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Sommaire du N°126 - EDITO - AGENDA - LES ECHOS - PAROLES DE CLIENT - RESTAURANT TRADITIONNEL - CAFE - AMBIANCE - RESTAURATION RAPIDE - PRODUIT - DOSSIER - JURIDIQUE - CULTURE DU GOUT - PETITE HISTOIRE DE... - C'EST LE MOIS... - MON METIER, MA PASSION - SOMMELIER - TENDANCE - MARKETING - LES RENCONTRES D'ARNAUD ALBINONI - LIVRES MARKETINGLE MARKETING OLFACTIFDepuis le premier janvier 2008, un constat se répand à travers la planète de l'hôtellerie
A l'origine du marketing olfactif, il y a le marketing sensoriel. En 1973, Kotler, un auteur du marketing, remarquait que les marques pouvaient aussi se différencier par autre chose que le prix ou l'assortiment des produits. Il fit notamment une remarque passée un peu inaperçue alors que le monde des affaires s'ouvrait à de nouvelles tendances comme le packaging, sur l'ambiance générale des points de vente. L'ambiance perçue par le client à travers ses cinq sens. Ce n'est qu'en 2000 que les grandes compagnies ont commencé à se pencher sur les aspects purement sensoriels des produits qu'ils proposaient à la vente. On appliqua alors ces nouvelles techniques dans les grandes chaînes de magasins un peu branchées, du genre de celles qui sont consacrées à la nature et à la découverte de soi, n'est-ce pas. Surtout au niveau des sons et des odeurs.
Des ragrances,
Des applications inédites
Pour attirer leurs clients, certaines enseignes du tourisme en club vont jusqu'à parfumer au Monoï les cartes postales qu'ils distribuent à leurs clients qui fréquentent leurs sites dans les îles heureuses du Pacifique. Des fabricants de post-it parfument à la fraise leurs produits pour attirer une clientèle de jeunes filles. Et vous avez certainement constaté à travers les produits ménagers que vous utilisez que leur odeur a aussi évolué, n'impliquant pas forcément un changement de formule, mais une façon de vous accrocher et de vous fidéliser. Alors bien sûr, diffuser une odeur nécessite de maîtriser des technologies qui jusqu'ici étaient difficiles et coûteuses. Ou inefficaces dès lors qu'il s'agissait de les diffuser dans de vastes espaces. Voire polluantes, comme on le reproche parfois aux bâtonnets d'encens traditionnels. Mais des solutions commencent à exister. Comme les smell box, littéralement boîtes à odeurs, relativement accessibles si vous êtes équipé d'un ordinateur dans votre établissement. Les cartouches d'odeurs qui y sont chargées sont gérées de façon optimale par un logiciel qui mesure leur diffusion à travers diverses sondes placées dans une pièce. Il n'y a plus de points chauds autour d'une source d'odeur, comme de points qui en sont trop éloignés. Il ne faut pas douter que ce genre de produits va se populariser dans les années à venir. Mais attention ! Les fabricants qui ont conçu ces appareils les associent aussi avec des sources d'images ou des couleurs. Ce qui induit donc que l'on n'intègre pas n'importe quelle odeur dans un environnement donné, mais qu'il faut aussi l'associer aux autres sens dont celui de la vue. La généralisation des écrans plats dans les établissements de restauration peut donc être aussi être associée à des diffuseurs d'odeurs pour renforcer leur impact. Il va donc falloir apprendre aussi à faire des camaïeux subtils entre couleurs et images de fond, comme trouver le juste équilibre avec les odeurs qui vont attirer les clients chez vous. Pour mieux les retenir ! par Jean-Baptiste Meunier
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