Discothèque : L’Apocalypse à Unias


Trois établissements qui ouvrent le soir
exclusivement témoignent de leur activité.
L'été sera chaud…

Voici cinq années que Dominique Nivet a pris la gérance de l'Apocalypse, une boite de nuit bâtie sur les bords de Loire, dans la plaine du Forez, à quelques trente kilomètres de Saint-Étienne. Mais l'an dernier, les travaux de rénovation et d'agrandissement ont conduit à une véritable (re)naissance de l'endroit : une superficie quasiment doublée, qui permet désormais d'accueillir un millier de noctambules, une nouvelle salle venue s'ajouter aux deux précédentes, un cinéma, un snack, une salle de jeux vidéo… Plus qu'un coup de jeune, l'Apocalypse a pris le virage du XXIème siècle. Alors le samedi, jour de fréquentation maximum, les clubers se présentent en masse dans le sas d'entrée pour profiter des derniers aménagements : « Il est dommage que le vendredi ne connaisse pas le même succès.

Mais ce n'est pas une particularité de l'Apocalypse. C'est un phénomène qui est commun à toutes les discothèques du département, hors ville de Saint-Étienne et hors période scolaire ». L'horaire d'arrivée de la clientèle est également tardif, malgré les incitations mises en place : « L'idée de créer une salle de cinéma participait à cette volonté d'avancer les habitudes, puisque nous programmons les séances à 23 h 30. Mais reconnaissons que c'est une activité difficile à démarrer ».
Dominique Nivet ne s'inquiète pourtant pas, tant le chemin parcouru en cinq années d'exploitation a été important : « A l'époque, la fréquentation était tombée très bas. Il a fallu tout remonter et aujourd'hui, nous bénéficions d'une clientèle fidèle. Un gros noyau d'habitués, avec des électrons libres qui viennent de façon plus irrégulière de Saint-Étienne, mais aussi d'agglomérations plus lointaines comme Lyon, Clermont-Ferrand ou Grenoble ». Si elle avait toujours travaillé dans le commerce, jamais Dominique Nivet n'avait dirigé un établissement de nuit : « Mon époux et mon fils travaillent dans la sonorisation. C'est par l'intermédiaire d'un client qu'ils ont eu vent de l'opportunité de reprendre l'Apocalypse ».

Et aujourd'hui, elle est comme un poisson dans l'eau quand il s'agit de commenter la visite de sa discothèque. Dans les deux salles plus anciennes, les ambiances sont techno/dance/house d'un côté, hits français de l'autre avec une animation karaoké créée en même temps que l'agrandissement : « C'est un créneau qui fonctionne bien, qui a même connu un démarrage meilleur que prévu ». Mais c'est bien la salle octogonale, nouvellement créée qui connaît le plus grand succès, avec son ambiance groove et son équipement technique à la pointe : éclairage Martin, avec quatre lyres et six scanners entièrement gérés par informatique et sonorisation APG avec amplificateur Amcron…
Quand la saison chaude est là, l'Apocalypse propose en plus un jardin d'été de 300 m², espace supplémentaire équipé pour l'organisation de soirées mousse : même si la Loire n'est pas un département à vocation touristique, la clientèle change un peu avec les beaux jours. Mais si la chaleur n'est pas au rendez-vous, la superficie intérieure est suffisante pour des animations plus classiques, autour d'un thème particulier ou d'un fournisseur. L'invitation à intervalles réguliers de D.J. réputés est également un atout supplémentaire pour faire parler de l'Apocalypse et attirer de nouveaux amateurs.
Dominique Nivet n'hésite pas à chercher à « éduquer » sa clientèle en organisant des soirées où celui qui s'engage à ne pas boire (d'alcool s'entend) ne paie pas son entrée, voire à travailler en partenariat avec le Planning familial pour participer à la prévention contre le SIDA, une animation qui complète le partenariat régulier avec Actys. Et pourtant, malgré ces efforts, Dominique Nivet regrette de ne pas être reconnu par tout le monde : « En tant que responsables de discothèque, nous sommes les mal aimés. On nous met sur le dos tous les problèmes, ceux liés à l'alcool en particulier, pour la simple raison que nous sommes les derniers à fermer ». Heureusement, les noctambules ont depuis longtemps fait fi de tous ces préjugés…

L'Apocalypse
Gérante : Dominique Nivet - Les Etangs - 42210 Unias
Tel. : 04.77.94.53.84 - Site internet : www.lapocalypse.com








La pizzeria « Le cardinal »
présente un concept de restauration unique sur Béziers :
elle est ouverte de 19h jusqu'à l'aube.




Avec son concept original d'ouverture de 19h à l'aube, Roger Zemmouri fait le plaisir des noctambules amateurs de bonne cuisine. Secondée par sa femme italienne, originaire de Bologne, sa pizzeria connaît un franc succès sur Béziers.

32 ans au service du « cardinal »

Roger Zemmouri a suivi l'école hôtelière d'Alger « un peu par hasard ». Mais le hasard, c'est bien connu, fait toujours bien les choses. Et s'il choisit alors une orientation de service en salle, la cuisine le passionne tout autant. Après sa formation, il réalise plusieurs stages dans les plus grandes Maisons d'Alger, mais aussi dans un 2 étoiles à Feurs dans la Loire « le chapeau rouge », au Majestic de Cannes ou encore à Courchevel. Puis, tout naturellement, l'envie lui prend de s'installer et d'acquérir son établissement. Un ami lui indique un établissement à Béziers. Il ne connaît ni l'établissement, ni la ville, mais sans hésitation il se lance avec son épouse, dans l'affaire. « Le Cardinal » est alors un restaurant de cuisine traditionnelle et rapide, non loin du centre : « en arrivant, et pendant 4 à 5 ans, nous avons maintenu le principe de cuisine existant. Nous faisions la soupe à l'oignon, le steak frites. Puis, ma femme étant italienne, nous avons eu l'idée de construire un four pour proposer des pizzas. Ce nouveau principe a tout de suite bien fonctionné, alors nous avons décidé d'ouvrir également la nuit ».

Une ouverture jusqu'à 4 heures du matin

Car, c'est bien la particularité du Cardinal, la pizzeria est ouverte jusqu'à 2 à 4 heures du matin. « Nous sommes le seul restaurant à ouvrir la nuit, nous avons l'autorisation préfectorale depuis 1996. Et cela fait une trentaine d'années maintenant que nous travaillons ainsi. Au départ, nous travaillions le jour et la nuit, c'était difficile, alors depuis, nous nous sommes assagis et avons recentré notre activité sur la nuit. Etant donnée la plage horaire, nous faisons plusieurs services. La salle offre une possibilité de 40 places, mais nous faisons jusqu'à 100 couverts le soir.
L'on pourrait penser que cette ouverture présente quelques risques , mais « Le cardinal » n'a jamais souffert d'aucun incident. Nous sommes un peu en dehors du centre ville, c'est beaucoup moins animé et le bouche à oreille a fait que nous avons une certaine clientèle, presque tous des habitués ».

Une clientèle fidèle


La clientèle du « Cardinal » est tout à fait spécifique : « nous recevons les professionnels de la restauration qui viennent après leur service, mais aussi des personnalités politiques. Nos clients nous connaissent et nous connaissons nos clients. Il y a des familles que l'on suit depuis quatre générations. Nous avons aussi des touristes qui viennent chaque année ». Et si le Cardinal a su développer cette clientèle, c'est qu'il a su s'adapter et proposer un concept original.
Mais c'est sans aucun doute aussi le fait qu'il se soit montrer à l'écoute de ses clients, toujours attentif et prévenant : « Nous faisons toujours des petits gestes qui comptent. Par exemple, si une personne attend qu'une table se libère nous lui offrons l'apéritif. Avec le café, nous ajoutons sur la sous tasse quelques meringues. Avec la glace, nous proposons les biscuits que nous cuisinons nous même l'après midi. Il faut être attentif, satisfaire et anticiper les besoins des clients ».

Une cuisine « fait maison »

Une vingtaine de pizzas sont quotidiennement proposées. La « spéciale » est une pizza en chausson très appréciée. « Nous avons amené cette spécialité dans la région. Il y a 30 ans, la pizza était peu connue ». Et il n'est pas toujours facile de faire une bonne pizza « il faut utiliser de bons produits à la base. Pour les ingrédients, il ne faut pas tomber dans le médiocre, nous prenons pour commencer la meilleure farine. Nous faisons tous les jours un gratin dauphinois avec de la bonne crème ». Toute la pâtisserie est aussi faite maison, c'est Roger qui confectionne meringues, chausson aux pommes, tartes … « Nous travaillons avec le cœur, pas que pour aligner des chiffres ».
Et c'est ainsi, qu'outre les escalopes à la sorrentina, milanaises, les rognons de veau à la façon du chef, les tortellinis ou les lasagnes au four, en passant par les filets au poivre ou les moules à la provençale, la variété des pizzas saura satisfaire les plus gourmets.
Dans son organisation, Roger cuit les pizzas, sa femme est en salle avec une serveuse qui travaille dans l'équipe depuis 20 ans. Nous sommes au 35 heures dans la mesure où ne travaillons que le soir et que nos employés ne travaillent ni le lundi, ni le mardi. C'est ainsi que Roger voit la vie du bon côté : « Pour ce métier, il faut être accueillant, serviable. On peut s'amuser dans ce travail ».




Pizzeria "Le Cardinal"
10, Av. du Pont-Vieux - 34000 Béziers - Tél : 04 67 28 55 57
Spécialités italiennes, pizza et grillades au feu de bois.









« Le Trousse Chemise » :
le café chantant pratique également l'ouverture tardive




Claudine et Jean-Paul Brun sont les fondateurs du café « le trousse chemise ». Ouvert depuis le 1er juin 2002, le « trousse chemise » présente un concept original : le café chantant. « Ce n'est pas un concept nouveau. Au 19ème siècle, dans les livres de Maupassant, on trouve déjà cette expression. Les cafés chantants étaient alors des établissements avec une scène qui permettait aux artistes d'art lyrique essentiellement de venir entonner le bel canto. Puis, il y eut les cafés-conc' de la belle époque déviant sur le french cancan. Nous, nous souhaitons relancer ces cafés animés qui laissent la part belle aux artistes ».

Amateur et passionné de musique

Jean Paul Brun a navigué dans le monde du spectacle, et a toujours rêvé de promouvoir les artistes. Longtemps organisateurs de festivals, il ouvre aujourd'hui « le trousse chemise » à Longan en Bretagne. « Je suis nantais, installé à Rennes. La Bretagne est à la pointe de la musique, c'est une région qui bouge musicalement ». Le principe qu'il lance, est celui d'un café-restaurant défenseur de la chanson française.

Toutes les chansons françaises, car le répertoire est large : reggae, traditionnelle, catalane ou bretonne en passant par le rapp. La musique prend ses quartiers le soir avec Jean Paul au micro et Pauline leur fille au piano. « La chanson nous rapproche. Je veux transmettre des messages. Je ne veux pas faire de l'américain ou écouter des chansons anglaises que je ne comprends pas. Je ne suis pas réducteur, la musique française peut être catalane, basque ou alsacienne ».

Amateur mais professionnel

Claudine et Jean Paul ont pour devise le respect de l'artiste. C'est pourquoi, la salle est sonorisée et suffisamment spacieuse pour accueillir 4 à 5 personnes sur scène. La salle est acoustique, hautement équipée en sonorisation et éclairage pour permettre à l'artiste de déployer tout son talent sans rien transporter. Le piano a toute sa place.
Outre la musique, la peinture est aussi reine. En effet, tous les mois, « le trousse chemise » met en lumière un peintre de la région, pour mieux le faire connaître et aimer. Le soir du vernissage, un concert est programmé afin de mettre en musique les couleurs et destins imaginés par l'artiste. Le premier cycle d'expositions commence par un grand nom de la chanson : Serge Reggiani… entre douceur et chaos, entre rire et sanglot.

Un concept qui devrait faire des adeptes

Claudine et Jean Paul ne souhaitent pas s'arrêter en si bon chemin. Ils veulent créer un label et regrouper autour d'eux une dizaine d'établissements cette année : « nous voulons créer un label avec trois principes de base :
• le café chantant est un lieu d'exposition, où il est possible de recevoir des artistes dans de bonnes conditions
• le café chantant est un lieu de répétition, les artistes peuvent s'entraîner
• le café chantant organise des concerts tous les samedis ».

De cette façon, l'association qui naîtra de cette passion permettra aux artistes d'organiser leur tournée musicale dans les établissements membres : « les artistes trouvent difficilement des salles de concerts ou payent chers pour réaliser leur prestation. Avec le concept des « cafés chantants » l'artiste a sa tournée préparée dans toute la Bretagne puis dans toute la France.
Tous les mardis, le café chantant met gracieusement à disposition des chanteurs, auteurs, compositeurs interprètes sa salle et son matériel ». De la même façon, le café membre peut accueillir des artistes sans avoir à effectuer une démarche de recherche et pour une prestation à moindre coût. La programmation sera commune à tous les cafés labellisés. Les établissements labellisés devront obtenir leur licence à la DRAC : « j'ai réussi, je suis passée devant le jury et je l'ai obtenu, sinon je n'aurais eu droit qu'à 6 spectacles par an ».

Un café restaurant

Le trousse chemise est un café – restaurant. C'est une ancienne discothèque avec une décoration rétro, une cheminée. Il sert à toute heure, mais toujours en dehors de la prestation de l'artiste. Le service s'arrête pendant le concert pour ne pas le perturber et reprend aux entractes. La restauration est simple et conviviale « je privilégie les plats uniques du terroir, tels que cassoulet, tartiflette, confit de canard, saucisse de morteau. J'ai habité à Besançon, je prépare donc aussi la choucroute.
Nous organisons également des soirées à thème comme cette soirée « Piaf » avec un grand pot au feu ». Le trousse chemise peut accueillir 200 couverts en temps normal et 80 lors d'un concert. L'équipe est pour l'instant familiale avec Jean paul en cuisine, sa fille qui a fait l'école hôtelière et sa femme en service.
Ne doutons pas de leur succès, hardis défenseurs de la chanson française et d'un certain art de vivre, Jean Paul et Claudine ont déjà reçu le soutien de plusieurs grands artistes tels que Charles Aznavour, Jean Ferrat ou Gilles Servan. De toutes façons, la passion est là qui les anime « C'est un investissement personnel important, un choix ».

Le Trousse Chemise - Café chantant
Le bourg - 35850 Langan - Tél : 02 99 68 24 07

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