Avec ses deux départements Hôtellerie et Restauration,
l'Ecole Hôtelière de Vannes propose une formation complète
et de qualité à ses élèves. L'objectif est de
répondre avec précision aux besoins des professionnels pour
que les stagiaires, bien formés, réussissent dans leur métier.
Des apprenties gouvernantes dynamiques
et ambitieuses
Mais qui pourraient le mieux décrire leur formation que les élèves
eux-mêmes ? Sandra Tuault, Coralie Tollemer et Sandrine Quideau préparent
le brevet professionnel de gouvernante par apprentissage. Charmantes et
souriantes, elles distillent avec passion et enthousiasme les mérites
et l'originalité de leur formation qui s'étale sur deux ans.
Leur parcours diffère mais l'ambition est identique ; Bac professionnel
Salle en poche, Sandra, 21 ans, explique son choix, « j'aime la
propreté et le rangement. Je souhaitais rester dans la profession.
Les horaires de travail ne me dérangent pas, on peut ainsi avoir
une vie de famille ». Coralie a 20 ans et est titulaire d'un CAP/BEP
cuisine mention complémentaire accueil, réception et hébergement,
« j'ai travaillé en chambre, cela m'a plut et de là
je me suis orientée vers le métier de gouvernante ».
Sandrine dispose d'un profil différent mais original, car après
l'obtention du Baccalauréat STT-ACC et quelques petits boulots d'appoint,
le déclic s'est produit ; « Un reportage à la télévision
sur le métier de gouvernante » a convaincu cette jeune
femme de 24 ans.
Ainsi, toutes les trois se sont engagées pour deux ans à suivre
l'enseignement général et technique de l'école. Au
programme, anglais, comptabilité, gestion prévisionnelle et
indicateurs significatifs, expression française et ouverture sur
le monde, bureautique. Du point de vue technique, Sandra, Coralie et Sandrine
découvrent et approfondissent plusieurs domaines : l'environnement
économique des entreprises hôtelières, la législation,
les caractéristiques du produit, le matériel et produits d'entretien,
l'hygiène, l'organisation du service, la relation interpersonnelle
et le client. Objectif, former des techniciens capables d'exercer des fonctions
de gouvernant(e)s et à terme d'assistant(e) gouvernant(e)s général(e).
« C'est un métier très peu connu mais qui se caractérise
par une très grande demande, donc c'est positif » souligne
Pascale Helias, adjointe de direction du département hôtellerie,
qui encadre ces jeunes femmes. Celle-ci nous dresse par ailleurs le portrait
type de la gouvernante : « Elle est organisée, exigeante,
diplomate, méticuleuse. Elle aime le contact avec les clients, c'est
une bonne gestionnaire qui sait manager une équipe. C'est aussi la
responsable de la décoration des chambres, des couloirs, des halls
et des parties communes. Sans oublier l'importance des fleurs, la gouvernante
est amenée à faire et à refaire les bouquets. La discrétion
est importante car il faut respecter l'intimité du client ».
Lorsqu'elles conversent de ce métier, leur sourire et leur bonne
humeur traduisent une motivation certaine. « Il faut que tout
soit impeccable, les chambres doivent être nettes. C'est un poste
à responsabilité ». Car, en fait, ce qui traduit
et synthétise le poste et le métier de gouvernante peuvent
se résumer ainsi : confiance, respect et responsabilité. En
effet, pour Coralie, Sandra et Sandrine, « La gouvernante, c'est
l'assistante, la confidente, la dame de compagnie des clients ».
Ce ne sont pas de vaines paroles dénuées de sens car ces jeunes
demoiselles, dans le cadre de leur formation en alternance, enrichissent
leur enseignement théorique par des expériences concrètes
: au Sofitel de Quiberon pour Sandra, chez Lucien Barrière à
Deauville et La Baule pour Coralie, et dans un « Village Vacances,
Pierre et vacances » au Cap Esterel pour Sandrine. Ces établissements
côtés constituent un plus pour l'expérience des jeunes
femmes.
Côté pratique, l'enseignement passe aussi par des exercices
dans une chambre d'application à l'école. Cette reproduction
de chambre d'hôtel permet de s'entraîner ; « on frappe
et on se présente, on fait le contrôle de la chambre, cela
va des plaintes au lit ; en fait, tout ce qui est visuel. Car tout doit
être propre, impeccable, le client ne doit manquer de rien. Le client
est roi ».
En effet, c'est la gouvernante qui l'accueille, lui explique le fonctionnement
des chambres, « on défait les bagages et on range les vêtements
; nous répondons aux besoins du client », cela peut passer
par le changement du mobilier, l'apport de fleurs, ou tout autre volonté.
« Le client peut être mécontent. Les litiges font
partie du système, alors on se rattrape ».
Sandra,
Coralie et Sandrine sont catégoriques, « c'est un métier
valorisant et agréable ». Pour Sandra, « on peut
monter les échelons et prendre des décisions. Ce que j'aime,
c'est manager », Sandrine pense « qu'après quelques
années comme gouvernante, je poursuivrai dans le domaine du management,
de la conduite d'équipe ». Les projets ne manquent pas
donc, « J'aimerai bien partir en Australie car j'ai de la famille
et des amis là-bas... » confie Coralie. Ces jeunes femmes
sont ambitieuses, à l'image de leur école.
Caviste, faire aimer le vin
L'Ecole Hôtelière de Vannes dispense aussi une formation de
caviste « technicien en conseil et commercialisation des vins ».
Frédéric Rousseaux suit une formation sur huit mois qui s'achèvera
au mois de mai prochain « dans le cadre de ma reconversion car
cela fait 16 ans que j'étais Maître d'Hôtel dans la Marine
Nationale ». Ce brestois de 34 ans souligne son intérêt
et sa motivation par le fait que « le vin m'intéressait,
j'avais envie d'en savoir beaucoup plus pour en faire un métier ».
Les cours dispensés sont complets, du conseil à la commercialisation,
en passant par la gestion humaine et la dégustation. Charles Lichtle
est un nologue diplômé qui encadre ses élèves,
« il s'agit d'un apprentissage de la dégustation par une
analyse sensorielle à travers le goût, la vue et l'odorat à
partir d'échantillons de vins. L'objectif est de décrire,
d'émettre un jugement de qualité, de mettre un nom sur une
sensation et de traduire ce que les sens transmettent par la perception. »
Bref, tout un programme que les élèves doivent assimiler et
être capable de retranscrire lors d'exercices et des stages.
Frédéric doit effectuer un stage chez un caviste de Brest
pendant les fêtes de fin d'année. « Etre caviste,
cela signifie travailler dans une cave à vin, que la surface de vente
soit petite ou grande. Le caviste rencontre les viticulteurs pour choisir
les vins à commander. Il faut faire partager cet intérêt
aux clients et goûter le vin est une tradition pour les métiers
de ce type. J'aime rencontrer les gens, aller sur le terrain, en fait j'aime
le métier en soi ». Frédéric doit donc s'entraîner
et s'exercer sur tous les types de vins, les cours sont indispensables pour
la connaissance des vins de régions, des cépages.
L'intérêt de ce métier est clair dans son esprit, « on
peut apprendre tout le temps, on évolue et on se remet tout le temps
en question. C'est un métier porteur, le vin se vend bien. »
Après sa formation, il souhaite travailler chez un caviste pour l'expérience
et après « soit ouvrir une cave... soit partir à
l'étranger ».
Installée depuis 1988 dans la zone d'activité du Parc d'innovation
de Bretagne sud, l'école hôtelière de Vannes se caractérise
par son dynamisme et ses fondamentaux. Créé en 1974, et suite
à de nombreuses évolutions administratives et péda-gogiques,
cet institut se consacre à la formation des élèves
soucieux de leur avenir professionnel et désireux de s'engager dans
les secteurs de la Restauration et de l'Hôtellerie.
Qualité et compétence au service des élèves

Dans un cadre de verdure et d'innovation technologique et mercantile, tous
les atouts semblent être présents pour former de bons professionnels.
Marc Foucher est le Directeur Adjoint de l'Ecole Hôtelière
et Directeur du département restauration. « Nous travaillons
sur la qualité, c'est un cap à maintenir. Lorsque nous rencontrons
les futurs stagiaires, il doit en découler un projet pour répondre
aux exigences de ce métier. Cela doit déboucher sur un emploi
à terme ». Le leitmotiv de cette formation est clair et
cohérent, « il faut coller aux besoins des professionnels ».
Dans cette optique de réussite et de projet professionnel,18 cycles
complets sont développés. Pour le département hôtellerie,
des formations de directeur ou assistant de direction, de gouvernante option
réception, d'assistant pluricompétent en réception
et salle, d'employé polyvalent d'étages et d'adjoint de direction
en hôtellerie et restauration sont dispensées. Le brevet professionnel
de gouvernante par apprentissage est en outre proposé.
Du côté
restauration, les formations sont hétéroclites ; sont développés
les cycles de chef de cuisine, de caviste par apprentissage et de caviste
« technicien conseil en commercialisation des vins »,
de pâtissiers de restaurant, de barman, de cuisinier pâtissier,
de serveur barman, de serveur de restaurant, de cuisinier ou commis de cuisine.
Un contrat de qualification salle et cuisine est aussi possible. A noter
que l'école hôtelière de Vannes forme crêpiers
et pizzaioli.
Chaque formation dispose de conditions d'admission particulières
et d'études spécifiques. Les objectifs sont clairement définis
et ne souffrent d'aucune insuffisance. Il s'agit de dispenser le meilleur
enseignement possible à des élèves motivés et
dynamiques, c'est la condition sine qua non pour que chacun puisse obtenir
satisfaction. Ainsi, 13 permanents et 50 vacataires au sein de la formation
accompagnent les quelques 700 stagiaires par an dans leur apprentissage.
Rien n'est laissé au hasard et l'école dispose de locaux modernes
adaptés à chaque cycle ; les élèves peuvent
ainsi se former et se perfectionner. A leur disposition deux restaurants
d'application, une crêperie et pizzeria, un amphi cuisine, une salle
de dégustation, deux cuisines d'application, une chambre d'application,
deux laboratoires pâtisserie, une salle d'informatique, un média
centre et une salle de réception.