Le carnaval de Dunkerque est une institution. Nul dunkerquois ne peut y échapper. Les festivités perdurent… et durent près d'un mois. Une occasion sans pareil pour faire la fête et pourquoi pas du chiffre.
A Dunkerque, le Mac Arthur est en liesse tout le mois
Gauthier Lefebvre tenait un restaurant à Boulogne-sur-mer. Il l'a vendu avec le secret espoir de changer de ville : “Dunkerque est une ville qui bouge, elle est économiquement porteuse, son cadre et sa philosophie m'ont emballé”. Et le voilà depuis 18 mois à la tête du “Mac Arthur”. Avec une équipe de 7 personnes, le Mac Arthur fonctionne en pub brasserie midi et soir pour 48 couverts. Sa clientèle est essentiellement composée de dirigeants d'entreprise. De ce fait, il travaille au menu mais beaucoup aussi sur la carte, avec un large choix de poissons et coquillages.
Et c'est précisément cette clientèle là, qui lui a donné la possibilité de vivre pleinement le carnaval de Dunkerque : “j'ai découvert le carnaval l'année dernière avec une certaine appréhension. Or, cela a été fabuleux, une expérience formidable qu'il faut découvrir au moins une fois dans sa vie. En tant que novice, on a plongé dedans et on est resté très émerveillé”.
Le Mac Arthur a organisé en 2002, à l'occasion du carnaval de Dunkerque, 3 soirées privées les “avant-bal” et une journée ouverte à tout public “la bande de la citadelle”. Ces festivités demandent beaucoup de préparation et d'anticipation, pour un pur moment de bonheur. Gauthier renouvelle l'expérience cette année avec en commande un “avant-bal” supplémentaire. “les avant-bal sont en fait des soirées privées, que les entreprise réservent à leurs employés ou à leurs clients. Les invités arrivent vers 20h et repartent à minuit, coup d'envoi de la “bande” de la ville. C'est pour cela qu'on le nomme l'avant-bal. C'est une joyeuse folie, pendant laquelle nous avons pas moins de 110 personnes toutes déguisées bien entendu”. Avec les moyens du bord, beaucoup d'émotions et bien sûr d'anticipation, Gauthier vit ses soirées avec intensité. “ce qui est formidable, c'est que ces soirées sont de formidables vecteurs d'intégration. Les ouvriers se mélangent aux patrons dans une grande convivialité, il n'y a pas de clivage social”.
Gauthier apprécie ces moments d'exception mais cela lui demande bien sûr plus de travail, ainsi qu'à son équipe : aménagement de la salle pour libérer de l'espace, préparation du menu : sole et pochhevlech, commande des soles, approvisionnement en boisson (champagne notamment), puis après nettoyage, remontage de la salle. “il faut montrer à nos clients ce que l'on sait faire. Nous ne faisons pas un grand bénéfice sur ces soirées, mais elles nous amènent des clients potentiels car elles nous font connaître”.