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Hôtel

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Comfort Hôtel

82, place de France
91300 Massy.

Tel : 01 60 11 55 54
Fax : 01 60 11 05 91
E-mail : comfortinn.massy@lsfhotel.com
Activités : hôtel, restaurant, séminaires
Capacité : 110 chambres simples et doubles à 68 €
Petit-déjeuner : 7 € (buffet à volonté)
Repas : formules à 9 et 14 €

Comfort Hôtel à Massy liberté de la franchise

Originaire de Martigues, Julien Badet a quitté Marseille pour rejoindre Daniel Bénétoux à Rungis. Son objectif était de fuir l'ennui et de se créer des perspectives d'évolution. C'est ce qui l'a conduit au Comfort Hôtel de Massy, où il occupe à présent la fonction de directeur adjoint. Car, contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord, la franchise laisse une belle marge de manœuvre !

Des possibilités d'évolution
Julien Badet est un jeune directeur adjoint, qui a commencé dans l'hôtellerie au Campanile de Marseille, comme réceptionniste. C'est là que Daniel Bénétoux le remarque, et l'entraîne avec lui à Rungis où tous deux s'emploient à diriger à nouveau un Campanile. Ils y restent de 2001 à 2005, date à laquelle ils ont l'opportunité de reprendre l'hôtel Comfort de Massy, un établissement qui a 15 ans d'existence et qui a plusieurs fois changé d'enseigne. C'est que la nature de l'enseigne joue un rôle assez important dans le fonctionnement de l'hôtel : “l'enseigne Comfort appartient à la chaîne Choice, explique Julien Badet, et notre franchise dépend du groupe LSF, qui regroupe une soixantaine d'établissements. Nous avons certes quelques normes à respecter, mais pour le reste nous sommes totalement indépendants. C'est l'avantage de la franchise. Mais tout dépend également du groupe auquel on appartient : lorsqu'il s'agit de très grosses sociétés, les salariés peuvent moins facilement espérer des évolutions importantes, car les contacts sont souvent anonymes et les fonctions figées. En revanche, lorsque les groupes sont moins importants, comme le nôtre, on a des relations plus proches et plus humaines, et l'on peut envisager des perspectives d'évolutions dans le métier. C'est l'un des éléments qui m'a déterminé à venir ici pour occuper la fonction qui est la mienne”.
“Ici”, donc, c'est le Comfort de Massy : un établissement de 110 chambres et de 220 m2 réservés aux séminaires de travail, qui se situe dans l'un des pôles d'activités les plus importants de la ville. Il est en effet entouré de sociétés et de banques, mais aussi de centres culturels, sportifs et commerciaux : “nous sommes sur une place qui a été totalement refaite il y a deux ans, précise Julien Badet, ce qui a permis de donner une vie nouvelle au quartier, notamment avec l'Opéra, qui est aussi un cinéma, et le centre commercial. En général, d'ailleurs, Massy est une ville très active, et on peut compter sur la municipalité dès qu'un quelconque problème se présente”.

Une activité ciblée
Cette situation explique, bien évidemment, la nature de la clientèle du Comfort : “nos clients, explique le Directeur adjoint, sont principalement des hommes d'affaires, des commerciaux et des salariés des sociétés qui sont autour de nous. En ce moment, c'est-à-dire entre mars et juin, nous sommes en pleine activité, car les entreprises organisent beaucoup de séminaires avant les grandes vacances. Ainsi, du lundi au jeudi nous avons un taux d'occupation de 95 %. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous maintenons les exigences d'un 2 étoiles : notre catégorie correspond à notre clientèle : nos chambres, simples ou doubles, sont toutes à 68 €, mais il est très rare que ce soit le prix pratiqué, car le plus souvent nous avons des prix négociés, du type des formules études, qui comprennent les nuitées, les repas, les locations de salles et les collations”.
Cette nécessité de s'adapter aux besoins de l'environnement a différentes raisons : “d'abord, explique Julien Badet, notre situation exige de prendre en compte l'environnement, car en région parisienne la concurrence est importante, et il faut donc savoir user des différentes variables qui permettent d'attirer la clientèle. Par exemple, il y a les restrictions budgétaires des sociétés, ainsi que l'augmentation de l'essence, qui font que les frais des commerciaux peuvent ne pas pris être totalement en charge et que chaque kilomètre supplémentaire est compté”.

Gérer le week-end
Le restaurant joue également un rôle important : “lorsque nous sommes arrivés, raconte M. Badet, l'un de nos objectifs principaux était de relancer l'activité du déjeuner. Pour ce faire, nous avons amélioré les produits proposés et conçu des formules adaptées aux besoins de notre clientèle, de 9 à 14 _. Ainsi, depuis la fin du mois de février, nous sommes remontés à une moyenne de 90 couverts par jour ouvré, étant entendu que le restaurant est fermé le week-end. Le dîner posait moins de problèmes, car en général les clients de l'hôtel sont également ceux du restaurant”.
Le problème essentiel, on l'aura compris, c'est le week-end qui, en raison des R.T.T., commence le jeudi soir : “notre taux d'occupation descend en effet à 40%, précise Julien Badet. C'est la difficulté que rencontrent tous les établissements qui se situent dans des zones d'activités comme la nôtre. Nous arrivons cependant à attirer une clientèle ponctuelle, en fonction des différentes manifestions organisées. Ainsi, par exemple, il nous arrive d'accueillir des équipes sportives professionnelles, qui viennent disputer des compétitions dans le grand centre sportif à proximité. De même, nous avons passé un contrat avec l'hôpital afin de pouvoir héberger les familles qui viennent rendrent visites aux malades. Récemment, nous avons accueilli des clients de confession juive, qui venaient fêter le nouvel an juif. Mais, dans l'ensemble, on ne peut miser sur une activité régulière”.
Malgré tout, notre Directeur adjoint demeure on ne peut plus satisfait de son métier : “il est vrai, conclut-il, que j'ai de très grosses journées, car je suis ici du matin au soir et je m'occupe d'un peu tout, de la réception à la comptabilité en passant par la cuisine. Mais, je suis content d'être ici, car je suis parti de Marseille pour pouvoir évoluer, et cette évolution exige des efforts”.

par Philippe Viot