
C'est un métier dans lequel je me sens à l'aise,
car j'aime le contact avec les clients.
Le Café Carré à Nîmes :
où le passé contemple le présent
La Maison Carré de Nîmes est l'un des plus
célèbres monuments romains du monde.
C'est à l'ombre de ce passé dressé au milieu la place
du même nom que le Café Carré et ses propriétaires,
François Ericher et Jean-Claude Coulet ont choisi d'élire
domicile.
Un choix éminemment stratégique, puisque le Café Carré
se situe sur l'axe touristique principal de Nîmes.
Du monde de la nuit à celui de la lumière
Tout le monde, ou presque, a déjà entendu parler de
Nîmes, cette ville où les siècles se fondent les uns
dans les autres, où le passé est présent à chaque
coin de rue. L'architecture contemporaine se mêle à celle du
Grand Siècle et du Siècle des Lumières ; l'Antiquité
se dresse, ici ou là, laissant à l'imagination le soin des
reconstructions plus ou moins vraisemblables : l'arrivée des troupes
impériales au plus haut de leur gloire ; une vie luxueuse de plaisirs
et de débauches ; les combats et leurs mises à mort. Nîmes
a préservé son passé pour mieux saisir son présent
: la fameuse Feria, qui fête cette année son cinquantenaire,
est la continuation de cet enthousiasme et de cette allégresse propres
aux peuples du sud.
Se confondent à nouveau le goût du jeu et la peur de
la mort sous une chaleur écrasante et un soleil qui ne laisse à
aucune ombre le soin de nous écarter de nous-même. Nîmes
est tout cela, et plus encore : des rues commerçantes peuplées
de jeunes, et de moins jeunes, qui ne se lassent pas d'aller et venir à
l'ombre des maisons ; des cafés et des restaurants bondés
où il fait bon déjeuner et bronzer.
C'est cette synthèse fabuleuse et extraordinaire que représentent
le Café Carré et ses propriétaires, François
Ericher et Jean-Claude Coulet : déjeuner, fraîcheur et bronzage
sous le regard parfois inquiétant de cette fameuse Maison Carré
dont les pierres portent encore la marque de l'inachèvement du temps.
François Ericher a en effet une longue expérience du
métier : « jusqu'en 1998, précise-t-il, j'ai exercé
dans bon nombre de discothèques de la région et je suis passé
par toutes les étapes, de D. J. à la gestion d'un établissement.
Mais, si le monde de la nuit a des aspects attirants, au bout d'un certain
temps il provoque également une certaine lassitude. C'est pourquoi
mon associé et moi, qui nous trouvions à un moment charnière,
avons voulu changer ».
Ce changement fut assez rapide : « nous cherchions un établissement
bien placé, explique François Ericher. Nous en avons visité
un certain nombre, mais peu nous convenaient. C'est alors que nous avons
eu la chance de tomber sur l'ancien propriétaire du Café Carré
qui voulait vendre. Nous avons saisi l'occasion et l'affaire s'est conclue
rapidement ».
Un emplacement idéal
Le Café Carré est en effet idéalement situé
: « nous nous trouvons à l'arrière de la Maison
Carré sur l'axe touristique principal, les Arènes étant
à 5 minutes. Autant dire, poursuit François Ericher, que notre
activité se situe à l'extérieur, sur une terrasse d'environ
150 places ».
La clientèle du Café Carré se répartit
donc sur 2 périodes : « du mois de mars au mois d'octobre,
explique François Ericher, nous avons essentiellement une clientèle
touristique, à laquelle s'ajoutent les habitués, car la place
sur laquelle nous nous trouvons est baignée de lumière la
journée et, le soir, on peut profiter d'une fraîcheur très
agréable. Pour dynamiser l'activité, nous avons décidé
de proposer un service de restauration au déjeuner à partir
du week-end de Pâques jusqu'à la fin septembre. Cela représente
environ 50 couverts par jour.
En revanche, du mois de novembre au mois de février l'activité
tourne au ralenti avec une clientèle d'habitués ».
De ce fait, la relation à la clientèle est également
scindée en 2 : « si les rapports avec les habitués
sont assez proches, précise François Ericher, la clientèle
touristique en revanche vient chercher un service. Mais, dans les deux cas,
tout se passe bien.
En général, les habitués viennent au moment de
l'apéritif et s'installent en salle ou au comptoir, tandis que les
touristes s'assoient en terrasse, car ils veulent profiter du cadre. Cela
signifie qu'ici l'apéritif n'est pas mort, mais on le doit davantage
à l'emplacement qu'aux habitudes des clients, car pour la plupart
des bars de quartier, c'est fini. Autrement dit, l'essentiel de notre activité
est lié à l'emplacement du Café Carré ».
Il faut dire que le Café Carré offre un choix important
de produits aussi bien du côté de la limonade que du côté
de la restauration. Pour le premier, outre les boissons chaudes et froides
traditionnelles, de 1,4 à 3,5 , on trouve des cafés
ou chocolats aromatisés au caramel, au sucre vanillé, à
l'amande, à la Macadamia ou à la cannelle ; un grand choix
de glaces également, alcoolisées ou non, de 3,1 à 6,9
comme la Colonel (sorbet citron et vodka), la Coupe Kula (café,
crème de café, kahlua et vodka) ou la Bounty (vanille, chocolat,
sauce chocolat, malibu et chantilly).
Concernant les alcools, le Café Carré offre une importante
carte de bières, de 3,1 à 10,5 , réparties en
Bières du monde avec, entre autres, la Bière du Démon
12°, la Bud des USA, la Sol du Mexique, la Tsingtao de Chine, la Ch'Ti,
la Douglas ou la Foster's ; les brunes, avec la Trappiste de Chimay Bleu
ou Rouge, la Guinness ou la Pelforth ; les ambrées, avec la Kwak,
la Orval ou la Trappiste de Westmalle ; les spéciales, avec la Kingston
au rhum, la Desperados à la tequila, la St Louis Framboise, la Mort
Subite Gueuse ou Kriek ; les pressions avec la Hoegaarden blanche, la Leffe,
l'Adelscott au malt à Whisky ou l'Affligem. Les amateurs d'alcools
plus forts pourront aussi être satisfaits : des cocktails classiques,
au rhum, à la vodka ou au gin de 6,9 à 10 .
Du côté de la restauration, outre les traditionnels sandwichs
de 3,5 à 6,1 , le Café Carré offre la possibilité
de choisir des salades de 7,7 à 9,2 : la Café Carré
(salade verte, petites bouchées fourrées à la brandade
et à la tapenade, pâtés nîmois), la Chèvre
au miel de lavande (salade verte, fromage de chèvre, toasts, miel
de lavande, tomates), la Romaine (ufs durs, olives noires, pignons,
parmesan, salade verte), la François (poulet, ufs durs, taboulé,
tomates, salades verte), la salade de canard (magret fumé, rillettes
de canard, figues, salade verte) ou l'Assiette de poisson (Saumon fumé,
crème citronnée, salade verte) ; des plats de 3,8 à
7,7 : Taboulé, Croque-monsieur et salade ou une Paella et
un verre de vin.
Finalement, le Café Carré bénéficie
de la convergence de deux éléments : le sens du contact de
la part de ses propriétaires et la dynamisation de la ville de la
part de la municipalité.
« C'est en effet un métier dans lequel je me sens à
l'aise, avoue François Ericher, car j'aime le contact avec les clients.
En même temps, ce contact est rendu possible et favorisé par
toutes les manifestations que met en place la municipalité. Cette
année, nous fêtons le cinquantenaire de la Feria de Nîmes
: ce sera l'une des plus grandes fêtes d'Europe. Mais, il y a également
des manifestations moins connues : les week-end de la culture et les jeudis
de Nîmes en juillet et août où la municipalité
organise des expositions ainsi que des animations musicales. Tout cela,
conclut-il, permet de dynamiser le commerce nîmois et de créer
une parfaite harmonie ».