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Visuel de l'introQuatre jeunes gens différents, animés d'un même désir de partager un plaisir, faire découvrir et découvrir. Envie de créer, inventer, voyager. La restauration est ainsi : une passion qui pour s'exprimer, demande le goût du partage, la curiosité pour la différence, la modestie pour toujours être capable d'apprendre.
José Lagorce


Frédéric MAILLARD

A 21 ans, Frédéric passe un bac ES puis décide
de suivre une mise à niveau en hotellerie avant d'intégrer le BTS.

2ème année de BTS “mercatique et gestion hôteliere”
Peut-on quitter ce que l'on considère à tort comme “la voie royale”, ce chemin tout tracé qui vous mène du bac général à l'université ou aux grandes écoles ?
Assurément. Et c'est sans doute la preuve de la vitalité que connaît la filière hôtellerie-restauration. Frédéric Maillard, 21 ans, en seconde année de BTS, passe un bac ES puis décide de suivre une mise à niveau en hôtellerie avant d'intégrer le BTS. Choix tardif ? Décision plutôt mûrement réfléchie. “Je voulais faire ce métier dès la troisième. Mais je n'étais pas très sûr de moi. Alors j'ai continué jusqu'au bac général tout en faisant des saisons. Et puis le contact avec les gens m'a manqué. J'ai alors intégré ce cursus”.
Si Frédéric a mis du temps avant de prendre sa décision, il a en revanche baigné dès son enfance dans l'univers de la restauration, ses parents possédant une crêperie à Saint Malo puis en Lorraine, établissements où il fit ses premières armes.
Son but ? Partir. Tenir une crêperie au Canada où il sait que la demande ne lui fera pas défaut. Et puis l'envie de découvrir d'autres horizons tout en vivant de sa passion. “Je me donne cinq ans pour partir. D'abord travailler ici et me constituer un capital de départ et puis aller combler ce manque de bonnes crêperies qu'ils subissent au Canada”.
Réaliser un rêve, c'est avant tout le préparer. Et en cela, la formation dispensée par le Lycée Paraclet semble adéquate : acquisition de connaissances approfondies sur la structure et le fonctionnement du marché de l'hôtellerie-restauration, publicité, marketing, formation comptable poussée… viennent compléter les cours pratiques de cuisine ou d'hébergement. Une activité qui selon Frédéric ne peut s'exonérer de trois qualités, source de réussite : disponibilité, passion, amabilité.
“Quand on se lance dans ce métier, on ne peut plus considérer les inconvénients. Ils font partie du travail. On n'a plus à compter ses heures par exemple”. Mais ce n'est pas pour autant que Frédéric Maillard abandonnera ses autres passions : vidéo, photos, VTT, et la mer qui - à Quimper - ne saurait se faire oublier. D'ici quelques années, nous pouvons faire le pari que les canadiens apprendront à reconnaître une crêpe bretonne.

José Lagorce