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Sommaire du N°131 - EDITO - AGENDA - PAROLES DE CLIENT - LES ECHOS - RESTAURANT TRADITIONNEL - CAFE - AMBIANCE - RESTAURATION RAPIDE - PRODUIT - JURIDIQUE - DOSSIER - CULTURE DU GOUT - PETITE HISTOIRE DE... - C'EST LE MOIS... - MON METIER, MA PASSION - ACCORD METS ET VINS - TENDANCE - MARKETING - RENCONTRE - LIVRES MON METIER, MA PASSION![]() ![]() ![]() Ecole Gregoire-Ferrandi 28 rue de l'abbé Grégoire
Tél. : 01 49 54 28 00
JOSEPH POGGI ET ELISE LETELLIER,Ils sont étudiants, mais ils ont déjà leurs projets professionnels très précis, un regard confiant sur l'avenir et une conscience d'avoir pris un bon départ dans le métier et dans la vie. Ici on nous tire vers l'excellence : 13 en classe, on a des cours quasi particuliers, on travaille avec les grands chefs, notre plateau technique nous permet de s'exprimer et d'expérimenter Effectivement, ayant pour anciens le Chef de partie cuisine de la Présidence de la République, le Chef propriétaire du restaurant parisien fraîchement étoilé Ze Kitchen Galerie ou le Directeur des cuisines du restaurant Taillevent-Robuchon à Tokyo, l'ESCF est seule à offrir à ses élèves une double compétence en gestion d'entreprise et en production culinaire, deux stages de 6 mois chez un grand chef ou dans un palais et un réseau de professeurs associés de renommée Rendons-nous compte que c'est entre les mains de ces étudiants que se trouve aujourd'hui l'avenir de la haute cuisine française Qui sont-ils ? Elise Letellier, 29 ans, Cuisinier - restaurateur :
L'excellence passe par une démarche de remise en question Aujourd'hui à 29 ans, Elise est confortée dans son choix de se consacrer au domaine de la restauration. Elle est sûre de vouloir travailler en pâtisserie-viennoiserie au sein de son propre salon de thé qu'elle projette de créer à Vanne, dans sa Bretagne natale.
Titulaire du BAC Général S en Physiques, elle entre en licence de droit public après avoir hésité entre les métiers de juriste et
d'orthophoniste. C'était un choix par élimination, sourit-elle. Issue d'une famille d'intellectuels, à la sortie de l'école je ne m'imaginais pas effectuer un métier manuel.
Sa décision prise, Elise se lance ! Après 1 an de prépa culinaire en continu, CAP de cuisinier en poche, elle intègre l'ESCF et effectue son premier stage de 6 mois au Georges V (Pâtisserie). Cette expérience a été très importante, parce qu'elle m'a définitivement confortée dans mes choix, dit Elise. Sans doute un apprentissage technique, notamment à travers le travail avec les produits chers et difficilement accessibles ailleurs. Mais aussi une expérience humaine : Au Georges V le personnel est chouchouté, mais tout est fait pour plaire aux clients, ce qui passe à la fois par une grande rigueur et une petite touche personnelle apportée dans chaque création culinaire.
Elise n'a plus le temps à perdre ! Toutes ses expériences et connaissances acquises à l'école sont mises au service de son propre projet : créer son propre salon de thé, un peu dans le style d'Hélène Darroze, raffinée, à l'ambiance cocooning, avec un service de haut niveau. Elle veut proposer à ses clients une grande variété de boissons et le service traiteur. Je veux créer un endroit tranquille et confortable où les gens peuvent passer un bon moment en lisant, en travaillant ou tout simplement en se reposant
Il ne lui reste que quelques doutes à dépasser. La gestion d'équipe n'est-elle pas trop dure pour une femme ? En cuisine on ne peut pas être doux, admet Elise, la femme doit donc se faire une place dans ce milieu, prouver sa crédibilité par son professionnalisme et l'excellence de son travail.
Est-elle prête à gérer son propre salon ? Elise pense pouvoir réussir grâce à son grand investissement personnel, sa rigueur, sa détermination et le sens de la pâtisserie. Ce qui lui reste à dépasser c'est un manque de confiance en elle et la peur de mal faire.
Amoureux des saveurs corses, celles de sa patrie, Joseph dit s'épanouir, se réaliser dans la cuisine. L'ESCF est une école faite pour lui, qui aime la cuisine et la gestion en même temps et qui est à la fois passionné et cartésien.
Pourtant, avant de prendre conscience de sa vocation, lui aussi est passé par une période d'hésitation et de doute. Après avoir obtenu un BAC S en Corse, il entre à la faculté de gestion à Aix-en-Provence. Il est vrai que depuis longtemps il rêve de faire un BEP Hôtellerie Cuisine, mais pour l'instant la pression de la famille qui n'a pas de tradition culinaire, est plus forte. Les doutes se dissipent après une année de fac, qu'il abandonne pour acquérir sa toute première expérience dans la restauration :
C'est en ce moment-là que son choix est définitivement fait. Même la famille l'accepte tout en demandant à Joseph de choisir une école de cuisine de haut niveau. Avec cette exigence, pas d'hésitation possible : en automne il est en route vers Paris pour entrer en prépa de l'ESCF-Ferrandi. Aujourd'hui étudiant en 2ème année, Joseph explique les raisons de son choix : Ce que j'apprécie ici est qu'on prépare des profils complets, polyvalents qui sont capables à la fois de diriger un restaurant et de remplacer, s'il le faut, le chef cuisinier.
Pour Joseph ce stage était également le premier test qui lui a permis de prendre conscience des revers de son choix. Aujourd'hui il sait qu'être
Aujourd'hui son projet, très mûr, est bien en place : Joseph veut retourner en Corse pour y ouvrir un restaurant traditionnel saisonnier pour les
Mais coté pratique mis à part, Joseph, jeune et ambitieux, rêve de l'excellence : il aimerait créer une recette où toutes les composantes (goût, saveurs, forme, produits, couleurs, aspects) seront parfaitement équilibrées Excellente idée ! par Natasha Richard
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