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Sommaire du N°124 - EDITO - AGENDA - PAROLES DE CLIENT - LES ECHOS - RESTAURANT TRADITIONNEL - CAFE - AMBIANCE - RESTAURATION RAPIDE - PRODUIT - JURIDIQUE - DOSSIER - CULTURE DU GOUT - PETITE HISTOIRE DE... - C'EST LE MOIS... - MON METIER, MA PASSION - SOMMELIER - TENDANCE - MARKETING - LES RENCONTRES D'ARNAUD ALBINONI - LIVRES CAFE![]() ![]() ![]() ![]() Le Coyote Square des neuveries
Tél. : 01 60 12 68 68
LE COYOTE, A GIF-SUR-YVETTE : A CHACUN SON AMBIANCEDurant 16 ans, Jean-Claude Celma a été traiteur en banlieue parisienne.
Un changement nécessaire
La vallée de Chevreuse possède incontestablement un certain romantisme : les lumières transparaissant derrière les fenêtres, les toits d'ardoise peu à peu absorbés par l'obscurité du soir tombant. Une grande partie de la population anciennement parisienne a d'ailleurs été sensible à ce charme de la banlieue, puisqu'elle a choisi d'y élire domicile. On pourrait croire alors que ces quartiers, bien que résidentiels, ne sont jamais que des dortoirs. Il n'en est rien, car si les nécessités de la vie quotidienne exigent en effet des déplacements incessants en semaine, en soirée et le week-end en revanche les habitants profitent de leur qualité de vie, grâce notamment à ces lieux conviviaux dans lesquels il fait bon se retrouver, et Le Coyote est l'un de ces lieux. C'est en effet au cur d'un quartier résidentiel que Jean-Marc Celma a choisi de créer son établissement, il y a plus de 10 ans : je suis d'origine martiniquaise et vénézuélienne, précise-t-il, mais je suis né au Sénégal. Au début des années 70, j'ai rejoint la métropole, et plus particulièrement la banlieue parisienne, pour y faire mes études secondaires. Ensuite, je suis allé à l'école Ferrandi, où j'ai été formé à la restauration ainsi qu'à la gestion commerciale. Il faut dire que ma mère était cuisinière en Afrique et que c'est certainement parce que j'y ai baigné que j'ai eu le goût de ce métier. Par la suite, j'ai travaillé dans différents établissements, dont celui de Christian Constant à Paris, qui était alors encore traiteur. C'est en 1982 que j'ai décidé de me lancer : je suis alors devenu traiteur dans la région de Gif-sur-Yvette, et je le suis resté 16 ans. Aussi en ai-je eu assez au bout de tant d'années, avoue Jean-Marc Celma, notamment parce que quand on est traiteur on passe plus de temps en cuisine qu'en contact avec la clientèle. J'ai donc tout liquidé pour créer le Coyote en 1997. Ce n'était pas un véritable risque, car j'habite le coin depuis 1976 : je savais qu'il existait un fort potentiel et aucune structure adéquate à proximité. Au début, Le Coyote était ouvert toute la journée et accueillait une clientèle âgée de 17 à 25 ans. Mais, très vite, j'ai créé un cadre plus chaleureux et plus intimiste, et décidé de n'ouvrir plus qu'en soirée, afin d'attirer des clients plus âgés. Des ambiances et des goûts La clientèle du Coyote est en effet très hétérogène à présent et, contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne s'agit nullement d'un établissement d'avant boîte : le Coyote est ouvert tous les soirs de 17h à 2h du matin, précise Jean-Marc Celma, et il n'y a véritablement que le samedi soir où l'on peut considérer que certains clients viennent boire un verre avant d'aller en discothèque, car le reste du temps ils passent ici toute la soirée. Il faut dire que Jean-Marc a si bien conçu son établissement que l'on n'a plus aucune raison ni aucune envie d'en repartir : la décoration est faite de reliefs fluorescents incrustés dans les murs, explique-t-il, et d'aquariums disséminés ici et là, qui créent une authentique intimité. Mais le Coyote offre également le choix des ambiances à sa clientèle, car il possède différentes salles réparties selon les goûts : au premier étage, il y a la salle consacrée aux billards, évidemment plus éclairée que les autres, ainsi que celle dédiée à la musique où il arrive que l'on danse. Le rez-de-chaussée est plutôt réservé à la retransmission d'événements sportifs, avec deux écrans géants. Bien évidemment, ce ne sont là que des généralités, car la clientèle va et vient comme elle l'entend. A cette diversité des ambiances s'ajoute la diversité des produits que propose le Coyote : bien évidemment, précise M. Celma, nos clients viennent d'abord pour passer une soirée autour d'un ou plusieurs verre(s), notamment de bières, car le Coyote en offre 70 différentes, dont 7 à la pompe, depuis les françaises et les belges jusqu'aux jamaïcaines, africaines et chinoises, en passant par les anglaises, les australiennes et portugaises, de 2,5 _ à 6,5 _. Mais le Coyote propose également une petite restauration à base de salades à 5,5 _ (Nordique, Provençale ou Paysanne), de Pâtes à 7 _, de Panini à 4 _ (Quatre jambons, Saumon fumé ou fermier), de Couscous à 9 _ et, surtout, de pizzas, de 8 à 24 _ selon la taille, et de Tapas. Cette combinaison de boissons et de petite restauration est en réalité un véritable choix : j'ai remarqué, note le directeur du Coyote, que le fait de manger accroît non seulement la consommation de boissons, mais aussi la convivialité. L'essentiel : se positionner
On aura compris que, quelles que soient les difficultés rencontrées, Jean-Marc Celma demeure résolument optimiste et créatif : c'est un métier qui me correspond totalement, conclut-il, car je m'amuse tout le temps et mes clients sont devenus mes amis. Quoi de plus agréable que de recevoir ses amis chez soi tous les soirs ? Pour autant, le Coyote ne se repose pas sur ses lauriers : j'ai l'intention de développer un nouveau concept, avec notamment une restauration plus étoffée et une carte des cocktails plus étendue. par Philippe Viot
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