
Paul Bocuse
EDITO
Restaurateur est un métier agréable et qui nourrit bien son homme.
Il ouvre des portes : il permet à des jeunes d'être rapidement indépendants en ayant leur propre établissement ; il offre des opportunités de travail à l'étranger, et c'est un métier où il n'y a pas de chômage. Les conditions de travail y sont moins pénibles qu'avant, cela a bien changé.
Mais il faut travailler. C'est un métier manuel, qui nécessite une habileté.
Il s'apprend en apprentissage ou à l'école et surtout sur le tas. C'est un métier de compagnonnage où il faut mettre les produits en avant.
Les meilleurs chefs ne peuvent rien sans bons produits, le MOF et le Bocuse d'or, épreuves culinaire international qui aura lieu en janvier 2003, deux concours très difficiles résument bien cela.
Je suis un passionné, c'est sans doute ce qui fait mon succès.
Il faut aimer ce métier, aimer le contact, l'amour du travail bien fait, et transmettre aux générations futures.