« L'arc-en-ciel » à Paris
Dans le quatrième arrondissement, rue des Lombards,
« L'arc-en-ciel » se distingue par sa superbe cave voûtée
datant du quatorzième siècle. C'est un établissement
tout en douceur, où le plaisir de la table est aussi celui de se
sentir « comme chez soi ».
« L'arc-en-ciel »,
un lieu de convivialité et de détente
Un travail d'équipe
C'est en 1996 que l'établissement ouvre ses portes, à
l'initiative de Patrick Meyre et Alexandre Euripidis. Séduits par
le cadre hors du commun et l'emplacement privilégié, ils décident
d'y établir un restaurant basé sur la convivialité
et une savoureuse cuisine classique, inspirée du Sud-Ouest. C'est
de cette région que le gérant de « L'arc-en-ciel »
est originaire. Il nous confie que le métier de restaurateur l'a
toujours séduit et comblé : « mes grands-parents
maternels dirigeaient un commerce d'alimentation et de restauration, et
lorsque j'étais enfant, j'adorais « travailler »
avec eux. Quant à mes grands-parents paternels, ils avaient une grande
propriété où je voyais élever lapins, volailles,
cochons, etc..., et j'en ai gardé un amour pour les produits authentiques
et une certaine fierté pour la cuisine de ma région ; elle
est liée intrinsèquement à mes souvenirs d'enfance
; je ne voudrais pas en faire une autre
peut-être que dans le
sud-ouest nous sommes un peu « chauvins »
Mais c'est une cuisine qui plaît beaucoup, et « L'arc-en-ciel »
lui doit en partie son succès
» Après ses
années d'école en apprentissage en cuisine, M. Meyre travaille
dans plusieurs établissements, où il privilégie la
cuisine de sa région. Bien que le métier de restaurateur soit
réputé exigeant, difficile, et parfois ingrat, il confie avec
le sourire qu'il lui paraît le plus beau qui soit : « ce
n'est pas la profession idéale pour s'enrichir sans peine ; en revanche,
c'est un métier où l'on ne s'ennuie jamais.
Chaque jour est une aventure différente, et l'on est riche de tous
les contacts et de toute la chaleur que l'on partage avec les clients. Ce
métier n'est pas difficile dès lors qu'on aime les gens ;
il faut être naturellement ouvert, souriant et disponible. C'est aussi
un métier d'équipe : je ne me considère pas comme directeur
; je travaille avec des collaborateurs, qui tous ont une opinion qu'il faut
prendre en compte et qui participent à la conduite du restaurant.
Par exemple, Isabelle, mon « bras droit », est capable
de mener la barque, de me remplacer, sur tous les plans, si je ne suis pas
là. Au fond, ce que je demande à mes collaborateurs, c'est
qu'ils me ressemblent
Qu'ils sachent vendre les produits présents
sur la carte, qu'ils soient souriants, et capable de prendre ma place quand
je suis absent, ce qu'ils font tous très bien
».
Ce que les habitués apprécient dans l'établissement
est bien sûr son cadre privilégié, cette belle cave
voûtée qui dégage une atmosphère intime et chaleureuse,
qui donne une âme au restaurant. Ils aiment aussi l'exposition permanente
de peinture qui agrémente les murs de l'une des deux salles. Et avant
tout, ils sont sensibles à l'ambiance que sait mettre en place une
équipe accueillante : « les clients, note Patrick Meyre,
se sentent comme chez eux ; ils viennent ici pour manger tout autant que
pour se décontracter. Nous avons beaucoup de moments très
festifs, que les gens souhaitent passer ici : des anniversaires, des enterrements
de vie de jeune fille ou de jeune homme, des fêtes à l'occasion
de P.A.C.S ! ».
« L'arc-en-ciel » présente aussi l'attrait
d'un rapport qualité-prix appréciable, avec un menu, à
midi, à dix euro, avec entrée, plat, dessert et boisson. Ce
menu doit comporter des plats nombreux afin de ne pas lasser la clientèle
;
M. Meyre estime « qu'il est beaucoup plus pertinent de
proposer des tarifs doux, dont certains très attractifs, en visant
ainsi une clientèle nombreuse, que de fixer des tarifs élevés.
Notre clientèle est assidue, la salle est pleine dès vingt
heures, et le bouche-à-oreille, facteur de réussite essentiel,
fonctionne très bien. En revanche, nous devons être très
vigilants en ce qui concernent le nombre et la variété des
entrées et plats proposés, afin que les habitués ne
désertent pas au bout d'un moment : il faut qu'ils puissent manger
ici tous les jours sans se lasser » !
Quant à la possibilité d'un rapport qualité-prix intéressant,
elle est directement liée, note le gérant de « L'arc-en-ciel »,
à la relation avec les fournisseurs ; « je leur demande
des prix intéressants comme des produits de qualité, mais
aussi de bien me connaître afin de pouvoir participer à ma
politique et anticiper mes demandes
». N'oublions pas l'un
des attraits essentiels du restaurant, sa cuisine, aussi gourmande que raffinée
On
goûtera avec plaisir à la terrine de lapereau, au bloc de foie
gras, au carpaccio de saumon frais à l'aneth, ou encore au feuilleté
d'escargots « Achatines » à l'ail et au persil
Les plats varient de l'effiloche de lapin aux filets de rougets à
la provençale, en passant par le confit de canard rôti, l'escalope
de filet de canard sauce au poivre, l'entrecôte à la sauce
bordelaise ou le cur de rumsteack sauce au bleu
Patrick Meyre
confie que, en ce qui concerne la cuisine, comme le service, la décoration
ou l'accueil, le métier de restaurateur exige une amélioration
constante : « on ne sait jamais ce qui peut arriver le lendemain,
il faut être vigilant et perfectionniste : chaque jour, j'essaie d'atteindre
la perfection, même si je sais qu'il est impossible d'y parvenir vraiment
: c'est une profession très exigeante, mais qui nous paye bien de
retour par le plaisir qu'elle nous procure ».