, lieu de création et de promotion de la chanson française, scène ouverte aux auteurs, compositeurs et interprètes pour se produire ou répéter, le café chantant est un label déposé. Pour l'obtenir, il faut le cadre et l'esprit. Posséder un café ne suffit pas !
Le but des initiateurs de ce label « café chantant » est de regrouper, notamment dans la grande région rennaise, une dizaine d'établissements pour commencer et de lancer une programmation commune, un véritable élan
Cette force 10 bénéficiera, en premier, aux artistes qui auront l'assurance d'une promotion, notamment à travers une programmation de 10 dates.
Mais également aux cafés qui pourrait s'offrir de belles animations.
C'est ainsi que « le trousse chemise » est le premier labellisé. Claudine et Jean Paul Brun sont les animateurs du café chantant et les initiateurs de cette belle aventure, à Langan en Bretagne.
Contacts : 02 99 68 24 07

Le bouchon de liège
qualité et intégrité du vin
Une étude Sofres s'est appliquée à connaître l'image du bouchon de liège chez les consommateurs de vin. Elle montre que le bouchon de liège est un élément structurant de l'image de qualité du vin. 93 % des bouteilles de vin achetées par les Français interrogés sont bouchées avec du liège.. D'ailleurs, les français jugent pour 85 % d'entre eux indispensables ou préférables le fait que le vin soit bouché par du liège.
Les jeunes, néanmoins, demeurent un public moins sensible à l'importance de la qualité du bouchon. La raison de la préférence du bouchon traditionnel est que, liège et qualité sont systématiquement liés dans l'esprit du consommateur : environ 9 français sur 10 sont d'accord avec l'idée que le bouchon de liège est signe de qualité pour un vin, qu'à des invités on ne peut servir que du vin bouché avec un bouchon de liège et que ce dernier est le meilleur pour respecter l'intégrité du vin.
Sondage réalisé par la Sofres les 27 et 28 mars 2002 par téléphone auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de18 ans et plus.

CONCOURS
Trophelia 2002
Trophelia est un concours national de création de produits alimentaires nouveaux par des étudiants de 10 écoles supérieures françaises. Tout au long de leur année scolaire, ils doivent créer un produit intégrant toutes les facettes de la complexité du développement. Les produits sont jugés sur leur aspect innovant, leur faisabilité industrielle, le plan marketing et commercial qui est associé, leur goût et leur conformité aux réglementations de qualité et d'hygiène. Les membres du jury devront établir leur sélection parmi treize produits inventés : l'aperimex, l'aperomer, le cuit vapeur, les délices glacés, le far breton, le festi'miam, le festiregal, le from'fruit, l'insolence, les lunes de fruits, le pastafrutti, la rose des sables ou le vitarecré.
Depuis la première édition, en 2000, Trophelia s'est constitué un vivier de projets de produits nouveaux. Il s'est rapidement avéré nécessaire de mettre sur pied une structure destinée à valoriser ces innovations auprès des entreprises et des industriels de l'agroalimentaire. C'est dans cet objectif que l'ANVAR et Trophelia ont créé Trophelia Développement, avec l'appui de l'Actia et des centres techniques fondateurs de Trophelia. Le principe est, à l'occasion de la finale de Trophelia, de faire se rencontrer les porteurs de projets et les industriels de l'agroalimentaire désireux de développer au sein de leurs entreprises un produit ou une gamme de produits innovants.

Le 18ème concours national complet de service restauration, trophée Armand Antonietti à Thonon les Bains
Ce concours est organisé depuis 18 ans par « safran d'or », l'association des anciens élèves du lycée hôtelier de Thonon les bains, sous la présidence de M. Marquis. Il a pour principal objectif, de motiver les jeunes étudiants au service de la salle. Traditionnellement, trente établissements (lycées techniques et lycées professionnels hôteliers ) sont conviés à participer à cette finale de haut niveau. Le trophée Antonietti - du nom de l'auteur du premier ouvrage de technologie restaurant, hôtelier restaurateur à Evian est la seule compétition de restauration à l'attention d'élèves en cours de scolarité en classe de terminale BT et BEP.
Cette année, 23 candidats de toute la France se sont succédés dans les épreuves du concours. 10 candidates et 13 candidats ont ainsi réalisé un véritable marathon des connaissances : pratiques, techniques et bien sûr théoriques : concordance mets et vins, technologie de restaurant, cru des vins nologie pour la partie écrite. Dégustation à l'aveugle, filetage de la dorade, découpe du canard, préparation de la salade d'orange kiwis, d'un cocktail « création » pour les épreuves de démonstration, sans oublier la prise de commande en anglais . Le tout complété par le service d'une table de quatre couverts.
Au terme de ces épreuves, les vainqueurs ont été récompensés : Sylvain picot de Thonon-les-bains pour la catégorie lycée technique et mickael philigheddu de Hyères, pour le lycée professionnel.
En route pour 2003.

Le festival Oenovideo à Suze la rousse
C'est dans le cadre du Château de Suze la Rousse dans la Drôme que s'est déroulée les 6 et 7 juin, la 9ème édition du Festival Oenovidéo. Cette année, 68 films sont en compétition représentant des images de 10 pays, et de
8 chaînes de télévision. Les 26 films nominés, de quelques minutes à plus d'une heure, représentent plus de 15 heures de projection.
L'originalité d'Oenovidéo 2002 est de mettre en confrontation qualitative les meilleures images des métiers de la vigne et du vin. Le grand jury des Prix Oenovidéo 2002 est présidé par Alain CHOQUART, homme de cinéma et de télévision, Diplômé de l'école Nationale de Cinéma Louis Lumière, Directeur de la photographie, qui avec une équipe de 9 professionnels du vin,
du cinéma, de la presse et des arts attribue
les trophés 2002.
La fête de la cuisine
La fête de la cuisine s'est déroulée le 30 mai. Elle était célébrée à l'échelon européen, mais par les seuls membres d'Euro-Toques, soit 3400 chefs européens, dont 380 chefs français.
Cette manifestation s'est développée à l'origine sur une idée de Paul Bocuse et de Bernard Fournier afin d'encourager les cuisiniers restaurateurs à transformer sur place des produits frais, de saison et de qualité. Initiée en 1996 par l'association Euro-Toques elle a été suivie par l'ensemble de la profession de 1997 à 2000 sous l'égide de l'AFMH.
Faute de budgets, elle n'a pu se poursuivre dans le même principe. Euro-Toques international a donc pris le relais de cette initiative, et donne à présent rendez vous aux professionnels le dernier jeudi du mois de mai 2003.
GUIDE
Le guide de l'apprenti en restauration 2002 vient de paraître
Ce guide recense les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration de la Côte d'Azur qui ont fait le choix de développer un apprentissage d'excellence dans leur métier.
En parallèle de la sortie du guide, le prix du challenge de l'apprentissage a été remis à Monaco à l'hôtel « Hermitage ».
Il permet aux jeunes de montrer à travers des épreuves très pointues, leurs talents professionnels.
Jérémy Niddeger de « l'Univers » à Nice en cuisine et Kevin Aiello de « l'Hostellerie des remparts » à Saint-Paul-de-Vence en restaurant sont les vainqueurs de ce IVème challenge.
Voici le sommaire du numéro
62 :