
La famille François
Le Relais de Montigny
Le calme de la campagne et un accueil chaleureux à
quelques minutes du centre de RouenC'est sur les hauteurs de Rouen, capitale
régionale de la Haute-Normandie, que se situe Le Relais deMontigny,
hôtel restaurant tenu depuis peu par la famille François. Sa
situation privilégiée, qui allie la proximité du centre
ville au calme d'un paisible village entouré de vastes forêts,
attire une clientèle diverse et variée qui en repart immanquablement
séduite par la gentillesse et le professionnalisme des propriétaires.
Le Relais de Montigny
Rouen est une ville d'Histoire, qui draine de nombreux touristes, attirés
par ses maisons à colombages, ses multiples églises et sa
Cathédrale. C'est aussi une capitale économique, l'ancien
port maritime le plus important de France, qui, s'il ne peut plus prétendre
à ce titre, conserve une forte activité et a fédéré
le regroupement de nombreuses industries tout le long de la Seine. Le problème
de la ville de Rouen est d'être enclavée dans une vallée
encaissée. Cette situation génère un trafic dense et
enlève une grande partie de son charme à la ville. Aussi peut-il
être intéressant, après avoir visité la ville
ou réglé ses affaires, de s'en éloigner quelque peu
pour se restaurer et passer la nuit. Le Relais de Montigny jouit à
cet égard d'une situation exceptionnelle. A seulement sept minutes
du centre-ville, sur la route des abbayes normandes (St Martin de Boscherville,
St Wandrille, Jumièges), le village de Montigny est un véritable
havre de paix et de verdure, très loin de l'agitation du port autonome
et de ses raffineries. A cette situation particulière héritée
du site, les propriétaires ont su apporter une importante plus-value
qui tient en l'atmosphère familiale qu'ils sont parvenus à
recréer et en la haute idée qu'ils se font de leur métier.
L'art de recevoir
L'hôtellerie indépendante est un métier exigeant, "un
métier tentaculaire", reconnaît Mme François. En effet,
recevoir est un art et génère à ce titre des joies,
des plaisirs, mais aussi des contraintes. "Faire en sorte que les gens se
sentent bien, se sentent chez eux" n'est pas toujours chose facile. Répondre
à leurs demandes "parfois bizarres" - ce qui reste indispensable
dans une pleine logique de satisfaction du client - peut parfois être
l'occasion d'une remise en cause de ses propres principes, voire de sa culture.
Mme François cite ainsi l'exemple de certains touristes britanniques
- une clientèle qu'elle apprécie énormément
au demeurant - qui n'hésitent pas à commander une bière,
voire un soda, avec un menu gastronomique !
Après tout, si tel est leur plaisir, et même si cela choque
nos conceptions culinaires traditionnelles, l'important est qu'ils apprécient
leur repas ; ce qui, paradoxalement, n'aurait peut-être pas été
le cas avec un grand Bordeaux ! Plus généralement, être
hôtelier suppose d'avoir les idées larges. Il faut savoir être
très conciliant et être prêt à accepter "plein
de choses des gens, du simple fait que l'on va nécessairement s'immiscer
dans leur vie privée pour le temps qu'ils vont passer à l'hôtel".
De la même façon, l'hôtellerie indépendante suppose
une certaine prédisposition à être à l'écoute
de ses contemporains. "La qualité du rapport humain est essentielle",
en dépit "du caractère éphémère des relations".
Savoir prendre le temps de discuter au bar avec des gens dont on ne partage
pas forcément les opinions peut être aussi frustrant que ressentir
une réelle sympathie pour des clients que l'on sait que l'on ne reverra
sans doute jamais.
Un retour aux sources
Si pour Mme François la reprise en main du Relais de Montigny a été
l'occasion d'une remise en question professionnelle, avec la découverte
d'une activité qu'elle ne connaissait finalement que "de l'extérieur",
de par son travail et celui de son mari, pour M. François, au contraire,
il s'est agi à la fois d'un retour aux sources et de l'aboutissement
logique d'une démarche professionnelle entièrement vouée
à l'hôtellerie-restauration. Normand d'origine, natif du Pays
de Bray, M. François a saisi l'occasion de la conjonction de plusieurs
léments, dont le rachat de l'entreprise de sa femme et une volonté
commune de se lancer à leur propre compte, pour retourner en Normandie
afin d'y reprendre un établissement. Après neuf mois de recherches
et la visite d'une trentaine d'affaires sur toute la région, les
François ont fini par jeter leur dévolu sur Le Relais de Montigny,
dont ils sont devenus propriétaires en juillet 2000. Construit au
début des années 70, l'hôtel s'appelait initialement
l'Hôtel Atlas, avant d'être baptisé Relais de Montigny
en 1988. Un nom que M. François n'a pas souhaité modifier,
considérant qu'un changement d'enseigne aurait emporté plus
de désagréments que d'avantages.
Comprenant 22 chambres offrant tout le confort d'un trois étoiles
(téléviseur, salle de bain et balcon sur le parc), un salon,
un bar, trois salles de séminaire, un garage, un parking privatif,
un grand parc arboré et une salle de restaurant avec terrasse et
grandes baies vitrées donnant sur ledit parc, Le Relais de Montigny
mérite ses trois étoiles et ses trois cheminées. Référencé
aux Logis de France, Le Relais de Montigny est également reconnu
par de nombreux guides : Le Petit Futé, Le Petit Normand, le Bottin
Gourmand et bien entendu le Guide Michelin. Cette situation préexistait
à la reprise de l'affaire, mais, depuis l'arrivée des François,
d'importants travaux ont été engagés, de façon
à renforcer encore la qualité de l'établissement. La
literie vient ainsi d'être entièrement changée, tous
les lits traditionnels de 140 ayant été remplacés par
des literies de 160 sur 200, adaptées à tous les gabarits!
L'informatisation de l'établissement a également été
l'occasion de moderniser le système de facturation et d'installer
un standard Numeris pour l'accès à internet des clients munis
d'ordinateurs portables.
Pour toutes ces raisons cumulées, l'hôtel attire de très
nombreux clients, qu'il s'agisse de VRP bénéficiant d'une
soirée étape, d'hommes d'affaires ou de touristes (dont une
très forte proportion d'étrangers) visitant Rouen et ses environs.
La plupart du temps, les clients quels qu'ils soient demeurent deux ou trois
jours au maximum à l'hôtel. En dépit d'une formule offrant
la demi-pension, la clientèle reste en effet surtout de passage,
y compris parmi les habitués. A cette clientèle "traditionnelle",
il convient d'ajouter celle des séminaires. Bien équipé
et bien situé, Le Relais de Montigny accueille en effet de nombreuses
entreprises et associations de la région. Celles-ci disposent de
trois salles de travail équipées de tableaux, rétroprojecteurs
et autres paper boards et sont assurées de bénéficier
de tous les services annexes nécessaires : café d'accueil,
repas et collations diverses. Composé d'une solide équipe
de 10 personnes en tout, ouvert sept jours sur sept, l'établissement
ne ferme que du 23 décembre au 31 décembre midi. Il est donc
parfaitement possible d'y fêter le réveillon du Nouvel An,
mais aussi toute autre fête de famille, du baptême au mariage
en passant par la communion . M. François garantit alors la jouissance
d'une salle pouvant accueillir jusqu'à 80 personnes et surtout la
certitude d'une restauration de qualité.
Une vraie cuisine normande
Si en reprenant Le Relais de Montigny, M. François est devenu son
propre chef, il n'en a pas pour autant profité pour accéder
à ce titre en cuisine. Chef, il l'était déjà
depuis longtemps, et ce, au sein de certaines des plus grandes tables de
France. Diplômé de l'école hôtelière de
la rue de L'Avalasse à Rouen en 1980, M. François a ensuite
quitté sa Normandie natale pour partir faire ses classes à
Paris, d'abord à La Grande Cascade et au Bristol, où il fut
commis; puis, ensuite, au Royal Monceau et au Vernet où il fut respectivement
chef de partie, poissonnier-saucier, et adjoint au chef de cuisine. Vingt
années de carrière dans des établissements prestigieux
qu'il solda par une expérience tout aussi enrichissante, celle de
chef du laboratoire traiteur du Groupe Joulie.
Dès lors, on comprend mieux que la clientèle se presse, à
midi comme le soir, à la table du Relais de Montigny. 40 à
50 couverts en moyenne sont ainsi assurés à chaque repas,
pour une clientèle d'hommes d'affaires et de touristes en semaine
et une clientèle plus familiale le samedi et surtout le dimanche
midi. Pour satisfaire cette clientèle, aux exigences différentes,
M. François propose, outre le menu du terroir propre aux Logis de
France, un menu d'affaires qui change chaque jour, pour tenir compte des
clients qui reviennent plusieurs fois dans la semaine, et surtout un menu
normand qui mérite quelques explications.
Nous l'avons dit, M. François est Normand. C'est donc, en connaissance
de cause qu'il peut se permettre de proposer un menu typiquement régional,
qui vaut certes pour les plats servis, mais aussi pour les boissons proposées.
Outre une terrine de volaille, confiture d'oignons au Pommeau, une escalope
de veau sauce au cidre, un croustillant de pain d'épice et Neufchâtel
(fromage de la région) et un millefeuille craquant aux pommes, M.
François y sert un cidre brut pressé à la main, fourni
par un agriculteur du pays de Bray, qui laisse loin derrière tous
les cidres industriels présents sur le marché, et bien sûr
un Calvados fermier du même cru. Prévus en accompagnement du
menu normand et inclus dans le prix de ce dernier, ces breuvages typiques
sont bien entendu disponibles en accompagnement des autres mets proposés
par Le Relais de Montigny. S'agissant de ces derniers, la carte et les autres
menus changent tous les deux mois et dépendent des saisons, puisque
ne sont servis que des produits frais, travaillés au restaurant.
L'arrivée du printemps coïncide ainsi avec un carpaccio de haddock
et avocat aux tomates, un émincé d'artichauts et langoustines
rôties ou une salade d'asperges et saumon fumé pour les entrées,
que l'on complètera éventuellement d'un dos de cabillaud rôti,
crème de moules et persil ou d'un magret de canard aux deux poivres.
Pour ceux que rebuterait l'idée de s'en tenir au cidre, Le Relais
de Montigny dispose également d'une carte des vins très complète,
avec notamment une idée originale, celle des "orphelines de la cave",
qui permet à M. François de proposer quelques bouteilles dont
il ne possède plus que de rares exemplaires à des prix très
intéressants. A noter également, pour ceux qui n'y auraient
pas encore pensé, que tous les prix sont affichés en francs
et en euros; les prix nets en euros étant déjà prêts
pour l'échéance de 2002. On le voit, M. et Mme François
ne se sont pas improvisés hôteliers. Ils connaissent leur métier
et fourmillent d'idées novatrices pour le développer un peu
plus encore, toujours dans le même sens: être à l'écoute
du client. "La force de l'hôtellerie indépendante est en effet
de pouvoir garder un aspect humain, de pouvoir proposer à la clientèle
ce que les grands groupes n'ont pas toujours su garder: une âme et
un service adapté".
Une âme, Le Relais de Montigny en a une, de par son emplacement et
son histoire, mais aussi et surtout de par l'investissement sans faille
de ses propriétaires.