"Je suis mon propre maître, je rencontre des gens, <br>j'ai le plaisir de voir mes clients et de les satisfaire. <br>C'est une fierté qui me pousse à en faire plus."
"Je suis mon propre maître, je rencontre des gens,
j'ai le plaisir de voir mes clients et de les satisfaire.
C'est une fierté qui me pousse à en faire plus."
Le libre service de l'Adret






Patrick Brancas gère et développe depuis le 21 avril 2000 l'épicerie des Adrets à Gap. Il donne de la valeur à ses produits en s'investissant pleinement dans son activité d'épicier, snack, traiteur.

Le 21 avril 2000, Patrick Brancas reprend l'épicerie des Adrets à Gap. Boucher de formation, il tenait auparavant une alimentation - boucherie de village, dans les alentours de Gap jusqu'à ce qu'un supermarché s'installe tout à proximité. Sans s'inquiéter outre mesure, Patrick décide de vendre sa clientèle au nouveau supermarché. Cela lui permet de garder son matériel et de pouvoir, avec cet argent, acheter un autre commerce. Il reprend une épicerie existante qu'il rénove entièrement :
« j'ai agrandi le local en créant un laboratoire pour cuisiner, de ce fait la boutique est légèrement plus petite (40 m2) mais j'ai modifié le rayonnage de façon beaucoup plus pratique. J'ai ajouté de l'éclairage, le magasin est plus lumineux, c'est beaucoup plus vendeur. J'ai aussi carrelé le sol et climatisé le magasin ».

Voilà pour l'agencement, côté activité, Patrick présente à sa clientèle une gamme complète de produits : liquides, fruits et légumes, surgelés, épicerie, droguerie, crémerie, charcuterie à la coupe. Il développe les produits « traiteur » et ce secteur fonctionne très bien. Spécialités régionales, comme les oreilles d'âne à base d'épinards de béchamel et de pâtes ou plats traditionnels, comme le cassoulet ou la choucroute, Patrick propose une très large gamme de « plats cuisinés ». L'offre évolue en fonction de la demande et de la saison. L'été il vend davantage de salades et l'hiver, ce sont les viandes en sauce qui ont la préférence des clients. Il les prépare dans son laboratoire lorsqu'il est de repos l'après-midi.

Se diversifier

Avec sa femme Christiane, Patrick a pris le parti de l'initiative. Il déploie des trésors d'imagination, et de travail, pour anticiper, satisfaire et élargir sa clientèle. Il dispose d'une rôtissoire pour les poulets, les rosbeefs qu'il cuit à mesure des demandes de ses clients. Il s'est installé une machine à café et un espace réfrigéré de boissons fraîches.
La plus grande nouveauté cette année est la création d'une terrasse en bois sur laquelle il a installé 5 tables de 4 personnes et des chaises. Il propose ainsi à sa clientèle d'acheter ses produits « traiteur » et de les manger tranquillement sur la terrasse sous le auvent. Pour ce faire, il a obtenu la licence « petite restauration » : « C'est complémentaire à mon activité. A 12h00, lorsque mon épicerie ferme, je sers en terrasse. Il ne s'agit pas de rester ouvert plus longtemps ou de vendre plus, au niveau de l'épicerie, mais d'apporter un service supplémentaire sans astreinte. Si personne ne vient manger à 12h30, je ferme, sil y a quelqu'un je reste et je mange moi aussi sur place ». Il sert des pizzas, des quiches, des salades, et s'est équipé d'un grill et d'une friteuse qui lui permettent de vendre aussi par exemple des steaks frites.

D'épicier à traiteur



Patrick déploie depuis peu une nouvelle activité : traiteur dans la cuisine de ses clients. Il vend paella, couscous pour des anniversaires, mariages, baptêmes « ce sont des commandes de gros volumes. Je vais sur place, je prépare avant dans mon laboratoire, j'amène mon matériel et je fais la cuisson finale devant le client. J'assure aussi le service. C'est très convivial. Je le fais le samedi pendant ma fermeture de 12h à 16h ou le soir ».

Les écoles, les habitants du quartier, les touristes et la clientèle de passage : un grand potentiel

La clientèle est très large. L'épicerie des Adrets est située dans un rond point, avec un accès très facile pour les voitures et un parking « un magasin sans parking ne fait rien » ajoute Patrick. De ce fait, elle remplit parfaitement sa fonction de « dépannage en chemin ». Mais l'épicerie a aussi une clientèle fidèle : les écoles du quartier, les immeubles voisins ou encore les villas résidentielles du quartier. Les touristes sont aussi clients car l'épicerie est idéalement placée sur la route des vacance qui relie Grenoble à Marseille. Patrick ménage sa clientèle, disponible et souriant, il invente même des systèmes de fidélisation. Il y a peu il proposait à chaque client de tourner une roue qui attribuait des gains, Patrick a fait évoluer le principe encore récemment.

Il faut donner de la valeur à ses produits

Patrick est un épicier heureux : « je suis mon propre maître, je rencontre des gens, j'ai le plaisir de voir mes clients et de les satisfaire. C'est une fierté qui me pousse à en faire plus. Je suis récompensé par le fait que ma clientèle m'est fidèle.
En revanche, c'est une boutique qui ne peut tourner que si l'on s'investit. Il faut être présent constamment ». La recette du succès, il l'attribue à un ensemble de vecteurs : « des produits, de la qualité, du choix dans un environnement propre et agréable. Savoir accueillir, faire preuve de discernement avec ses clients pour avoir un relationnel adapté à chaque personne, être vendeur, donner de la valeur à ses produits et enfin, avoir confiance en soi. Et puis, il faut se donner à fond, on n'a rien sans rien ». Une recette qui fait ses preuves à l'épicerie des Adrets.
Fiche technique
Article
Claire Morandeau

Le libre service de l'Adret

Le Libre Service
Route de Veynes
05000 Gap
Tel : 04 92 53 99 49
Ouverture 6h30 - 12h30 / 15h30 - 19h30
Archives
Voici le sommaire du numéro 65 :
Accueil | Editorial | Restaurant | Café | Hôtel | Epicier | Traiteur | Agenda | Les échos | Dossier | Talents de demain | Nouveautés salon | Parole de caviste | Témoignage | Histoire des terroirs | Sommelier | Carrière | Ambiance | Livres