
Jean Pierre Navaro et une partie de son équipe
Le Moulin à Pâtes : L'amour et l'art de la cuisine
Lorsque, en 1976, Jean-Pierre Novaro reprend l'entreprise
familiale de fabrication de pâtes fraîches, « le Moulin
à Pâtes », fondée en 1958, il crée
aussitôt une activité traiteur. Aujourd'hui, l'activité
ne cesse de croître. Le secret de cette réussite tient dans
la conception que Jean-Pierre Novaro se fait de son métier : une
passion et un art. En outre, il a su transmettre l'amour de son métier
à ses enfants qui se destinent à reprendre le flambeau.
La recherche du goût
En 1958, François Novaro, le père de Jean-Pierre Novaro, fonde
« le Moulin à Pâtes » : l'activité
principale était alors la fabrication de pâtes fraîches
et farcies. Mais la passion de Jean-Pierre va bientôt tout changer
: « avant même d'entreprendre mes études au Lycée
Hôtelier de Toulon, avoue-t-il, j'avais décidé de devenir
cuisinier ». Ces études commencent en 1974 et se terminent
3 ans plus tard avec un Baccalauréat Professionnel ainsi qu'un C.
A. P. de saucier. Les études achevées, Jean-Pierre Novaro
reprend l'entreprise familiale : « en 1976, précise-t-il,
on a créé le traiteur et durant une dizaine d'années,
j'ai travaillé avec la grande distribution. Je leur fournissais des
pâtes fraîches. Mais j'ai décidé d'abandonner
au milieu des années 80, car il n'y avait plus aucun plaisir à
exercer ce métier : l'aspect artisanal avait totalement disparu au
profit du volume ».
C'est à ce moment-là que l'activité du Moulin à
Pâtes a éclaté avec le Moulin Gourmand : « c'est
quand j'ai eu du personnel que j'ai pu développer l'activité,
explique Jean-Pierre Novaro, car aussitôt il y eut une brigade de
cuisine et une pâtisserie avec 8 personnes en permanence. De sorte,
poursuit-il, que je peux dire que c'est avec eux que s'est développé
le traiteur ». Aujourd'hui, en effet, le Moulin à Pâtes
est spécialisé dans les réceptions, du cocktail aux
grandes réceptions, mais n'a pas abandonné sa première
activité, la fabrication des pâtes, puisque le Moulin à
Pâtes continue de livrer 140 boucheries et possède un magasin
dans le centre de Toulon. La prestation est complète, du repas à
la décoration et à l'animation. « Nous travaillons
toute l'année, avoue Jean-Pierre Novaro : nous avons déjà
38 mariages prévus pour 2002. Dans l'ensemble, poursuit-il, nous
avons principalement une clientèle fidèle ».
Mais Jean-Pierre Novaro a voulu privilégier le particulier : « pour
2 raisons, précise-t-il. D'abord, parce que les budgets des structures
collectives sont généralement plus limités. Ensuite,
et surtout, parce que l'approche de notre métier n'est pas le même
avec les collectivités : c'est un travail qui ressemble à
celui que l'on fait avec la grande distribution. Or, ce qui me passionne
dans ce métier, c'est la recherche du goût aussi bien en ce
qui concerne la cuisine proprement dite que la décoration d'une salle
ou des assiettes. Car, poursuit-il, on peut tout à fait respecter
les règles sanitaires et continuer de proposer des produits de qualité.
La force de la cuisine française, c'est non seulement sa qualité,
mais encore tout ce qu'il y autour : le service, la décoration des
plats, etc. »
Une passion partagée
C'est d'ailleurs ce souci du goût qui caractérise l'une des
modifications essentielles de la clientèle depuis une dizaine d'années
: « ce qui était vrai il y a 10 ans, avoue Jean-Pierre
Novaro, est à présent complètement révolu, par
exemple un rôti avec des petits farcis. Aujourd'hui, la clientèle
recherche la qualité et une prestation complète, c'est-à-dire
une cuisine riche et complexe, accompagnée de tout un travail sur
l'assiette. D'ailleurs, remarque-t-il, le service à l'assiette était
dédaigné il y a 10 ans, car considéré alors
comme l'apanage des snacks. De même pour certains produits comme le
potiron et la figue, qui étaient dévalorisés il y a
quelques années. C'est la raison pour laquelle certains de mes collègues
ont décroché : ils n'ont pas su s'adapter aux nouvelles attentes
des clients. En même temps, il n'y a pas véritablement de secret
de la réussite : c'est la passion qui permet la découverte
de nouveaux produits et de nouvelles façons de faire ».
Cette passion est d'autant plus nécessaire que la clientèle
elle-même a changé : « les gens sont plus connaisseurs
et plus cultivés qu'avant. Ils connaissent certains produits pour
les avoir déjà goûtés. C'est pourquoi, poursuit-il,
pendant les quelques vacances que je prends, j'en profite pour aller dans
des salons, pour visiter des caves et des amis traiteurs ou restaurateurs,
pour acheter des livres sur la cuisine de la région. C'est cette
même passion que j'essaie de déceler chez mes employés
: lors d'un entretien, par exemple, je leur demande avant tout leurs motivations
et ce qu'ils achèteraient, par exemple, s'ils entraient dans une
librairie ». Le Moulin à Pâtes est le lieu d'une
passion partagée pour la cuisine, dont Jean-Pierre Novaro ne peut
pas parler sans les larmes aux yeux : « il faut certes s'entourer
de professionnels, avoue-t-il, mais il est plus essentiel encore d'avoir
autour de soi des gens passionnés, car quand il y a une véritable
flamme en chacun, alors les choses se passent et se font beaucoup mieux.
Au Moulin à Pâtes, nous partageons une cause et une passion
communes : la cuisine ».
C'est cette passion commune qui
fait la haute qualité des produits que propose le Moulin à
Pâtes : les formules apéritifs, de 1, 52 e (10 F) à
9, 91 e (65 F) par personne, avec, entre autres choses, un Chausson aux
anchois, une Tartelette à la fritta, une Bouchée à
la mousse provençale, un Croûton à l'anchoïade,
une Brioche frou-frou ou une Tartelette aux pointes d'asperges ; des menus
campagnards pour 19, 82 e (130 F) ou 22, 87 e (150 F) par personne, où
l'on pourra choisir un Saumon Bellevue ou farci en broche sur lit de cresson,
un Rôti rosbif avec tomates, champignons et courgettes farcies, ou
un Gigot d'agneau/rosbif avec tomates provençales et champignons
farcis, Gâteau de soirée et Pièce montée ; à
la carte, on aura le choix, parmi les poissons et crustacés, entre
une Lasagne de Homard breton au coulis de crustacés, un Filet de
rouget poêlé, mille feuilles boulanger et pain aux olives,
ou des Saint Jacques marinées sur piperade aux lardons ; les volailles
avec un Chapon rôti au jus, fleurs de courgettes farcies, un Pigeon
farci à la pancetta sur beignet Savoyard ou une Mitonnée de
lapereau en persillade ; des viandes avec un Croustillant d'agneau au thym
et à la sauge, un Médaillon de veau aux écrevisses,
une Mitonnée de porcelet aux jeunes légumes, une Epaule de
chevreuil roulé Villeroy ou un Fondant d'agneau aux aubergines.
La qualité de la cuisine du Moulin à Pâtes réside
dans le savoir-faire et la passion de Jean-Pierre Novaro, mais également
dans son essence même : « c'est une cuisine riche et savoureuse,
avoue-t-il, car j'essaie de retrouver des saveurs authentiques. Mon principe
est que je ne fais que ce que je sens être vrai : je ne tente jamais
de mélange hasardeux. Car il y a des règles à respecter,
même si on y apporte une touche personnelle. Autrement dit, conclut-il,
l'essentiel de ce métier est non seulement de l'aimer, mais encore
de savoir rester humble : depuis 26 ans que j'exerce cette activité,
j'en apprends tous les jours, car on ne maîtrise jamais totalement
ce métier ». L'humilité de Jean-Pierre Novaro est
à la hauteur de la qualité et de la saveur de sa cuisine et
le Moulin à Pâtes est une adresse à connaître
et à retenir.

Le Moulin à Pâtes
Le Moulin à Pâtes : L'amour et l'art de la
cuisine
Le Moulin à Pâtes
Quartier Les
Penchiers 83210 Salliès-Ville
Activités : traiteur, organisateur de réception,
fabrication de pâtes fraîches.
Type : mariage.
Nombre : 160 personnes.
Repas : buffet d'apéritifs et de Hors d'uvre
; Mille-Feuille de Homard breton ; trou normand ; Médaillon de veau
aux écrevisses ; fromages ; desserts ; mignardise et café.
Service : Maître d'hôtel, Sommelier,
Barman, un serveur pour 30 personnes.
Prix : 39 e (260 F) par personne
Tél : 04 94 48 42 30
Fax : 04 94 48 77 89 Magasin de Toulon : 04 94 89
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