En 1994, deux ans après la création du Parthénon Hôtel, Franck Galas en devient le Directeur adjoint et s'occupe principalement de la gestion. Cela ne l'empêche pas d'avoir des idées sur les évolutions du métier et sur la relation avec la clientèle, bien au contraire : son principe est la proximité, ce que symbolise déjà l'emplacement du Parthénon Hôtel.
Le hasard fait bien les choses
Bien souvent, sur les routes des zones industrielles de la banlieue parisienne, il arrive que l'on se perde. Pour le constater, il n'y a qu'à voir le nombre de routiers et autres commerciaux en déplacement arrêtés sur le bas côté examinant une carte. Car, bien des choses qui se succèdent se ressemblent : hangars, grands magasins, hôtels, restaurants, etc. Cela est encore plus vrai après une tempête de neige qui uniformise tout sous son éclatante blancheur. Cependant, il arrive également, aux détours d'un carrefour, d'être surpris par un bâtiment qui tout à coup sort de l'ordinaire et, pour cette raison même, suscite l'envie de s'y rendre. Un gigantesque bâtiment à l'architecture dorienne, parsemé de fresques représentant ces héros et ces dieux à présent tombés dans l'oubli. Tel est Le Parthénon Hôtel qui se dresse au-dessus du commun des mortels, comme jadis sur l'Acropole.
En fait, nous ne sommes pas en Grèce, mais bien à Chilly-Mazarin où le Parthénon Hôtel a vu le jour en 1992 : “C'est une création complète, nous dit Franck Galas, le Directeur adjoint, car le bâtiment fut une construction totale dont l'emplacement a été déterminé par la proximité de la discothèque l'Acropole qui appartenait déjà à l'actuel propriétaire du Parthénon”. A présent, l'ensemble représente un véritable complexe avec un hôtel, un restaurant, une discothèque et une salle de sport dont la plus grande partie est gérée par Franck Galas : “je suis en effet arrivé au Parthénon un peu par hasard en 1994, précise-t-il. Après mon école hôtelière, j'ai travaillé dans différents établissements, essentiellement parisiens. Mais, pendant mes vacances estudiantines, il m'arrivait de travailler en extra à l'Acropole. C'est ainsi que je suis devenu Directeur adjoint du Parthénon. Durant mes études, poursuit-il, j'ai bien évidemment, exercé toutes les activités qui relèvent de cette formation, de la cuisine à la gestion. Mais, finalement, le hasard des rencontres, des opportunités et des disponibilités a fait que je me suis spécialisé dans la gestion des établissements”.
Un emplacement stratégique
L'avantage d'une création est non seulement que l'on peut agencer à sa guise les différentes parties d'un bâtiment, mais en outre qu'on peut choisir un emplacement stratégique. Dès son ouverture donc, Le Parthénon Hôtel était opérationnel avec ses 85 chambres destinées à recevoir une clientèle relativement hétérogène et cosmopolite. “Notre clientèle se divise en deux grandes catégories, explique Franck Galas. D'abord, et sur toute l'année, nous avons beaucoup de commerciaux et de V. R. P., car nous collaborons étroitement avec les grandes centrales d'achats ainsi qu'avec toutes les industries des zones autour de l'aéroport d'Orly. De plus nous nous situons à proximité des grands axes routiers comme les autoroutes A6, A7, A10, A86, et la N20, ce qui est très pratique pour nos clients qui sont souvent sur les routes. En général, ce sont des clients qui séjournent du lundi ou du mardi au jeudi. De ce point de vue d'ailleurs, on a pu constater quelques modifications, car les séjours ont, en moyenne, diminué d'une journée. Je ne pense pas que cela soit dû aux 35 heures, mais plutôt aux restrictions budgétaires des entreprises qui sont soumises à de fortes contraintes économiques et qui, ainsi, préfèrent réduire leurs frais en concentrant l'activité de leurs commerciaux sur quelques jours”.
“Notre seconde catégorie de clients, poursuit-il, est touristique et, de ce fait, principalement étrangère. C'est une clientèle dont les séjours s'étendent de 4 jours à une semaine à partir de Pâques jusqu'au 15 octobre, avec un sursaut au moment des fêtes de fin d'année. Ici encore, notre emplacement joue un rôle important, car nous sommes à 10 minutes de Paris et à proximité de Versailles ainsi que d'Eurodisney. Mais, comme dans le premier cas, on constate des évolutions : les contraintes budgétaires des Tours opérators les poussent à faire en 4 jours ce qu'auparavant ils faisaient en 6. Autrement dit, bien que dans l'ensemble nous n'ayons pas à nous plaindre, il semble que le marché des 3 étoiles soit aujourd'hui moins porteur que ce qu'il était dans les années 80 : la clientèle se dirige plus volontiers sur les 2 étoiles qui, ainsi, voient leur taux d'occupation s'accroître”.
S'adapter à la clientèle
Le Parthénon, c'est également un restaurant qui fonctionne principalement avec la clientèle de l'hôtel : “nous avons très peu de clients de passage, avoue Franck Galas, mis à part ceux qui nous connaissent déjà. Car, il est toujours très difficile, y compris pour nous lorsque nous sommes des clients potentiels, de se décider à aller déjeuner ou dîner dans un hôtel : c'est un automatisme que nous avons du mal à acquérir. C'est la raison pour laquelle nous proposons des formules à notre clientèle, qui combinent l'hôtel et le restaurant. Mais, notre principe est la proximité et, pour ce faire, nous adaptons la cuisine aux types de clients. Les italiens, par exemple, préfèrent manger les pâtes en entrée avec la sauce à côté plutôt que dessus ; tandis que les allemands se porteront plutôt sur les viandes. De même, nous faisons en sorte d'anticiper les désirs de nos clients : untel qui dort avec deux oreillers ou tel autre qui prend un crème au petit déjeuner”.
Le Parthénon, c'est également un restaurant qui fonctionne
Ainsi, outre les formules séminaires de 44 à 120 € par personne, le Parthénon Hôtel propose des menus de 12 à 15 € et une carte attrayante : des entrées et des assiettes gourmandes de 6 à 11 € (salade landaise à fine de Xeres, brouillade nordique en puits feuilleté, rosace d'endives au roquefort, salade aux rissoles de saumon fumé, etc.), des plats de 7 à 12 € (filet de bœuf, andouillette de Troyes, tranche de campaïou gratinée et sa salade, manchon de canard rôti, choucroute garnie, vapeur de saumon à la crème d'oseille, fricassée d'encornets aux champignons, etc.), des pâtes de 6 à 7,5 € (sauce bolognaise, norvégienne, Carbonara, etc.), des tartiflettes de 8 à 9 €, des œufs brouillés et des omelettes de 4 à 8 € et les desserts de 3 à 5 €.
Finalement, la proximité demeure le maître mot du Parthénon Hôtel : “pour nos clients, conclut Franck Galas, le soir représente un moment de décompression après le stress de la journée. Ils se libèrent, se relâchent et aiment bien entamer une conversation avec nous. De notre côté, nous sommes attentifs à ce qu'ils nous disent de manière à pouvoir anticiper leurs demandes”.
Activités : hôtel, restaurant, discothèque, bar, séminaires, banquets, location de salles.
Hôtel : 85 chambres de 50 à 215 €
(dont une grande double et 2 suites).
Petit déjeuner à 7 €.
Restaurant : menus de 12 à 15 €, carte.
Séminaires : formules de 44 à 120 €.
Location de salles de 115 à 600 €.