Des producteurs indépendants mais regroupés
L'UCFC a été constituée en 1959 par la volonté
de plusieurs laiteries des départements du Cantal et de la Lozère.
200 producteurs se sont ainsi regroupés. Un des objectifs était
alors de réunir les sites de production. Cette union a permis de
conforter les volumes de lait récolté, le volume de lait traité
mais aussi, de promouvoir les produits et d'harmoniser les démarches.
Et c'est notamment ainsi qu'a pu être obtenu l'AOC.
De nos jours, l'UCFC compte 16 coopératives de tailles diverses
qui fournissent 77 millions de litres de lait de vache et 2 millions de
litres de lait de brebis. Depuis le 1er janvier 2002, les coopératives
adhérentes à UCFC ont formé une union de coopératives
dénommée Union Laitière Auvergne Gévaudan. Cette
Union prend en charge l'activité production des coopératives
adhérentes. L'ensemble des produits étant ensuite pris en
charge par l'UCFC pour affinage et commercialisation. Cette nouvelle organisation
permet par l'optimisation des fabrications, une meilleure adaptation aux
demandes de la clientèle. L'Union emploie aujourd'hui une cinquantaine
de personnes. Sur le marché français, elle détient
18% des parts de marché pour le cantal.
9 sites de production spécialisés
La fabrication est répartie sur neuf sites de production par
spécialité comme le précise Monsieur Merle « nous
avons harmonisé nos démarches par site de production. Nous
avons notamment deux sites consacrés au Cantal, un site qui développe
les pâtes persillées (fourme d'Ambert et bleu d'Auvergne),
et un autre réservé aux produits « italiens ».
En effet, plus de 45% du lait est transformé en fromages de types
italiens, cette gamme de 4500 tonnes de fromage s'étend des pâtes
molles aux fromages de râpe, en passant par les fromages à
pâte pressée ».
Le Cantal à la croûte dorée,
fine et douce
L'UCFC a beaucoup évolué depuis sa création en terme
de nombre de producteurs mais aussi d'élargissement de la gamme proposée.
En revanche, les modes de fabrication sont identiques, ils sont restés
traditionnels. Le lait provient des exploitations de la zone AOC, il est
ensuite transporté puis traité, pasteurisé, caillé,
salé, pressé et enfin affiné. L'affinage peut se dérouler
sur 4 semaines ou sur 6 mois selon le résultat attendu et toujours
à 800 mètres d'altitude. Le fromager dans sa cave est celui
qui veille sur les fromages et qui décide de la durée de l'affinage.
L'affinage est toujours réalisé en cave de pierres.
Différents types de cantal peuvent ainsi être obtenus
: le cantal « basique » a 30 jours d'affinage. Il est
doré et a une croûte fine et douce. C'est uniquement après
ces 30 jours d'affinage, qu'il obtient son appellation. Une plaque métallique
lui est alors apposée, qui précise sa provenance. Pour devenir
un « Entre-deux », le Cantal est gardé en cave
puis régulièrement frotté avec des chiffons afin que
la croûte s'affine. « Plus la durée de l'affinage
est longue, plus la croûte s'épaissira et plus le goût
s'affirmera. Son goût est franc. En été, il peut avoir
une saveur en bouche de fleurs ou de noisette. Il se marie idéalement
avec des pates ou en rapé, car c'est un fromage qui est filant et
fondant », précise Monsieur Merle.
40 % de la production concerne les AOC
La mise en commun des compétences a permis d'élaborer
une gamme composée principalement d'Appellations d'Origines Contrôlées.
Ainsi, 40% de la production de l'UCFC concerne les AOC. Les AOC sont au
nombre de quatre à l'UCFB : le Bleu d'Auvergne, le Cantal, la Fourme
d'Ambert et le Salers. L'UFCB produit également différentes
spécialités comme la tomme fraîche, le fromage de montagne
ou bien le fromage à pizza.
L'Auvergne et tout particulièrement le Cantal ont bien des
atouts dans la production des fromages puisque le site est préservé,
et la zone rurale y est très importante. Les producteurs ont souhaité
garder les traditions d'élevage des animaux pour l'obtention du lait.
C'est ainsi que les vaches sont traitées matin et soir, il n'y a
pas d'élevage en batterie. Dès le mois d'avril, les vaches
sont mises à l'herbe.