


50, place V. Bonhomm
06750 Andon
Té.l : 04 93 60 42 63
Activités : Epicerie, boulangerie,
pâtisserie, traiteur, gaz.
Ouverture : du mardi au dimanche,
de 8h à 13h et de 16h à 19h.
Après plusieurs années passées en Afrique, puis dans l'hôtellerie, Danièle Warin décide de reprendre l'activité de la seule épicerie du village d'Andon. L'épicerie Newada, loin de se restreindre à un service d'appoint, demeure au contraire le point de ralliement du village, comme c'était le cas il y a une cinquantaine d'années.
Une double clientèle
Ce souci était en fait inutile, car l'expérience et la notoriété de Danièle Warin ont suffi à asseoir l'activité de l'épicerie Newada : il est vrai, avoue-t-elle, que je maîtrisais déjà tout ce qui concerne la gestion du stock et la comptabilité. Il me restait à apprendre la cuisson du pain. Le reste s'est fait grâce aux habitants du village, qui m'ont depuis longtemps acceptée. J'ai d'ailleurs été contactée par une enseigne, mais j'ai refusé leur proposition, car elle impliquait forcément une augmentation des prix et, étant donné ma clientèle, je ne pouvais me le permettre. La clientèle de l'épicerie Newada est double en effet : durant la plus grande partie de l'année, explique Danièle Warin, mes clients sont principalement les habitants du village, c'est-à-dire essentiellement des retraités ou des personnes seules, qui n'ont pas un pouvoir d'achat élevé :
certains ont un revenu mensuel de seulement 400 _. Or, comme mon objectif est de fidéliser la clientèle, je suis obligée de proposer des produits à bas prix. Bien évidemment, je goûte toujours les produits avant de les mettre à la vente, afin que ma clientèle soit satisfaite du rapport qualité/prix. Cette politique des petits prix s'accompagne d'une certaine gestion des stocks : je vais faire les courses trois fois par semaine, explique Danièle Warin, ce qui signifie que je n'ai jamais beaucoup de produits en réserve. D'ailleurs, je fonctionne souvent sur commande, lorsqu'il s'agit de produits plus coûteux.
Mais l'activité du Newada change considérablement aux moments des différentes saisons touristiques : grâce aux stations de l'Audibergue et de La Moulière, qui fonctionnent également l'été, Andon et sa région accueillent en saisons des touristes qui, en réalité, viennent de la région niçoise ou varoise. Il s'agit alors d'une clientèle familiale et traditionnelle, qui possède une résidence secondaire le plus souvent héritée de la famille, et dont le pouvoir d'achat est, par conséquent, plus élevée. Pour exemple, la saison d'été 2006 m'a permis de fonctionner tout le reste de l'année. A cela s'ajoutent les colonies et autres camps de vacances, qui viennent faire leurs courses ici, ainsi qu'un futur grand complexe sportif, qui devrait attirer encore une autre clientèle. C'est pourquoi, en plus des produits de base, je propose des produits artisanaux, fabriqués par des producteurs de la région, dont sont friands les vacanciers.
On aura compris que l'épicerie Newada n'a rien à voir avec ces services d'appoint que l'on trouve de plus en plus dans nos villes : en fait, conclut Danièle Warin, je suis un peu le point de ralliement du village, et tous les matins les habitués viennent prendre le café offert sur la terrasse. Je fonctionne encore à l'ancienne, avec des ardoises par exemple, car mes clients sont de véritables clients : ils viennent faire leurs courses ici, et pas seulement acheter ce qu'ils ont oublié. Le dimanche, par exemple, les familles viennent acheter des pâtisseries et autres produits frais (pissaladières, pizzas, etc.), que me prépare mon mari. Tout le monde se comporte encore comme dans un village des années 1950.