Hôtel Les Arceaux à Montpellier
A 5 minutes à pied du centre historique de Montpellier,
faisant face aux arceaux, ancien aqueduc du XVIIéme siècle,
l'hôtel des Arceaux ouvre ses portes aux voyageurs à la recherche
d'un hébergement alliant charme et personnalité.
La rencontre de deux destins
L'hôtel puise toute son authenticité dans la riche histoire
de sa demeure dont les murs semblent toujours garder l'empreinte des vies
et des destins qui s'y sont croisés pendant plus d'un siècle.
A l'origine l'hôtel était deux bâtisses indépendantes,
deux maisons bourgeoises du début du siècle. L'histoire du
lieu sera pendant de nombreuses années celle de deux familles voisines.
C'est en 1954 que, consciente du potentiel commercial, la propriétaire
de l'hôtel, achète les deux maisons. A cette époque
les deux maisons ont deux fonctions distinctes : la partie de droite est
transformée en pension familiale, tandis que celle de gauche était
entièrement dédiée à la location. L'exploitation
hôtelière ne commencera vraiment que 20 ans plus tard lorsque
la propriétaire de l'époque décida de réunir
les deux bâtiments en abattant les murs porteurs.
Depuis la propriétaire est partie à la retraite et de
nombreuses personnes se sont succédées à la tête
de l'hôtel.
Issu d'une famille de restaurateur, Olivier Barnault
a été confronté très jeune à la réalité
de cette vie. Il y apprécie particulièrement ce sens des rapports
humains qui caractérise la profession, ce plaisir de faire plaisir
et de soigner le moindre petit détail pour satisfaire au mieux le
client. Cependant la rigueur du travail en cuisine et l'investissement physique
qu'il requiert ne correspondent pas au style de vie auquel aspirait alors
Olivier. Il commencera sa carrière à Paris en tant que réceptionniste,
mais très vite voulant prendre ses marques de la tradition familiale,
il se réorientera dans l'informatique. C'est d'ailleurs cette expérience
professionnelle qui l'amènera à s'installer sur Montpellier.
Ce n'est que très récemment, l'année dernière
pour être exact, que renouant avec ses premiers amours, Olivier embrassera
la carrière d'hôtelier. Avec l'aide d'un de ses amis, Fabrice
Boulier, avec lequel il s'associe dans cette affaire, il monte un plan de
financement et part à la recherche d'un lieu où exercer son
activité. La chance leur souriant, ils trouveront l'hôtel des
Arceaux en moins d'une semaine.
Un dynamisme qui a du style
« Depuis 1974, la politique de gestion de l'hôtel
a été de maximiser sa rentabilité et ce au détriment
de la qualité de l'hébergement. Le travail est vraiment énorme.
Il faut tout remettre aux normes incendies, refaire l'électricité,
changer la décoration, rénover les 18 chambres, racheter tous
les équipements défectueux ou trop usés
»
La liste est longue. Cependant Olivier et Fabrice sont clairs sur leurs
objectifs et se donnent les moyens de les atteindre.
« Nous désirons faire de l'hôtel un lieu de
charme qui ne soit pas qu'un lieu de passages. Pour cela nous essayons de
monter en gamme, toutes les chambres sont décorées dans des
styles différents, les matériaux et les tissus que nous utilisons
sont de qualité supérieure, ce sont ceux que l'on trouve généralement
dans les établissements trois étoiles. Nous préférons
être un très bon deux étoiles qu'un petit trois étoiles ».
Ainsi on peut apprécier la chambre « provençale »
dont le sol recouvert de tommettes et les luminaires en fer forgé
inspirent quiétude et tradition, évoquant ainsi un climat
où il fait bon vivre et se reposer. Dans un autre style, on trouve
par exemple la chambre « moderne », la moquette sombre,
la tapisserie gris-chic, les meubles en bois et le lit clair donnent à
l'ensemble un style sobre et élégant, que ne vient pas démentir
l'affiche « Art-Moderne » qui décore le mur.
D'une chambre à l'autre les atmosphères changent du
tout au tout, les climats et les ambiances se métissent avec originalité
et bon goût.
Au niveau des projets on peut également
noter l'idée de créer une petite piscine (ou un grand jacuzzi)
dans la cour extérieure de l'établissement. L'ensemble de
ces travaux de modernisation vont se repartir sur les trois prochaines années.
Quant aux services proposés, les associés ne sont pas
non plus en reste. Conscient de la dure vie du « fêtard »
(mais ce n'est pas le seul)
et surtout de sa difficulté à
se lever pour libérer sa chambre à midi, l'hôtel propose,
moyennant un léger surcoût, la possibilité de partir
vers 17h.
De plus, depuis peu, l'hôtel s'est ouvert sur l'extérieur
et propose dans la journée un salon de thé pouvant servir
de brunch à midi.
Quant à l'idée du restaurant,
elle trotte déjà dans la tête d'Olivier depuis quelque
temps. Cependant il sait pertinemment que la gestion d'un restaurant est
quelque chose de prenant et préfère pour l'instant se consacrer
à plein temps à la gestion de son hôtel.
« Dans quelques années, quand le gros du travail
sera fait, on se reposera plus sérieusement la question. Mais dans
tous les cas, il est clair que l'hôtel possède un potentiel
indéniable pour un service de restauration ».
Au niveau
de sa publicité, l'hôtel est représenté dans
la majeure partie des guides français. Actuellement il ne figure
pas dans le guide Michelin, Olivier préférant dans un premier
temps finir les travaux pour présenter quelque chose de fini au guide.
Pour l'instant, l'hôtel a un taux d'occupation qui avoisine, en pleine
saison les 80%, la communication n'est pas le principal soucis. D'autant
plus que pour eux le partenariat le plus efficace est, à l'heure
actuelle, l'office du tourisme qui propose aux visiteurs la brochure de
l'établissement.
De même, par manque de temps, l'hôtel
n'est pas encore présent sur le web. Cependant dès la rentrée
prochaine, les associés s'attèleront à la réalisation
d'un site permettant, outre la réservation en ligne, de visiter les
chambres en 3D de manière à mieux valoriser leur produits,
notamment vis-à-vis d'une clientèle étrangère.