Saint-Sylvestre : Sachez adapter, sachez étonner !





Dîner en tête à tête, repas gastronomique, soirée dansante, animation à thème… Tous les goûts sont dans la nature et pour cette soirée de la Saint-Sylvestre, il est plus que jamais l'heure de répondre aux attentes de chacun et aux enviesde sa clientèle : occasion de la fidéliser, voire d'attirer dans son établissement de nouveaux convives en quête d'originalité. Mais la nouveauté peut prendre bien des visages.


Elle peut être dans l'assiette, avec des mets rares et des préparations inventives ou des plats que l'on ne croirait pas adaptés en la circonstance, à l'image du rapoutêt proposé par Gérard Archimbault à l'auberge des Roux à Paslières. Elle peut-être également dans une décoration étonnante, mais en rapport avec le thème de la soirée… L'important est d'adapter son animation à sa clientèle.
En ville, les attentes des consommateurs ne seront pas forcément les mêmes que celles des villégiateurs en station de sports d'hiver ; de jeunes adultes ne rechercheront pas la même ambiance que leurs parents, encore moins que leurs grands-parents ; les gastronomes privilégieront la qualité du repas à une ambiance survoltée… En fait, s'il est une constante qui ne change pas quelle que soit la clientèle, c'est bien la quête de la convivialité ce que, forte de son expérience, a parfaitement compris Catherine Defrance à l'hôtel du Puy-Ferrand au Mont Dore : « Nous suivons le courant en restant chaleureux ».
Et cette chaleur humaine, élément indispensable pour démarrer la nouvelle année du bon pied, nécessite une alchimie parfaite entre le contenu de l'assiette, l'animation éventuelle, la décoration adoptée et le sourire du serveur… Un vrai travail de professionnel !




L'auberge des Roux à Paslières
La convivialité plutôt que le bénéfice


Gérard Archimbault ne veut pas profiter de la Saint-Sylvestre pour remplir son tiroir-caisse, préférant la convivialité à la rentabilité et les spécialités locales aux plats de fête…

« Un réveillon à 400 balles, c'est trop cher ! Ce soir-là, c'est fait pour s'amuser plus que pour gagner de l'argent »… Si Gérard Archimbault n'a pas encore complètement assimilé le passage à l'euro, au moins dans la discussion, il n'en garde pas moins les pieds sur terre. Et il a du mal à accepter l'inflation galopante qui entoure la nuit de la Saint-Sylvestre, préférant pour un soir mettre la convivialité au devant de la rentabilité : « L'important sera de rentrer dans mes frais, sans rechercher le bénéfice à tout prix. Pas plus » !

L'auberge des Roux a vingt ans, mais il y a bien longtemps qu'elle a atteint et dépassé l'âge de la majorité, étendant sa réputation de Clermont-Ferrand à Lyon en passant par Vichy et Saint-Étienne : « Mais je ne suis pas de ceux qui regrettent le passé. Je préfère largement être aujourd'hui, bien installé, qu'il y a vingt ans où, faute de capitaux suffisants, j'ai dû tout faire par moi-même y compris la maçonnerie ». Durant toutes ces années de pratique, Gérard Archimbault a évidemment organisé des réveillons parfaitement traditionnels, « avec saumon fumé, chapon et autres plats incontournables : mais honnêtement, je n'y prenais pas le moindre plaisir. Bien sûr, les clients payaient largement le prix, mais justement dans mon esprit, pour cette raison je devais faire le maximum ».

A la découverte du rapoutêt



Car ce 31 décembre, s'il sera forcément un peu devant son piano, Gérard Archimbault sera aussi et surtout au milieu de ses convives : « Ce soir-là, il n'y aura pas de personnel, pas d'extra ! Et au contraire, en cas de besoin, les clients eux-mêmes donneront un coup de main pour débarrasser la table ou aider au service. Ce sera convivial avant tout d'autant que moi-aussi, j'ai envie de participer, de m'amuser avec tout le monde ». Sûr d'être compris par une clientèle familiale et d'amis, le patron de l'auberge des Roux proposera une soirée à « 200 balles », pardon trente euros par personne : « Et ainsi, s'il y a un loupé… Mais, de toutes les façons avec cette formule, il n'y en aura pas » !
La formule en question n'est guère conventionnelle pour un 31 décembre, même si en revanche la nourriture sera parfaitement… traditionnelle : « J'avais envie de bousculer les habitudes ! Le plat principal sera donc un rapoutêt, une spécialité de la région de Thiers, qui consiste en un jarret de jambon sec servi avec du chou et des pommes de terre. C'est un plat d'hiver par excellence que je ferai précéder par une soupe ». Jour de fête oblige, Gérard Archimbault améliorera l'ordinaire en ajoutant un plat supplémentaire : « Je glisserai autre chose entre la soupe et le rapoutêt. Cela permettra de faire durer un peu le plaisir et en plus, de placer plus facilement un trou normand… ou auvergnat d'ailleurs » !

Le repas se terminera par un dessert tout aussi régional que peut l'être le rapoutêt, une pompe aux pommes : « En fait, ce sera un véritable menu du terroir ». Un menu thiernois par excellence, à l'image d'un établissement qui n'a pas envie de jouer dans une cour qui n'est pas la sienne : « Nous ne sommes pas du tout un gastro. D'abord parce que je ne saurais pas faire, ensuite parce que ça ne m'intéresse pas le moins du monde ». D'ailleurs, tout au long de l'année, la carte reste simple et sobre, proposant un menu campagnard ou un menu grillade sans oublier la possibilité de découvrir et de déguster l'incontournable rapoutêt…

Les nombreux clubs et associations qui se réunissent régulièrement à l'auberge des Roux ne s'y trompent pas, pas plus que les autocaristes qui ont fait de l'endroit une de leurs étapes privilégiées. Il faut dire que hormis la cuisine, le calme des lieux, la vue splendide sur le Puy de Dôme et l'ensemble de la chaîne des Puys qui est offerte aux convives ne sont pas les moindres atouts de l'établissement.
En cette fin d'année, les convives connaîtront sans doute déjà le magnifique panorama, puisqu'ils seront issus d'un cercle d'habitués. Mais la fête n'en sera pas moins belle dans cette auberge des Roux, d'autant qu'outre le changement d'année, un autre événement sera célébré ce soir-là : l'occasion sera belle de fêter les vingt ans de l'établissement… Et ce n'est pas tous les jours !

Auberge des Roux
Les Roux - Paslières
63290 Puy-Guillaume
Tel. : 04 73 80 23 71
Propriétaire :
Gérard Archimbault





Le Puy Ferrand au Mont Dore

Un réveillon dansant parmi d'autres activités


S'il y aura bien fête au Puy Ferrand le soir de la Saint-Sylvestre, ce ne sera qu'une attraction supplémentaire au cours d'un séjour qui durera cinq jours au minimum…




Le Puy Ferrand est moins connu que son grand frère et voisin, le Puy de Sancy, mais l'hôtel qui porte son nom s'est depuis longtemps forgé une réputation à toute épreuve. Catherine Defrance, la propriétaire actuelle est la petite fille de la créatrice de cet établissement familial qui, s'il a gardé sa façade d'origine toute en pierre, a su s'adapter aux exigences de la clientèle : « Il y a vingt ans, il fallait une douche dans chaque chambre. Ce fut ensuite le W.C.. Aujourd'hui, la télévision est obligatoire et le câble fortement souhaité et très bientôt, il sera nécessaire d'installer un accès Internet … Il est bien sûr important de s'adapter à ces exigences, mais ce que les gens demandent surtout, c'est de la chaleur humaine. C'est justement ce qui fait notre force ici. Nous suivons le courant en restant chaleureux » !

L'un des slogans concocté par Catherine Defrance, pour vanter les charmes de son hôtel, repose sur l'authenticité : « Arriver au Puy Ferrand, c'est comme un grand bol d'air pur à savourer, une sérénité qui soudain vous envahit, un coup d'œil admirable sur une nature authentique et secrète. Oubliez tout, posez vos bagages et laissez-nous vous raconter de quoi sera fait votre séjour »… Séjour, le mot est lancé : en cette fin d'année, comme c'est devenu une tradition, il ne sera pas possible de se présenter au Puy Ferrand pour y profiter seulement de la soirée du nouvel an. S'il y aura bien sûr fête cette nuit là, avec menu gastronomique et réveillon dansant au programme, elle sera incluse dans un séjour de cinq jours minimum en pension ou demi-pension : « Le premier intérêt pour nous est de ne pas s'embêter le premier janvier, à faire des comptes alors que l'on a passé la nuit à travailler » !

Une piscine au pied des pistes


Mais le choix correspond aussi au profil d'une clientèle familiale qui vient à l'Hôtel du Puy Ferrand pour profiter d'un ensemble de services. Car si rien n'est défini à l'avance, Catherine Defrance préférant s'adapter au coup par coup au profil de sa clientèle, les possibilités d'animation et d'activités sont légion, à commencer par l'intérieur de l'établissement qui bénéficie d'un aménagement hors pair. Du sauna à la salle de musculation en passant par la toute récente piscine qui permet de prendre un bain en ayant un œil sur les sommets alentours, le niveau d'équipement de l'hôtel est tel qu'il serait possible de n'en point sortir sans pour autant s'ennuyer… Mais ce serait dommage !
Car si l'Auvergne ne peut pas et ne veut pas concurrencer Alpes ou Pyrénées, la station du Mont Dore n'en est pas moins un véritable paradis pour les skieurs : « Ici, on a toujours skié de toutes façons. Mais l'équipement s'améliore encore aujourd'hui avec un nouveau télésiège dont le débit permettra de limiter l'attente et des canons à neige supplémentaires qui autoriseront la pratique du ski, même en cas d'enneigement naturel insuffisant. C'est une station qui bouge pas mal »… Et l'hôtel du Puy Ferrand est si bien placé, tout proche du départ des remontées mécaniques, qu'il est possible de le rejoindre skis aux pieds.

Pour ceux qui n'ont guère envie de sortir sans encadrement, Catherine Defrance et son équipe sont là pour proposer des activités liées à la nature environnante. Sorties en ski de fond ou en raquette sont ainsi au menu du séjour, tout comme une traditionnelle soirée dahut. Cet étrange animal mythique des régions de montagne a la particularité d'avoir deux pattes plus courtes que les deux autres : « On emmène tout le monde à l'extérieur en début de soirée et on s'arrange pour qu'ils voient le dahut ! En général, c'est une soirée très appréciée par son côté convivial, accentuée par le vin chaud que nous servons sur les pistes ». Si l'animation reste anecdotique et bon enfant, elle est à l'image de l'esprit que souhaite conserver Catherine Defrance : « On essaie de recréer au maximum une ambiance montagnarde, aussi bien par l'aspect intérieur de l'établissement avec sa cheminée et l'omniprésence du bois que par le respect des traditions et l'attachement au terroir ».
Et ça marche ! La clientèle, le plus souvent issue de Paris et du grand ouest de la France est fidèle au Puy Ferrand : « Si la réputation de la station est importante, nous avons notre propre potentiel de clientèle, que l'on peut estimer à 60 % ». Et en cette fin d'année, il n'y a guère de risques de ne pas faire le plein, tant les estimations automnales semblaient indiquer une excellente fréquentation : « Même si cela reste une impression, nous avons le sentiment que ça bouge plus que d'habitude » se réjouit Catherine Defrance…





Hôtel Le Puy Ferrand
63240 Le Mont Dore
Tel. : 04 73 65 18 99
Fax : 04 73 65 28 38
Propriétaire :
Catherine Defrance
Jean-Yves Dupain
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