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Rébecca Sabatier A 24 ans, apres un parcours atypique, elle a réussi a convaincre son entourage que la cuisine est un métier fait pour elle. Originaire de Montpellier, cette jeune fille déterminée n'a pas hésité à venir toute seule à Paris, dans un petit studio afin d'apprendre le métier qu'elle rêve d'exercer depuis des années. Son goût pour la cuisine lui vient de sa grand-mère qui lui a transmis son savoir. Puis, petit à petit elle a commencé à faire la cuisine chez elle. Le parcours de Rébecca n'est pas une ligne droite. En effet, depuis qu'elle est en classe de troisième, elle sait qu'elle veut travailler dans une cuisine, mais poussée par ses parents qui voulaient qu'elle fasse des études supérieures, elle passe d'abord un bac général agricole puis se lance dans un Deug de biologie. Cependant, elle sait très bien que ces études ne lui correspondent pas, elle décide alors de prendre un an de réflexion afin de s'assurer de son choix. Ce fut chose faite et elle s'est alors inscrite en lycée hôtelier. Certes ses parents sont inquiets, mais c'est surtout parce que le travail en cuisine est très difficile et en particulier pour une jeune fille. Mais ne pouvant s'opposer plus longtemps à sa passion, ils la laissent tenter sa chance dans le monde du CHR. Issue d'une filière générale, elle a dû faire une année de mise à niveau avant de pouvoir intégrer le BTS. Elle a déjà réalisé deux stages qui ont confirmé que ce métier était fait pour elle. Tout d'abord, elle a travaillé au Grand Véfour à Paris, qui a obtenu trois macarons Michelin. Ce furent 4 mois et demi très difficiles car dans un tel établissement
il faut savoir allier rigueur et performance. Aucune erreur n'est permise. Elle n'a donc pas hésité à travailler des après-midis entiers afin de rattraper son retard par rapport à d'autres étudiants qui auraient fait un BEP-CAP puis un bac pro. Ce fut une expérience extrêmement motivante et enrichissante pour Rébecca même si, au début, c'était très difficile. Son 2e stage s'est déroulé à Il Cortile, un macaron au Michelin, où elle a eu l'opportunité de prendre des responsabilités puisqu'elle était seule au poste pâtisserie. Elle était alors considérée comme une employée à part entière.
Comme on a pu le comprendre, elle n'a que des expériences en cuisine mais c'est parce qu'en réalité la gestion ou le service en salle ne l'intéressent pas. Plus précisément, ce qu'elle préfère dans ce métier, c'est la pâtisserie car elle demande minutie, harmonie et un certain sens artistique. Mais dans la profession, il n'y a rien qu'elle n'aime pas c'est comme dans tout métier, il faut passer par quelque chose qui plait moins pour pouvoir faire ce qu'on aime le plus. A l'issue de son BTS, elle a pour objectif de voyager en Europe afin d'acquérir différentes expériences et diverses techniques. Il faut être polyvalent et connaître de nombreuses choses dans ce métier, mais une chose est sûre, il faut être passionné !
Audrey Simond |
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Romain Burkli A 21 ans, fils de restaurateur, il sait ce qu,il faut faire pour réussir et il compte bien en tirer profit. Le parcours de Romain est très classique. Fils de restaurateur, il a toujours travaillé dans ce domaine et savait très bien à quoi il pouvait s'attendre en décidant de suivre les traces de ses parents (qui précisons-le, ne l'on pas du tout poussé dans cette voie). Il a donc commencé par un BEP, a enchaîné sur un CAP, un bac techno et enfin un BTS qu'il termine cette année. Cela fait donc déjà 6 ans qu'il travaille au lycée Jean-Drouant. Au départ, il n'avait pas prévu d'aller aussi loin et pensait s'arrêter après le CAP afin de sortir cuisinier, mais grâce à l'expérience de ses parents, il s'est rendu compte qu'il est très important lorsque l'on tient un restaurant de connaître également les aspects gestion, marketing, économie et droit.
Au cours de sa formation, il a eu l'occasion de réaliser 4 stages, tous très différents, mais aussi passionnants les uns que les autres. Il a commencé au restaurant Le Doyen, en cuisine au cours de son BEP, puis, il a obtenu la confiance du directeur du restaurant Le Laurent où il a travaillé en salle. Ce fut une expérience qui lui correspondait bien puisqu'il y avait beaucoup de découpe en salle. Son stage de bac pro a eu lieu dans un Relais & Château Loc Guenole. Enfin, il a travaillé au Millenium, au service commercial. Cette expérience, bien que très différente, était selon lui indispensable. C'est vrai, je suis très intéressé par la cuisine mais tout est enrichissant et il est nécessaire de savoir tout faire.
Pour avoir un bon restaurant, il faut une cuisine de qualité, bien sûr, mais aussi un bon service en salle et enfin un bon service commercial pour attirer les clients. Maintenant, à l'issue du BTS, il aimerait trouver un poste qui lui permette de mettre en pratique l'ensemble de sa formation et non pas uniquement le travail en cuisine. Je souhaiterais à terme avoir un poste de type responsable de la restauration dans un hôtel-restaurant. D'autre part, il projette de beaucoup voyager à l'étranger. C'est, selon Romain, nécessaire afin de revenir avec un bagage plus important en terme de techniques, de facilité pour les langues
Il y a toujours quelque chose à découvrir. Il conclut en expliquant que la plupart des restaurants à tendance exotique ont été ouverts par des restaurateurs partis à l'étranger puis revenus avec des idées neuves.
Audrey Simond |
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Jean-Baptiste Martial A 22 ans, avec un sourire permanent, il nous explique les raisons de son retour au lycée apres quelques expériences professionnelles fructueuses. Jean-Baptiste n'a peut être que 22 ans et pourtant, il a déjà une certaine expérience qu'il met à profit lors de son BTS. Né à Béziers, il a toujours vécu en région parisienne, ce qui l'a incité à se présenter au lycée Jean-Drouant lorsqu'il a décidé de se lancer dans les métiers du CHR. Il n'avait alors aucune expérience, ne serait-ce que furtive dans ces métiers, et pourtant il était convaincu de pouvoir devenir un excellent serveur. Cependant, dès son premier TP de cuisine, il a revu tout son projet de carrière en s'orientant davantage vers la cuisine.
En fait, il est entré à l'école hôtelière Jean- Drouant en septembre 98 où il a préparé puis brillamment réussi son bac technologique avec mention. En parallèle, il a passé ses épreuves de BEP et CAP de cuisine en candidat libre. Mais ce jeune homme extrêmement motivé en voulait encore plus. Il s'est donc présenté à deux concours en 2000. Il est ainsi arrivé second au Trophée Raymond Vedard et meilleur commis rôtisseur Ile-de-France. Puis, il est parti en Angleterre afin de travailler comme premier commis à Cambridge dans un hôtel-restaurant. Suite à cela, l'un de ses anciens professeurs, M. Blasco, connaissant parfaitement ses compétences, l'a aidé à entrer au Sénéchal en Aveyron, un macaron Michelin, comme chef pâtissier. Suite à cela, il est parti à Toulouse, toujours en tant que chef pâtissier mais cette fois-ci chez Gérard Guarigues au Pastel. Toutes ces opportunités lui ont permis de prendre des responsabilités et de s'enrichir professionnellement parlant. Ce sont avant tout des opportunités qui s'offraient à moi, l'histoire de rencontres. Fort de ces expériences, il a décidé de venir valider ses connaissances en se présentant au BTS du lycée Jean-Drouant. Si on veut avoir un minimum de prétention pour un poste, il faut avoir les diplômes qui vont avec l'expérience.
On ne peut se passer ni de l'un ni de l'autre. De plus, par l'intermédiaire de cette formation, il espère pouvoir continuer à rencontrer des personnes intéressantes et aussi avoir un peu plus de temps afin de recommencer à passer des concours, comme les championnats de France des desserts qui sont spécialisés en pâtisserie. Mais le retour dans le monde des études n'a pas été facile. Beaucoup de gens ne comprennent pas que je sois parti pour revenir quelques années après, mais ce sont ces mêmes personnes qui n'ont jamais vraiment travaillé. Les professeurs eux me soutiennent. En effet, il nous explique qu'il s'est rendu compte que lors des stages, on ne vit pas la vie d'un réel employé. Beaucoup de choses nous échappent, nous n'avons pas la même pression et donc, nous ne voyons pas la pratique professionnelle dans sa globalité.
D'autre part, l'école lui permet de faire un premier bilan, de prendre davantage confiance en lui mais aussi de se poser. Il a entrepris une réelle réflexion avec ses enseignants. Maintenant, dès qu'il aura passé son BTS, il espère repartir à l'étranger. Moi, je marche un peu à l'occasion : on me parle d'un poste qui semble intéressant, je pars quelle que soit la destination. Ce métier demande selon lui des sacrifices qu'il ne faut pas hésiter à faire, c'est pourquoi on ne peut pas l'exercer sans être passionné. Les bonnes places ne se libèrent pas facilement, il faut donc être bon et acquérir de l'expérience et de la maturité.
Audrey Simond |
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Guillaume Heintz Guillaume est actuellement en terminale au lycée Jean-Drouant. Il est revenu en France pour des raisons familiales après 3 ans passés en Suisse, durant ses études secondaires. Avec un père dans les métiers de bouche et ayant baigné dans le milieu depuis son plus jeune âge, il décide alors de s'inscrire au lycée hôtelier. Pendant son année de seconde, il passe en candidat libre le BEP. Sa première se déroule bien et en Terminale, il décide de passer à la vitesse supérieure en se préparant, avec l'aide de ses professeurs, au prestigieux concours Bernard Loiseau. Il passe alors, en février 2003, les épreuves de sélection et arrive en finale en avril. Il fait alors la fierté de son école en remportant le trophée et gagne alors un stage d'une semaine dans le prestigieux établissement de Bernard Loiseau. La brigade y est très professionnelle et lui apprend beaucoup. Mais là n'est pas la seule expérience de Guillaume. Il a déjà réalisé 3 stages en entreprise. Le premier, d'une durée de deux mois, il l'a passé dans la cuisine du Bristol, en compagnie du chef M. Frechon. Ce fut très enrichissant.
Pour le suivant, il était en salle, à Cannes dans un club privé. L'ambiance est très différente de celle de Paris. Enfin, le dernier s'est déroulé à l'hôtel du Louvre afin d'apprendre les différents métiers de l'hébergement. Mais même s'il aime tous les domaines de la restauration, son cur penche néanmoins vers la pâtisserie. Ce qui est passionnant dans ce domaine, c'est que même en étant simple commis on travaille sur les matières et le dressage. De plus, on doit être précis, avoir un certain sens artistique puisque l'on travaille notamment sur les volumes. Ce qu'il a parfaitement compris, c'est qu'il y a des qualités indispensables à avoir si l'on veut réussir. En effet, selon lui, il faut être passionné, courageux, avoir du caractère, être précis dans son travail, puis, dès que l'on commence à avoir une certaine expérience, être créatif. Ses projets sont encore un peu flous mais il va probablement intégrer l'école Ferrandi qui prépare en deux ans à un diplôme de l'école supérieure de cuisine française permettant de monter ou reprendre un établissement de restauration. D'autre part, il souhaite recommencer à faire des concours en 2004, comme par exemple le concours Kikkoman. Une chose est sûre, il préfère les petites brigades où l'équipe lui semble plus soudée et où il est plus facile de trouver sa place. Elles permettent en outre d'évoluer plus vite et de prendre plus rapidement des responsabilités.
Audrey Simond |
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