De jeunes ingénieurs
en agroalimentaire, la passion d’abord
Céline Wojtysek, Caroline Cazes, Maryline Venzal, <BR>Céline Guillot, et Linda Véraquin <BR>sont étudiantes en dernière année de l'ENSIA

Caroline Cazes, Céline Guillot, Maryline Venzal, Linda Véraquin et Céline Wojtysek sont étudiantes en dernière année de l'ENSIA.
Elles ont étudié ensemble la faisabilité d'un projet alimentaire innovant en participant brillamment à Trophelia, le trophée des innovations technologiques et alimentaires.
Elles ont créé les « pasta frutti » et ont remporté le trophelia d'or.






Céline Wojtysek



A 24 ans, Céline Wojtysek est étudiante en troisième année de l'ENSIA. Après son bac S, elle s'oriente vers une préparation BCPST (biologie, chimie, physique et science de la terre). Sa famille issue de l'agriculture lui donne l'envie de travailler dans le domaine alimentaire. A l'ENSIA de Massy, après deux années d'étude en tronc commun, elle choisit la spécialisation « science de l'aliment ». Elle approfondie la formulation, l'aspect recherche et développement des produits « ce qui m'intéresse c'est le fait d'innover, de créer de nouveaux produits, le côté culinaire également ». Elle est très satisfaite de son cursus « c'est une formation solide et complète ». A l'avenir, elle se voit en recherche et développement, quel que soit le produit alimentaire travaillé.
Céline a inventé avec son équipe un nouveau produit « le pasta frutti ». Le pasta frutti est un dessert. C'est un ravioli fourré aux fruits servi chaud, accompagné d'une sauce froide et sucrée et d'un élément de garniture à saupoudrer. « Nous l'avons décliné en trois parfums : fourrage poire, pâte vanillée sauce poire et copeaux de chocolat ; fourrage framboise, sauce vanille noisettes concassées et fourrage fruits exotiques, sauce mangue et copeaux de noix de coco.
La difficulté dans la réalisation de ce projet s'est centrée sur le transfert d'eau. Le fourrage de purée de fruits, est riche en eau et ne doit pas altérer la pâte du ravioli. Et lorsqu'on le coupe le ravioli ne doit pas s'écrouler mais rester consistant. J'ai donc essayé différentes concentrations ».
Le résultat est à la hauteur des espérances et Céline pourra sans aucun doute expérimenter d'autres créations alimentaires.

Maryline Venzal



Maryline a plus particulièrement approfondi la partie packaging-présentation du produit au sein de l'équipe. « La barquette de conditionnement du produit est thermoformée, operculée sous atmosphère protectrice.
Elle est compartimentée en 3 partie : la sauce, les raviolis fourrés et la garniture. Ce packaging permet de se positionner à la verticale sans que les éléments tombent . Un bandeau cartonné et cranté annonce le produit. Nous avons testé ce conditionnement auprès de 100 consommateurs potentiels et nous sommes restés sur cette création ».
Trophelia est une expérience riche pour Maryline « nous avons réalisé une étude très complète avant de proposer ce produit. Cela m'a permis d'approcher toutes les facettes de l'innovation. C'est un dossier mené de A à Z. C'est aussi un projet d'équipe qui nous a fédéré ».

Céline Guillot



Céline obtient un bac S à Guéret dans la Creuse puis obtient un DUT de génie biologique à Limoges. Elle fait partie des cinq premiers du DUT autorisés à passer le concours d'écoles supérieures en agroalimentaires. Elle réussit : « c'est une chance, j'ai toujours voulu travailler dans l'agroalimentaire et j'envisageais de devenir ingénieur ». A l'ENSIA, elle prend l'option science de l'aliment « pour effectuer des analyses sensorielles ou travailler dans le développement ».
Elle effectue son stage à Carrefour à la direction marchandise et marketing du Groupe, structure internationale « c'est très intéressant, il y a beaucoup d ‘échanges, j'étudie l'approche des différents pays européens par rapport à la consommation d'un produit ». Céline est une convaincue. Le produit qu'elle a développé avec son équipe à Trophelia l'a enthousiasmé : « Trophelia est une très belle expérience, c'est un travail en groupe, qui représente beaucoup d'investissement personnel, mais la satisfaction serait de le retrouver un jour dans les linéaires. Notre idée est bonne. Notre produit est naturel, original. je suis convaincue ».

Caroline Cazes



Caroline est celle qui dans l'équipe s'est tout naturellement tournée vers le marketing. Au sein de l'ENSIA de Massy, elle a choisi la spécialisation « gestion des entreprises industrielles », dans laquelle elle a suivi des enseignements en marketing, diagnostic, économie, études de consommation…. « cela m'a élargi les horizons. J'ai une base technique qui me permet par exemple de travailler également dans la logistique, gestion des approvisionnements ». Pour autant, elle se voit bien dans le conseil en marketing stratégique alimentaire.
Après son bac, elle effectue une année de préparation puis s'oriente vers un BTS analyse biologique à Toulouse, puis une formation post BTS qui l'a conduit ensuite à l'ENSIA. Cette jeune fille déterminée est ravie de son choix d'étude. Trophelia est également une expérience très riche pour elle : « ce qui m'a intéressé, c'est l'échange que j'ai eu avec différents interlocuteurs : cuisiniers, chef produit, consultant culinaire, des professionnels du packaging, des juristes.
C'est aussi un travail d'équipe, de recherche d'information. Il a fallu se remettre en question, maintenir une cohérence dans l'équipe, synchroniser le travail, un bon apprentissage en somme. C'est beaucoup d'investissement, par plaisir ».

Linda Véraquin



Après son bac technologique STLBGB (laboratoire) et une année de préparation en technologie bio à Paris, Linda hésite entre une carrière de vétérinaire ou l'agroalimentaire. Elle prend la seconde option et choisi l'ENSIA à Massy. Loin de regretter son choix, elle s'investit pleinement dans sa formation, et à Trophelia « c'est une formidable expérience, c'est une véritable démarche industrielle en entreprise ».
Linda s'est spécialisée en troisième année dans « les sciences de l'aliment », afin de travailler en Recherche et Développement et créer de nouveaux produits. Actuellement en stage au centre de recherche de Danone, elle développe les desserts, en analysant les contraintes des consommateurs, de la fabrication, du marketing, en interface avec les différents métiers. Et cela la conforte dans ses choix professionnels.

Ecole nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires
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Claire Morandeau
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