Concours du meilleur caviste
indépendant du monde francophone.
Vinexpo est comme chaque année fertile en évènements
et en découvertes de toutes sortes. Lors du Salon 2001 a eu lieu
la finale du concours du meilleur caviste indépendant, organisée
par la fédération Nationale des Cavistes Indépendants.
Classement des finalistes
1 Jean-Claude Boudot à Ferney-Voltaire
2 Philippe Cesco à Santander (Espagne)
3 Didier Deirieux à Nice
4 Marc Ragaine à Auxerre
Ouvert à tous les cavistes indépendants du monde, le concours
prévoyait que les candidats s'expriment en français, que ce
soit par écrit ou à l'oral. Très pointu et technique,
ce concours est destiné à mettre en évidence les compétences
oenologiques certaines des cavistes et la qualité de leur sens commercial.
Il s'est déroulé en deux parties bien distinctes, une écrite
qui servait de présélection et une orale qui départageait
les finalistes.
100 questions pour sortir du lot
La première partie du concours était un questionnaire de 100
questions pointues. Très techniques ces questions portaient sur tous
les sujets relatifs au vin et à la vigne, nécessitant parfois
pour y répondre un travail de recherche et d'approfondissement.
C'est ainsi que s'alternaient les classiques questions sur les cépages
entrant dans la composition de tel ou tel vin, avec celles relatives aux
températures de prise de mousse du champagne ou encore de questions
de culture générale... Il fallait consacrer un certain temps
au questionnaire et posséder une solide culture viti-vinicole pour
pouvoir répondre aux questions posées.
Les 8 finalistes retenus ont dû prendre quelques jours de congés
afin de réviser et d'être fin prêts pour la grande finale
à Vinexpo. Ce sont donc 7 hommes dont un espagnol et une femme qui
se sont retrouvés en lice pour la finale.
Une finale en plusieurs étapes
Face à un jury de grande qualité, les finalistes se sont affrontés
de 14 heures à 17 heures pour déterminer le meilleur d'entre
eux. Le jury était composé de 6 personnes sélectionnées
pour leurs compétences ou leur reconnaissance professionnelle. C'est
ainsi que l'on y retrouvait Philippe Faure-Brac, meilleur Sommelier du Monde,
Jean-Pierre Foucault, animateur et "candide", Diane Losfelt, viticultrice
du château de l'Engarran (AOC Côteaux du Languedoc), deux journalistes
spécialisés, Alain Laugier, de la "Revue des comptoirs" et
Karine Valentin de "Cuisine et vins de France", l'ensemble présidé
par Jean-Marc Avram, président de la F.N.C.I.
Séparée en trois parties distinctes, la finale était
publique et nombre de supporters de chaque candidat sont venus aider leur
poulain dans la bataille, mettant dans la salle une ambiance bon enfant
de bon aloi.
La première étape de cet après-midi fût la dégustation
en aveugle. Volontairement rapide, elle a de l'avis de tous les candidats
été très difficile car il fallait reconnaître
très vite les vins et passer ensuite au suivant. Mais tous les candidats
sont sortis avec les honneurs de cette épreuve digestive. Ils se
sont ensuite affrontés par groupe de 4 dans un quizz, suscitant parfois
l'hilarité en voulant répondre trop rapidement à certaines
questions. Là aussi, la profondeur des connaissances techniques et
commerciales des 8 finalistes a étonné plus d'un spectateur,
répondant en moins de 15 secondes sur des encépagements ou,
plus grand public, sur l'alcool préféré de James Bond
(le champagne Bollinger bien sûr!), voire même sur des prix
en euros (échéance du 1er janvier 2002 oblige!)...
Et c'est finalement avec un jeu de rôle entre les 4 derniers cavistes
sélectionnés et des clients particulièrement récalcitrants
que les épreuves se sont achevées : client pressé arrivant
avec une demande plus que floue à l'heure de la fermeture, client
cherchant un vin pour accompagner son morceau de musique classique préféré,
ou encore client demandant mordicus la seule bouteille qui n'est pas présente
dans le stock... A chaque fois, les candidats se sont montrés dignes
de leur commerce, faisant preuve d'une persuasion et d'un professionnalisme
à toute épreuve.
Un résultat serré
Dès 16 heures, sur 8, il n'en restait que 4, et c'est finalement
Jean-Christophe Boudot de Ferney-Voltaire dans l'Ain qui a été
élu. Il est d'ailleurs remarquable de constater que le deuxième
de ce concours était un candidat espagnol, Philippe Cesco qui a fort
vaillamment défendu les couleurs de son pays.
La profession de caviste, peu connue, est un métier à part
entière et fait appel à une compétence professionnelle
hors pair, qui demande une remise à jour régulière
et un suivi de l'actualité, qu'elle soit technique ou commerciale
que le simple consommateur n'imagine pas, le plus souvent...
Auriez-vous su répondre ?
Voici quelques questions du dossier de la présélection.
1 A partir de quel taux d'acide acétique un vin n'est-il plus
marchand ?
2 Quelles sont les communes qui peuvent rattacher leur nom après
l'appellation Coteaux du Layon ?
3 Quel est l'écrivain qui fût l'ambassadeur des Vins de Mâcon
?