 Depuis plusieurs années, le CFA de Nimes-Marguerittes met son expérience au service des jeunes et des entreprises. Parcours de cinq jeunes, du CAP au Bac pro, qui se destinent aux métiers de la restauration. Elena Bou
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Nathalie LAPEYRE A 17 ans, cette jeune fille s'est lancée dans l,exercice de sa passion. A 17 ans, cette jeune fille dynamique a déjà choisi son métier. Malgré les mises en garde de son entourage, c'est bien en cuisine qu'elle voit son avenir : On m'a dit que c'était difficile, surtout au niveau des horaires. Mais moi je préfère être en cuisine le dimanche matin plutôt que de dormir. Pour cette première année de cuisine, en BEP, elle se sent bien sûr très motivée, même si peu de femmes embrassent cette carrière : Sur onze apprentis, nous sommes trois filles mais il n'y a pas de discrimination. Au contraire, j'ai l'impression qu'on nous préserve, quand il faut porter des choses lourdes, les garçons se proposent... dit-elle en souriant. Nathalie souhaite que plus de femmes se lancent dans cette carrière, même si on nous reproche de ne pas être assez fortes physiquement et moralement. A partir du moment ou des chefs femmes seront récompensées par des toques ou des prix, la profession s'ouvrira. A présent, c'est même elle qui cuisine pour ses parents. J'aime ça. Je ne suis pas gourmande mais gourmet et ça fait plaisir quand un plat est apprécié". Dans un avenir proche, elle souhaite passer son bac pro si je vois que je me sens bien dans cette branche nuance-t-elle. Comme Nathalie aime autant travailler le sucré que le salé, elle compte également étudier la pâtisserie pour trouver plus facilement un emploi mais aussi parce que cette discipline intègre une notion de décoration artistique où elle se réalise pleinement. Avant d'ouvrir sa pâtisserie, elle pense partir à Paris ou à l'étranger, pour voir comment on travaille ailleurs, mais de préférence dans une petite structure. Enfin, elle souhaite remercier le chef qui l'emploie et tout le personnel, car il lui ont montré les bases, comment être efficace en faisant de bonnes choses.
Elena Bou |
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Céline HEJL A 16 ans et demi, on trouve une rare motivation chez cette jeune fille qui n'hésite pas a se payer seule les études. Très vite, Céline a dû s'assumer financièrement et a fait quelques saisons, l'été, dans des restaurants ou des bars, avec des amis. ça m'a vraiment plu ! L'ambiance, le dynamisme qui est requis, le contact avec les clients
alors j'ai décidé de me professionnaliser pour travailler dans cette branche dit-elle, enthousiaste. Après un BEP Bioservices où l'on étudie également les rudiments du service, elle s'est orientée, cette année, vers ce BEP à dominante service. J'aime vraiment ce métier. Je ne connaissais pas la restauration classique. Ici j'ai appris la prise de notes, la découpe
On nous demande d'avoir un certain maintien, d'employer un langage soutenu et c'est bien pour ma culture. ça permet de s'élever, même si je fais la part des choses quand je parle à mes copines
Bien sûr, c'est avant tout le dynamisme et le contact avec la clientèle qu'elle apprécie être conviviale sans être familière, mais elle s'intéresse également à la cuisine. Avec deux heures de cours par semaine, cela lui permet de connaître les divers types de cuisson, les éléments de cuisine, et de ne pas être totalement novice dans ce domaine. Parfois il faut donner un coup de main, dans certains restaurants, on participe à la préparation. Avec ces cours, j'apprends, je ne me sentirai pas bête si on me demande d'aider. Après son BEP, Céline ne compte pas continuer les études car elle a du mal à trouver ses repères en ville. En fait, j'attends 18 ans pour me lancer dans une autre de mes passions, les chevaux. Mon expérience me permettra, de travailler à la campagne dans un ranch et de faire le service. Mais pour l'instant, elle est bien consciente du chemin à parcourir : Je veux encore m'améliorer côté langage et dans le domaine des alcools et des vins. Je n'aime pas l'alcool, alors c'est un peu difficile pour conseiller le client
Elena Bou |
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Virginie DEGOIS A 26 ans, son parcours exhaustif dénote un amour du métier et surtout, une volonté inébranlable. Elle aurait aimé faire les Beaux-Arts mais ses parents ouvriers ne pouvaient lui payer ses études. Virginie a donc choisi la cuisine après avoir discuté avec sa meilleure amie qui était dans la branche. Après un CAP cuisine en 94, elle passe une mention complémentaire en boucherie-traiteur puis se lance dans la vie active. Il y a quatre ans, elle est employée dans une auberge : La directrice m'a dit qu'elle m'embauchait si je reprenais mes études
Alors je me suis lancée. Virginie a donc rempilé pour un BEP, suivi d'une année de mention complémentaire dessert de restaurant avant de suivre un Bac pro cette année. Tout est lié, explique-t-elle. En travaillant spécifiquement un domaine, on apprend des petits trucs qui nous servent par ailleurs. Ces aptitudes, elle souhaite les mettre au service des gens modestes qui n'ont pas la possibilité de s'offrir un dîner au restaurant. ça m'a trop manqué quand j'étais jeune, alors je compte mettre de l'argent de côté et ouvrir une ferme-auberge pour la petite clientèle à mes 30 ans. Je pourrais travailler avec ma sur qui est agricultrice et avec mon frère, qui passe un Bac pro pâtisserie
Je verrai petit pour ne pas me casser la figure : deux ou trois chambres, quelques animaux et un potager, les gens pourront passer en cuisine pour apprendre à mitonner des petits plats
Cela demande une disponibilité de chaque instant, mais j'ai envie de vivre dans un petit coin isolé et c'est certainement un moyen de concilier vie privée et professionnelle. Pour conclure, Virginie souhaite remercier les professeurs qui font un boulot exceptionnel et qui n'est pas assez reconnu. Si lors de son premier CAP elle a subi une discrimination sexiste, elle se réjouit de la bonne ambiance qui règne dans ce CFA. Les professeurs sont toujours là, ils nous aident, nous soutiennent, sont souriants et attentifs. C'est grâce à eux que l'on voit ces résultats dans les centres de formation !
Elena Bou |
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Mickael BISCAYLET A 17 ans, il met toute sa spontanéité et son dynamisme au service de la restauration. Les études, ce n'était vraiment pas ça : Impossible de rester assis toute la journée sur une chaise ! Alors, quand un ami a passé un CAP Barman, Mickaël a eu un déclic. Il n'a cependant pas pu s'inscrire directement en apprentissage car il n'avait pas l'âge requis, alors il est allé en lycée professionnel où il a suivi une filière café-brasserie. A 16 ans, il a préféré s'inscrire dans la filière restauration, car il y a trop de bagarres dans les bars et ce que j'aime, c'est l'ambiance des restaurants gastronomiques. On lui a bien entendu exposé les problèmes liés à la profession, mais même si c'est un peu dur, en y ayant bien réfléchi, ce n'est pas un problème car j'aime ce métier. Après le CAP, Mickaël souhaite continuer par un BEP puis, s'il voit qu'il arrive à suivre, il tentera le Bac pro. Le problème, c'est qu'il faut passer en cuisine pour le Bac, et moi j'ai trop besoin du contact avec la clientèle". Ce sens du contact, Mickaël peut le développer dans le restaurant traditionnel qui l'accueille cette année. J'apprécie la tenue soignée, le maintien que l'on nous demande d'avoir. Il faut surveiller son langage et dans tous les cas, savoir gérer les clients parfois un peu difficiles. Avec un tel niveau d'exigence, il n'est pas étonnant que ce jeune homme vise la carrière de chef de rang ou de maître d'hôtel mais il faut étudier les langues et ce n'est pas mon fort
. Pour l'instant, il s'applique à bien étudier la sommellerie et les accords mets/vin car il est important de bien diriger le client. Avec ce sens du professionnalisme, Mickaël souhaite ouvrir, à terme, un restaurant gastronomique dans la région : Je prendrai un chef et moi je m'occuperai du service, on fera de la qualité !
Elena Bou |
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Laurie ASTORGA PEREZ "Si j'ai mis la barre haut, c'est que je vise les restaurants haut de gamme". Le monde de la restauration l'a très tôt intéressée. Laurie, s'est donc lancée dans un BEP cuisine au sein d'un lycée professionnel, mais être assise sur une chaise toute la journée n'était pas pour elle. Cette jeune fille dynamique a donc trouvé une formation qui lui permette de mettre en avant son enthousiasme : un Bac professionnel service et commercialisation. J'aime beaucoup la cuisine, mais j'ai choisi le service car je recherche le contact client. Bocuse a certes fait passer ses cuisiniers en salle, mais j'ai besoin de ce contact insiste-t-elle. Savoir s'adapter face au client et gérer les personnes difficiles est pour elle un défi à relever car j'ai un fort caractère et je suis spontanée". Défi qu'elle semble réussir puisque l'entente avec ses collègues au sein d'un grand hôtel nîmois est quasi-parfaite. Il est normal qu'on me fasse des remarques, car il faut progresser. Certaines personnalités sont par fois
difficiles à côtoyer, mais dans ce cas là il faut les cerner et se mettre en retrait tout en restant ferme. Elle se sent entourée car un jeune apprenti du CFA ainsi qu'un professeur pour adultes de ce même CFA exercent dans ce grand établissement. Contrairement aux autres apprentis, elle préfère travailler dans une grande structure car c'est un avantage sur un CV. Si j'ai mis la barre haut, c'est que je vise les restaurants haut de gamme précise-t-elle, forte d'une assurance infaillible. Ayant comme objectif le poste de maître d'hôtel, elle souhaite travailler en Grande Bretagne afin d'en maîtriser la langue. Préalablement, elle souhaite approfondir certains sujets comme la sommellerie dont elle ne possède que les bases, mais nul doute que cette jeune femme de 19 ans, pleine d'assurance, souhaite se frotter rapidement à la vie active.
Elena Bou |
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