M.Beauvallet
M.Beauvallet
« Qui dort, dîne »
au Capricorne(H**R**) à vendôme

Le Capricorne à Vendôme est dans la famille Beauvallet depuis 1930. Soucieux de développer un ensemble de services de qualité, les propriétaires du lieu ont su s'adapter aux nouvelles conditions d'exercice du métier. Aujourd'hui, les voici à la tête d'un hôtel qui saura répondre à la diversité des attentes d'une clientèle hétérogène.

Un hôtel dans la famille depuis 1930

Trente et une chambres, un restaurant deux étoiles et une brasserie... Qui aurait cru que cet hôtel de 1930, face à la gare de Vendôme, aux 17 chambres sans confort, se transformerait en un chaleureux lieu d'accueil, pourvu de 31 chambres équipées ? Il faut dire que Colette et Jean Claude Beauvallet n'ont guère ménagé leurs efforts.

Une carrière mouvementée

Rien ne prédestinait Jean Claude Beauvallet à tenir cet hôtel restaurant dans la vallée du Loir. En effet, né dans cet établissement tenu par son père depuis 1930, le patron part pour Saint Amand Montrond, au lycée hôtelier. A seize ans, M. Beauvallet quitte le centre de la France et se rend à Monaco où il travaillera pour la Société des Bains de Mer. Quelques années plus tard, c'est à Paris qu'on le retrouve, au sein de deux établissements de prestige : la Coupole et Chez Prunier (XVIème).
Rappelé à Monaco, il deviendra chef de cuisine. Il n'est alors âgé que de 22 ans. Durant son parcours monégasque, M. Beauvallet préparera des dîners de prestige, tels ceux du « gala de la Croix Rouge » et acquerra une expérience qui se révèlera fort utile.
Alors que sa carrière semble se tracer dans la Principauté monégasque, M. Beauvallet apprend la maladie de son père et retourne l'aider à Vendôme : « Ce n'était que pour un ou deux ans, pas plus. Pour moi, ma vie était à Monaco et je n'envisageais pas de revenir à Vendôme. C'était en 67. Et j'y suis encore. »

Pour le Capricorne, une modernisation nécessaire

Après avoir repris l'affaire, M. Beauvallet entreprend de moderniser et d'agrandir l'hôtel, y adjoignant un restaurant ainsi qu'une brasserie. Les chambres se multiplient, s'agrandissent, y gagnent en confort. Peu à peu, hôtel et restaurant se font une solide réputation.
Aujourd'hui, âgé de soixante ans, le patron peut contempler le fruit de son travail bien qu'il soit souvent en cuisine, formant son personnel à un travail de qualité. Au restaurant se succèdent des plats issus de son savoir-faire, où se croisent le foie gras frais du chef et la méridionale de Saint Jacques, où se côtoient un « Mer, terre, ciel » de langoustines, veau et canard ou un « audacieux » chèvre chaud au miel de lavande et une tombée de brebis des Pyrénées sur bouchées aux cerises noires, le tout accompagné d'une cave riche en vins de toute provenance, avec une prédilection pour les vins de Loire.
Sa clientèle ? Des habitués mais aussi beaucoup de personnes en voyage d'affaires et de touristes que son épouse et lui ont su fidéliser grâce à un accueil et des services de qualité mais aussi du fait de l'adéquation de ces services à l'hétérogénéité de la clientèle, notamment en termes de tarifs.

Rester isolé n'est plus possible

« Bien que l'on soit connus, nous avons tout de même besoin d'une structure où nous pouvons agir avec d'autres hôtels. On ne peut plus rester isolés aujourd'hui ». C'est pour cela que les époux Beauvallet sont référencés dans les guides Logis de France et Inter-Hôtel et participent à la diffusion de dépliants publicitaires présents dans les gares parisiennes. Dans cette logique, l'élaboration d'un site internet était nécessaire. « Ma femme s'occupe du site web. Et c'est vrai que cela a entraîné des retombées intéressantes et nous apporte un certain nombre de réservations, bien que sa tenue lui prenne du temps. Ainsi, on se fait connaître ».

Mais tout ne s'est pas fait sans difficulté : « il fallait avoir du courage en 1969 pour se lancer dans de tels travaux, pousser les murs et tout réorganiser. Et puis j'ai dû me faire un nom. Pour tenir cet établissement, il a été nécessaire d'être davantage qu'un hôtel : nous sommes peu à peu devenus « multi services », en proposant un service de traiteur pour les particuliers et les administrations dans un rayon de 40 kilomètres ».

Ainsi, les clés du succès du Capricorne tiennent-elles en quelques mots : qualité, accueil, diversification, modernisation et coopération. Qualité de l'hôtel, qualité des plats ; accueil diversifié selon les désirs des clients (brasserie, restaurant, salons privés) ; diversification avec un service de traiteur ; modernisation avec TV satellite, internet et coopération entre divers hôtels et restaurants de la vallée du Loir.

L'hôtel du Capricorne est un lieu de passage où l'on aimerait rester. La convivialité du patron, ses plats, l'accueil de son épouse au restaurant et le plaisir du travail bien fait, font de cet endroit un point de départ privilégié pour découvrir la vallée du Loir.
Fiche technique
Article
José Lagorce

« Qui dort, dîne »
au Capricorne(H**R**) à vendôme

Hôtel Le Capricorne
Mme et M. Beauvallet
8, boulevard de Trémault
Tél. : 02 54 80 27 00
Fax. : 02 54 77 30 63
Site web : hotelcapricorne.com
Archives
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