
Les frères LAborie
Hôtel Restaurant et cabaret : Le Virginia
Au cur de la Provence, un établissement classique
et atypique, un mélange insolite distillé avec brio par ses
propriétaires...
L'histoire est un éternel recommencement...
Les différents propriétaires qui ont habité cette bâtisse
de deux étages, construite au 17ème siècle à
Sorgues, tout près d'Avignon, ont tous un profil très différent.
La bâtisse est d'abord une maison de Maître jusqu'à la
fin du 19ème siècle, puis est rachetée vers 1900 par
une riche mécène passionnée par la musique qui hébergeait
souvent les musiciens, en échange de leur talent pour cet art. Autre
époque, autre fonction, en 1936, c'est en auberge de jeunesse que
le lieu se transforme, puis, repris par la paroisse de la ville, loge une
confrérie religieuse.
En 1945, c'est l'heure de la libération et de la fête : à
nouveau rachetés par d'autres propriétaires, ces murs abritent
alors, pendant 4 ans, un dancing nommé « le Lapin Bleu ».
Des années 50 au début des années 80, notre grande
maison de 2400 m2 redevient une pension de famille. C'est en 1984 que la
famille Laborie s'y installe. Commerçants depuis des générations,
et bien avant que le Virginia devienne leur affaire, les Laborie ont toujours
travaillé dans le milieu de l'accueil et du service, officiant dans
d'autres établissements, du bar à la station service.
Christophe et Raphaël, les deux fils, sont donc « tombés
dedans quand ils étaient petits ». En 1990, ayant chacun
fait leurs chemins, ils décident de revenir à la source, et
d'aider à la pérennisation de l'entreprise aux côtés
de leurs parents, aujourd'hui à la retraite. Tous deux sont désormais
à la tête du Virginia, et se font un honneur de le gérer
selon leurs valeurs : qualité d'accueil et d'animation, les deux
piliers de leur réussite ! En effet, le Virginia présente
le triple avantage d'être un « hôtel-restaurant-cabaret ».
C'est donc ici que la boucle est bouclée : la musique reprend ses
droits et retrouve la place qu'elle avait eue, au début du siècle
dernier, dans ce même lieu. « Nous sommes les premiers à
nous en réjouir, avouent les deux frères : nous-même
musiciens, nous réussissons à joindre l'utile à l'agréable
en trouvant tout à la fois le bonheur de pouvoir accueillir nos clients
sous notre toit pour les restaurer et les loger, et celui de jouer sur scène »,
le tout avec une convivialité innée.
Zoom sur l'hôtellerie
Le Virginia présente 15 chambres, équipées de tout
le confort nécessaire (dont télévision sur le câble).
De plus, les pensionnaires ont une terrasse ensoleillée, une piscine
ouverte, un jakusi et un solarium à leur disposition. Classé
deux cheminées dans le guide des Logis de France, l'hôtel assure
un service d'une qualité reconnue. « Nous avons choisi
d'adhérer à la chaîne des Logis de France, précise
Christophe, l'aîné, non seulement pour cette reconnaissance,
mais aussi pour le sérieux de cet engagement : des contrôles
de qualité sont régulièrement faits pour valider le
maintien de notre classification. De plus, cela nous permet de nous faire
connaître partout en France et même à l'étranger ».
L'intérêt de ce métier ? « Celui d'accueillir
des personnes de tous horizons, et prendre soin d'eux, comme si on les invitait
dans notre propre maison ». En effet, Christophe, Raphaël
et leur équipe sont toujours là pour répondre aux questions
de leurs clients, leur proposer des circuits de visite touristique (la région
en regorge !), les conseiller pour leurs achats de vins régionaux...
etc.
Leur publicité ? Elle passe bien sûr par le guide
des Logis de France, par quelques parutions dans des journaux locaux, mais
aussi par le biais d'internet, où leur site est présent depuis
déjà quelques années, Christophe s'étant également
passionné très tôt pour ce mode de communication. Cependant,
le bouche à oreille est encore le meilleur moyen d'avoir une clientèle
régulière.
Si l'hôtel restaurant est ouvert 7 jours sur 7 d'avril à septembre,
l'établissement axe plus son activité, durant l'automne et
l'hiver, vers la restauration et le spectacle, les pensionnaires étant
moins nombreux.
Le Virginia : un esprit unique
Ce que Christophe et Raphaël apprécient avant tout, c'est leur
liberté : en tant que propriétaires, ils gèrent leur
établissement à leur guise, en dictent les règles et
n'ont de compte à rendre à personne, si ce n'est à
leur clientèle ; ainsi, tout se passe dans les meilleures conditions.
Par exemple, l'établissement possède une cave qui fait toute
la superficie d'un étage, aujourd'hui inexploitée. Cet espace
leur permettrait d'installer une scène plus grande, de servir plus
de couverts, et donc de recevoir plus de clients. Mais cela impliquerait
aussi de redimensionner leur concept actuel. « Faire plus de recette
n'est pas notre but. La salle de spectacle actuelle nous donne des résultats
qui nous comblent : elle peut contenir une soixantaine de convives à
table et la sonorisation est parfaite ; l'ambiance qui y règne les
soirs de représentation est magique, comme si cette pièce
faisait partie intégrante de cette magie. Cela limite le nombre de
couverts, mais nous voulons garder cette sorte d'intimité avec le
public : c'est finalement un atout ».
En plus de leur groupe, « Les Laborie », de nombreux
invités de marque sont venus fouler leurs planches pour participer
aux spectacles : entre autres Laurent Géra, Patrick Bosso ou Michel
Leb, ainsi que d'autres artistes, moins connus mais tout aussi prometteurs...
Comment résister à un tel programme ?
Pour les personnes qui souhaitent néanmoins ne pas assister
à ces représentations, les soirs de spectacle, il leur est
tout à fait possible de se restaurer plus au calme, dans une autre
salle à manger insonorisée qui propose 30 couverts supplémentaires,
meublée dans un style très « cosy ». Ainsi,
chacun est satisfait !